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« Salut tovarich ! » : la presse moqueuse ou triste pour Depardieu russe

Gérard Depardieu quittant sa maison, le 4 janvier, à Paris. AFP / KENZO TRIBOUILLARD

La presse française et européenne a accueilli hier dans la moquerie, avec parfois une note de tristesse, l’annonce de la citoyenneté russe accordée à l’acteur Gérard Depardieu et le soutien de celui-ci à la « grande démocratie » qu’il voit dans la Russie de Vladimir Poutine.


Le Figaro résumait bien hier la situation : « Quel film ! François Hollande n’avait sans doute pas prévu que son idée de taxer à 75 % les plus hauts revenus serait à l’origine d’un scénario au retentissement planétaire. » « Quelle tristesse tout de même, écrit quant à lui le journal Sud-Ouest, que de voir l’interprète de Cyrano, de Martin Guerre et du comte de Monte-Cristo sombrer dans une mauvaise histoire belge de gros sous, puis devenir l’obligé d’un autocrate en même temps qu’il est l’ami des dictateurs ! »


La Presse de la Manche, sur un ton moqueur et sous le titre « Salut tovarich ! », rappelle quelques vérités à l’acteur qui célèbre les libertés de la Russie de Poutine : « En devenant citoyen russe, Gérard Depardieu accède directement à la sublime beauté de ces espaces presque infinis et de totale liberté qu’est la Sibérie, du moins depuis l’époque révolue où des millions de Soviétiques étaient encore aux goulags, lorsque le colonel Poutine était alors au KGB. » Le Courrier Picard quant à lui rappelle que l’acteur s’est déjà fait remarquer pour son soutien à divers dictateurs et conclut : « Il n’était déjà pas glorieux de fuir son pays pour de médiocres raisons financières (et toutes relatives à l’heure où la crise frappe plus durement beaucoup de ses compatriotes). Il l’est encore moins de se voir soutenu par des autocrates. »


« L’ami des dictateurs » est également le titre du journal espagnol El Mundo, qui montre une photo de Depardieu aux côtés de Fidel Castro, tous deux hilares et attablés, l’acteur français portant une toque de chef et Fidel Castro étant littéralement plié en deux. En Allemagne, le journal Tagesspiegel publie un dessin représentant Depardieu en Obélix portant un menhir de billets de banque et de pièces de monnaie, accueilli par un Poutine sous les traits d’Astérix. Sous le titre « Quel cadeau », il reprend des critiques du philosophe et écrivain français André Glucksmann qui dit avoir « honte » pour Depardieu.

 

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Le Figaro résumait bien hier la situation : « Quel film ! François Hollande n’avait sans doute pas prévu que son idée de taxer à 75 % les plus hauts revenus serait à l’origine d’un scénario au retentissement planétaire. » « Quelle tristesse tout de même, écrit quant à lui le journal Sud-Ouest, que de voir l’interprète de Cyrano, de Martin Guerre et du comte de Monte-Cristo sombrer dans une mauvaise histoire belge de gros sous, puis devenir l’obligé d’un autocrate en même temps qu’il est l’ami des dictateurs...
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