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Campus

Jad Barrett, un inconditionnel mordu d’électro

Musique tonique qui fait bouger en deux trois mouvements, le son de Jad est un univers électronique regorgeant de créativité.
17/11/2012
Barrett est son nom. La trajectoire de sa musique, une longue histoire. Tout commence par l’achat d’une guitare d’occasion à l’âge de 14 ans, qui se prolonge par la formation d’un premier groupe. Grand fan de la musique grunge de Nirvana, ses influences vont alors des Pink Floyd aux Doors en passant par Led Zeppelin. Membre du groupe Magenta, Jad donne un premier concert à la Rabita el-Sakafiya de Tripoli, en hommage aux Pink Floyd. Il s’essaie à la batterie et réalise quelques compositions. Déjà, l’improvisation est au menu de sa musique, même s’il ne s’agit que de reprises. Après un BEP en production animale, il se lance dans l’entreprise familiale d’import-export. « Je n’ai pas poursuivi des études universitaires car je ne suis pas fait pour la théorie et je préfère la pratique », explique-t-il.

Du rock à l’électro
C’est en 2006, lors d’une soirée organisée dans la cave d’une maison abandonnée, que Jad découvre l’association Kaotik System, un collectif beyrouthin ayant pour but de faire découvrir différents styles de musique électronique produite au Liban. À l’âge de 20 ans, le musicien se familiarise avec Fruity Loops et Live Ableton, deux logiciels de séquenceurs, permettant la composition et l’arrangement. Puis, de collaborations en remix signés sur des labels proposés par d’autres artistes, Jad réalise deux vinyles et d’autres sorties digitales. Il signe son premier morceau sur le label Junky Robot Records de Noisebuilder à Paris et quelques autres morceaux sur des labels peu connus.

De collectif à solo
Très inspiré par des artistes comme Dilemn, Noisia ou encore Far Too Loud, c’est à Nîmes qu’il forme un groupe d’électro-jazz avec une configuration instrumentale composée de guitare, bass, saxophone, trompette, scratch, Live Ableton, et accompagnée occasionnellement d’un batteur. Après quelques performances, il décide de se lancer en solo. « Chaque musicien avait sa propre vision et ce n’était plus possible de travailler ensemble. Le fait d’être dans un groupe, c’est un peu comme être dans un couple... » confie le jeune artiste.
En 2012, Jad sort deux disques noirs sur le label underground français Phonon Records qui font la meilleure vente chez le distributeur parisien Toolbox Records. S’il fait quelques collaborations artistiques, Jad préfère généralement travailler en solo. D’ici à la fin de l’année, il prévoit de signer une dizaine de morceaux.


Pour découvrir la musique de Jad Barrett, cliquez ici

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