Les lustres relèvent du Petit Trianon et les lampes roses tamisées des alcôves d’une maison galante de la Belle Époque. Quant au maître d’hôtel en gilet rayé qui vous accueille à l’entrée, il vous demande avec hauteur si vous avez une réservation alors que la salle, à près de 22 heures, est encore désespérément vide.
Une musique italienne sirupeuse est censée « mettre de l’ambiance » à grand coups de « O Capito que ti amo » et de « Amor, Amor », mais a pour seul effet de donner aux lieux une atmosphère de gargote sicilienne.
Alors que des serveurs obséquieux s’affairent, à dix, pour vous verser de l’eau en vous brandissant sous le nez menu, carte de vins et liste des « dolce della casa », vous songez à demander à l’aide un traducteur assermenté.
En effet, le menu est en italien, et vous ne savez plus très bien ce que sont les funghi sans compter que vous confondez carciofi et spinacchi.
Appelé à l’aide, un garçon, l’air plus dégourdi que les autres, récite à une vitesse folle, dans un italien épouvantable, une liste inouïe de plats qui ont tous l’air d’être des « carpaccio » ou des « saltimbocca » de quelque chose… Perdus, vous optez pour l’un d’eux, au hasard... qui s’avère être du simple veau roulé, à peine cuit.
Quant aux légumes qui l’accompagnent, ils ont visiblement succombé à la mode pseudo-écolo du semi-cru et craquent désagréablement sous les dents. Vous vous rabattez sur la poétique « frescura di primavera del giardino ». Malheur à vous ! C’est la bête salade laitue-tomates-concombres que vous sert votre fidèle Soma tous les midis.
Vous renoncez à la « Gelati di frutti alla limoni » que vous soupçonnez d’être une banale glace industrielle et vous demandez la note… astronomique mais qui, contrairement au menu, a le mérite de la clarté.
Madonna ! Madonna !
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Une musique italienne sirupeuse est censée « mettre de l’ambiance » à grand coups de « O Capito que ti amo » et de « Amor, Amor », mais a pour seul effet de donner aux lieux une atmosphère de gargote sicilienne.
Alors que des serveurs obséquieux s’affairent, à dix, pour vous verser de l’eau en vous brandissant sous le nez menu, carte de vins et liste des « dolce della casa », vous songez à demander à l’aide un traducteur assermenté.
En effet, le menu est...


- - L'article ne nous dit pas dans quelle ville se trouve ce restaurant ni ne nous donne son nom , une chose est certaine et selon ce qu'on lit , il doit se trouver au pays d'Alice avec toutes ces merveilleuses merveilles que mentionne si bien l'ateur Nada Nasser Chaoul , qu'il doit appartenir à un fils à papa bien de chez nous qui n'a jamais mis les pieds dans un Italien ou une cuisine Italienne ... Bref , qui n'a rien a voir avec la restauration et surtout pas avec celle si spéciale et si compliquée transalpine qui n'appartient qu'à ses fils .. Que peut-on lui dire d'autre que Tintarella di Luna .. Alors la , ça s'impose en chantant ..
13 h 06, le 03 juin 2012