Les journaux annonçaient il y a quelque temps un incident malheureux qui donne à réfléchir.
Nous nous enorgueillissons de notre système bancaire et nous rêvons de faire de notre pays un centre financier pour toute la région. Nous sommes-nous jamais demandé si nous avons les moyens de nos ambitions ? Si l'on entre dans les détails des procès, surtout financiers, il y a lieu de s'interroger sur l'existence ou non de garde-fous pour protéger et assainir rapidement les conflits susceptibles de surgir.
On annonce pompeusement dans la presse des applications du « risk management » dans nos banques. Mais existe-t-il une seule autorité capable de suivre intelligemment les dossiers nés de la mauvaise application des règles du risk management pour tranquilliser concrètement les déposants dans nos banques locales ?
Quand des décisions judiciaires pénales sont prises à l'encontre de n'importe quel organisme financier à caractère public (ayant des dépôts du public), y a-t-il un organisme de contrôle qui intervient promptement et efficacement pour régler le problème avant d'exhiber et d'étendre tout le linge sale en public ?
On a vu où un procès, qui dure depuis huit ans (comme annoncé dans la presse), a abouti. Ne faudrait-il pas que les tribunaux adéquats se saisissent de tels dossiers et les règlent rapidement, dans l'efficacité et la discrétion, avant que les informations ne tombent dans le domaine du public ?
On se targue, à force de publicité, de dire que notre secteur bancaire est l'épine dorsale de notre pays. Peut-on nous prouver le sérieux de cette annonce qui, je le crains, ne soit que de la poudre aux yeux ?
Pour conclure, je crains qu'il n'y ait d'autres affaires à connotation douteuse susceptibles d'ébranler notre dernier secteur qui, je l'espère, est toujours intact, comme on veut bien nous le faire croire ; surtout que les bénéfices qui sont annoncés pompeusement dans les journaux gonflent à qui mieux mieux et ne sont en fait qu'un impôt imposé de force à toute la population, qui devient assujettie à un diktat, du fait de l'impossibilité croissante de pouvoir recevoir son salaire sans avoir un compte en banque avec toute la panoplie des charges qui accompagnent chaque compte et non chaque client.

