Cinéma

« Le Fugitif »

Entre parenthèses
27/08/2009
Les prisons ont toujours fasciné les spectateurs ainsi que les cinéastes. Sujet d'actualité, surtout au Liban où la prison de Roumieh évoquerait quelque peu Alcatraz, c'est surtout la série télévisée Prison Break, qui a cartonné en quatre saisons, remettant le sujet à l'ordre du jour. Retour derrière les barreaux.   
En 1995, Murder In the First, interprété par Christian Slater et Kevin Bacon, représentait la prison comme un lieu de tortures. Inspiré d'un vrai récit, c'est l'histoire d'Henry, un petit délinquant envoyé à Alcatraz dans les années 30. Après une tentative d'évasion ratée, il est placé trois ans en cellule d'isolement, alors que le temps réglementaire y est de 19 jours maximum. Il en sort à moitié fou et décidé à se venger de celui qui l'a trahi.
Si Papillon (1973), avec Steve McQueen et Dustin Hoffman, parle également d'injustice, il illustre par contre une évasion réussie. Ce film inspiré de faits réels raconte l'histoire d'Henri « Papillon » Charrière, un malfrat jugé à tort pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Condamné à vie dans une prison d'une colonie française, le bagne de Cayenne, Papillon n'a qu'une seule idée en tête : s'évader.
Une autre grande évasion qui a marqué l'histoire et l'écran c'est The Great Escape (1963). Cette  prison stalag qui a fait de Steve McQueen une légende.
Durant la Seconde Guerre mondiale, des officiers alliés récidivistes de l'évasion sont prisonniers et surveillés étroitement dans un stalag. Malgré cela, ils préparent une évasion massive.
Clint Eastwood incarnera aussi, en 1979, un roi de l'évasion dans  Escape from Alcatraz. Alcatraz, cette prison de légende située sur une île de laquelle on ne s'évade pas ! Du moins officiellement. Encore une histoire vraie où Morris, en 1960, est écroué et transféré au célèbre pénitencier construit sur un piton rocheux face à la côte. Il réussira, une nouvelle fois avec deux complices, à s'évader de la prison la plus surveillée des États-Unis.
Et qui ne se souvient de Shawshank Redemption en 1994 avec Morgan Freeman et Tim Robbins, où une grande amitié va naître derrière les barreaux et qui se terminera par une merveilleuse recherche de la liberté ?
Pour American History X (1999), la prison rime avec rédemption. À travers l'histoire d'une famille américaine, ce film tente d'expliquer l'origine du racisme et de l'extrémisme aux États-Unis. Il raconte l'histoire de Derek (Edward Norton), aux idées racistes, qui commet un double meurtre entraînant son jeune frère dans la spirale de la haine. Seule la prison calmera sa haine et lui servira de leçon.
Alors que Dead Man Walking (1995) mènera carrément à la mort...et à l'Oscar. Puisque Susan Sarandon, qui incarne une religieuse dévouée, va accompagner jusqu'à sa mort un condamné à la peine capitale interprété par Sean Penn.
Dans tous ces cas, l'incarcération est un milieu morbide et pathétique, synonyme d'enfer. C'est ce que nous montre Midnight Express (1978) d'Alan Parker, avec Brad Davies.
Terme employé par les prisonniers turcs pour désigner l'évasion, le « midnight express » est inspiré de l'aventure vécue par le jeune étudiant Billy Hayes, qui a été arrêté à l'aéroport d'Istanbul, en juin 1970, pour avoir tenté de faire passer en fraude cinq livres de haschisch. Condamné à vie, il est parvenu à s'évader en 1975.
Du comte de Monte Cristo à Harrison Ford, en passant par David Jenssen, alias Dr Richard Kimble, rien n'a changé sauf la magie.  Alors qu'attendons-nous pour nous évader aussi ? Au cinéma, je veux dire...

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