Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - point actu

Le point à 14h : trois Saoudiens tués par les houthis, réunion sur les pénuries d'électricité au Liban, le Nobel de la paix à une juriste en croisade contre les génocides

Alors que le Yémen et l'Arabie saoudite sont au coeur des tensions au Moyen-Orient, notre tour de l'actualité de ces dernières heures revient également sur le prix Nobel de la paix, les attaques israéliennes au Liban-Sud et une déclaration de l'Iran sur les négociations.

Le point à 14h : trois Saoudiens tués par les houthis, réunion sur les pénuries d'électricité au Liban, le Nobel de la paix à une juriste en croisade contre les génocides

Capture d'écran d'une vidéo montrant un combattant des forces yéménites gouvernementales opérant une mitrailleuse sur une camionnette, dans le district de Hayfan, au sud de Taëz, le 8 octobre 2026. Photo AFPTV / AFP

L'info du jour

Le bilan des frappes des houthis sur Riyad continue de grimper, avec la mort de trois personnes annoncées par l'autorité de l'aviation saoudienne vendredi matin, après des attaques la veille sur l'aéroport de la capitale. Des installations de l'aéroport ainsi qu'un avion de Saudia ont été touchés, la compagnie nationale saoudienne indiquant qu'un de ses pilotes avait été tué dans un « incident » survenu à l'aéroport international du roi Khaled. La tension continue de monter, et Riyad ne semble pas prêt de céder face aux houthis. Une source régionale a déclaré à l'AFP que l'Arabie saoudite « exclut » tout « cessez-le-feu » tant que les forces gouvernementales yéménites, qu'elle soutient, n'auront pas récupéré les territoires dont se sont emparés récemment les houthis, notamment autour du détroit de Bab el-Mandeb. Selon cette source, le royaume wahhabite, qui a sollicité l'aide de plusieurs de ses partenaires dans la région, a également affirmé qu'il ne cédera pas au « chantage militaire » des miliciens pro-iraniens.

Pourquoi c'est important

La reprise du conflit entre les houthis et l'Arabie saoudite est devenu le principal front dans une guerre régionale qui dure depuis fin février et est déjà marquée par une montée des tensions ces dernières semaines au Moyen-Orient. Dans ce cadre, le président iranien a réitéré que les négociations avec Washington, au point mort, ne peuvent réussir qu'en l'absence de « pression et de menace ».

Le refus de Riyad de concéder une trêve aux houthis fait peser le risque d’une escalade durable au Yémen et sur le territoire saoudien, susceptible de mettre sous pression les partenaires du royaume, notamment la Syrie et les pays associés à l’Alliance de La Mecque (Arabie, Pakistan et Turquie), pour apporter leur soutien à Riyad tout en prenant en compte leurs propres intérêts stratégiques.

Outre l'impact direct du conflit sur l'Arabie, déjà bombardée à de nombreuses reprises par l'Iran depuis fin février, les frappes et menaces des houthis sur les installations pétrolières saoudiennes ajoutent également une couche de pression sur les marchés des hydrocarbures, déjà sous tension avec la fermeture des routes maritimes stratégiques dans les détroits d'Ormuz et de Bab el-Mandeb.

Ce sur quoi il faut garder un oeil

Se dirige-t-on vers une solution pour la crise de l'électricité au Liban ? Une réunion devait avoir lieu dans la journée de vendredi sur ce dossier qui, en plus d'affecter la vie des habitants du Liban avec un rationnement toujours plus drastique des heures de courant fourni par l'État, a provoqué des tensions au sein du gouvernement. Mardi, le ministre de l'Énergie, Joe Saddi, qui fait partie de la quote-part des Forces libanaises (FL), avait annoncé qu'il suspendrait sa participation au Conseil des ministres, en signe de protestation contre le manque de moyens fournis à son ministère pour trouver une solution aux pénuries. Mercredi, M. Saddi avait été reçu par le président, Joseph Aoun, et le Premier ministre, Nawaf Salam, pour évoquer le dossier et annoncé une réunion spéciale sur le sujet vendredi. Jeudi, M. Saddi, qui n'a effectivement pas participé à la réunion du cabinet à Baabda, s'était entretenu avec le nouveau président du conseil d'administration d'Electricité du Liban (EDL), Nassib Nasr, et évoqué une éventuelle remise en service des centrales de Zouk Mosbeh (Kesrouan) et Jiyé (Sud), actuellement à l'arrêt, qui permettrait d'assurer 1h30 de courant par jour pendant six semaines.

Selon des informations de presse, Nawaf Salam aurait également répondu favorablement à une demande du ministre Saddi d'obtenir le règlement d'une partie des sommes dues et des arriérés des administrations publiques à EDL, ce qui permettrait l'achat de carburant pour faire fonctionner les différentes unités de production. Le chef des FL, Samir Geagea, est longuement revenu sur le dossier de l'électricité lors d'un événement avec des partisans jeudi soir, estimant qu'il s'agit d'une question « qui ne peut être traitée comme un problème technique passager ». Si le Liban pâtit de pénuries chroniques de courant, compensées par le recours à des générateurs privés, chers et polluants, et une suite de solutions transitoires (comme la location pendant des années de navires-centrales), la crise s'est aggravée avec la hausse des prix des ressources énergétiques, des derniers mois, en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Dans le reste de l'actualité

  • Le prix Nobel de la paix a récompensé la juriste sud-africaine Navi Pillay « pour ses efforts pour promouvoir la paix et le droit international ». Âgée de 85 ans, Navi Pillay a notamment présidé la commission d'enquête indépendante de l'ONU qui a accusé Israël de commettre un génocide dans la bande de Gaza. « La lauréate de cette année a joué un rôle déterminant pour garantir que les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide fassent l'objet de poursuites judiciaires », a indiqué le comité Nobel dans un communiqué, qui a salué son « courage » et « intégrité » exceptionnels.
  • La quasi-totalité de la population de Gaza, soit près de deux millions de personnes, est encore dépourvue d'abris adaptés avant l'arrivée de l'hiver, a alerté l'ONU, réclamant un accès pour l'acheminement de l'aide.
  • Un général israélien est mort dans un « accident opérationnel » dans le sud du Liban occupé, a annoncé l'armée israélienne jeudi soir, tandis que des médias ont souligné qu'il était décédé dans un accident routier, au cours duquel le véhicule de type « Hummer » qu'il conduisait s'est renversé. Trois autres militaires ont été blessés dans l'incident. Les frappes et tirs d'artillerie se poursuivent en parallèle sur plusieurs secteurs de la zone d'occupation, selon les informations de notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah, tandis qu'une force israélienne a avancé vers la « zone pilote » de Zaoutar el-Gharbiyé.


Nos recommandations de lecture


L'info du jour Le bilan des frappes des houthis sur Riyad continue de grimper, avec la mort de trois personnes annoncées par l'autorité de l'aviation saoudienne vendredi matin, après des attaques la veille sur l'aéroport de la capitale. Des installations de l'aéroport ainsi qu'un avion de Saudia ont été touchés, la compagnie nationale saoudienne indiquant qu'un de ses pilotes avait été tué dans un « incident » survenu à l'aéroport international du roi Khaled. La tension continue de monter, et Riyad ne semble pas prêt de céder face aux houthis. Une source régionale a déclaré à l'AFP que l'Arabie saoudite « exclut » tout « cessez-le-feu » tant que les forces gouvernementales yéménites, qu'elle soutient, n'auront pas récupéré les territoires dont se sont emparés...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut