De la fumée et des flammes au-dessus de l'aéroport du Roi Khaled à Riyad, le 8 octobre 2026. Photo Social Media/via REUTERS
Le bilan des frappes des houthis sur Riyad continue de grimper, avec la mort de trois personnes annoncées par les autorités saoudiennes vendredi matin, après des attaques jeudi sur l'aéroport de la capitale.
« Les attaques ont entraîné la mort de trois citoyens saoudiens », a indiqué cet organisme, précisant que les frappes avaient visé des installations de l'aéroport ainsi qu'un avion de la compagnie nationale Saudia. Cette dernière a indiqué qu'un de ses pilotes avait été tué et un de ses avions endommagé jeudi. C'est avec une profonde tristesse que Saudia annonce le décès du commandant de bord Hamoud Ali Alkalthami », a indiqué la compagnie nationale saoudienne dans un communiqué, évoquant un « incident » survenu à l'aéroport international du roi Khaled.
Un nouveau front de la guerre au Moyen-Orient s'est rouvert en juillet, opposant les rebelles yéménites pro-iraniens aux forces gouvernementales et à l'Arabie saoudite, qui les soutient. Face aux avancées des rebelles autour du détroit de Bab el-Mandeb, les forces soutenues par Riyad ont lancé une contre-offensive pour récupérer des territoires, avec une couverture aérienne saoudienne. Les combattants pro-iraniens ripostent en ciblant des installations pétrolières du royaume saoudien, premier exportateur mondial de brut, et ont appelé jeudi le personnel de ces sites à partir. Ces derniers jours, la pression s'est également accentuée sur les infrastructures aéroportuaires. Mercredi, les autorités aériennes avaient déjà déploré trois morts et des dizaines de blessés après des attaques sur deux aéroports du pays.
Face à cette escalade d'ampleur inédite, l'Arabie saoudite « exclut » dans l'immédiat une trêve avec les houthis, a indiqué à l'AFP une source régionale. Riyad écarte tout « cessez-le-feu » tant que les forces gouvernementales yéménites, qu'elle soutient, n'auront pas récupéré les territoires dont se sont emparés récemment les houthis. L'Arabie saoudite ne cèdera pas au « chantage militaire » des combattants pro-iraniens, a ajouté cette source sous couvert d'anonymat.
