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Moyen-Orient - Analyse

La diplomatie « zéro problème » de Chareh se heurte (déjà) à ses limites

Après les fuites sur une rencontre avec le Hezbollah, Damas semble de nouveau embarrassé par la demande saoudienne d’envoyer des combattants syriens au Yémen.

La diplomatie « zéro problème » de Chareh se heurte (déjà) à ses limites

Le président syrien, Ahmad el-Chareh, s’entretient à Riyad avec le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, le 6 octobre 2026. Photo SPA

Le modèle semble simple sur le papier. Être l’ami de tout le monde après avoir débarrassé la région d’un régime qui, même pour ses propres alliés, devenait une nuisance. Jusqu’à récemment, la diplomatie « zéro problème » prônée par Ahmad el-Chareh depuis son arrivée au pouvoir en Syrie semblait bien fonctionner. Le pays a normalisé ses relations avec la Russie tout en se positionnant comme allié des États-Unis, a noué d’excellents rapports avec tous les pays arabes et la Turquie et a engagé un processus diplomatique de désescalade avec Israël. Si l’Iran faisait figure de seule exception dans cette vision très pragmatique de la diplomatie syrienne, le passif entre les deux pays étant bien trop lourd, Chareh s’abstenait toutefois de provoquer la République islamique. Toutefois, ce modèle est de plus en plus mis à mal par les réalités...
Le modèle semble simple sur le papier. Être l’ami de tout le monde après avoir débarrassé la région d’un régime qui, même pour ses propres alliés, devenait une nuisance. Jusqu’à récemment, la diplomatie « zéro problème » prônée par Ahmad el-Chareh depuis son arrivée au pouvoir en Syrie semblait bien fonctionner. Le pays a normalisé ses relations avec la Russie tout en se positionnant comme allié des États-Unis, a noué d’excellents rapports avec tous les pays arabes et la Turquie et a engagé un processus diplomatique de désescalade avec Israël. Si l’Iran faisait figure de seule exception dans cette vision très pragmatique de la diplomatie syrienne, le passif entre les deux pays étant bien trop lourd, Chareh s’abstenait toutefois de provoquer la République islamique. Toutefois, ce modèle est de plus...
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