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Dernières Infos - Guerre Au Moyen-Orient

Les négociations avec Washington ne peuvent réussir qu'en l'absence de « pression et de menace », affirme l'Iran


Des navetteurs passent en moto devant un panneau anti-américain faisant référence au président des États-Unis et au détroit d'Ormuz, installé sur un immeuble à la place Valiasr à Téhéran, le 10 mai 2026. Photo ATTA KENARE / AFP

Les négociations entre Téhéran et Washington ne pourront réussir qu'en l'absence de « pression et de menace », a affirmé vendredi le président iranien, Massoud Pezeshkian, lors d'un sommet régional au Turkménistan.

« Le dialogue n'a de sens et n'a une chance de réussir que s'il repose sur le respect mutuel et des engagements réciproques, et s'il est exempt de toute pression et de toute menace », a-t-il déclaré dans un discours au sommet de la Communauté des États indépendants (CEI). « Une négociation menée sous la menace de la force n'est pas une négociation », a souligné le président iranien, estimant que les sanctions contre son pays portaient aussi préjudice « au commerce, (...) à l'énergie et à l'ordre dans la région ».

Lundi, Massoud Pezeshkian avait assuré que négocier avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre déclenchée en février par des frappes israélo-américaines n'avait « aucun sens », qualifiant Washington d' »ennemi qui pratique quotidiennement les assassinats, les sanctions, pressions, et qui ne tient pas ses engagements ».

Plus de sept mois après les premières frappes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, les pourparlers entre Washington et Téhéran semblent dans l'impasse. Malgré la conclusion d'un cessez-le-feu en avril, la signature d'un protocole d'accord en juin et des échanges en marge de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre, les États-Unis et l'Iran continuent de s'opposer sur le stratégique détroit d'Ormuz, proférant régulièrement des menaces de nouvelles frappes.

Des responsables américains et iraniens s'étaient rencontrés fin septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, avant que l'Iran ne propose un plan pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, en échange notamment de la levée des sanctions économiques américaines à son encontre. Donald Trump a rejeté cette proposition, mais laissé la porte ouverte à la poursuite de négociations indirectes, sans exclure la reprise ultérieure de frappes sur l'Iran. Dans le même temps, Washington a renforcé sa guerre économique contre Téhéran, imposant de nouvelles sanctions contre son secteur aérien.

Sur le terrain, une accalmie a été observée ces dernières semaines : les États-Unis n'ont pas frappé l'Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d'Ormuz.

Les négociations entre Téhéran et Washington ne pourront réussir qu'en l'absence de « pression et de menace », a affirmé vendredi le président iranien, Massoud Pezeshkian, lors d'un sommet régional au Turkménistan. « Le dialogue n'a de sens et n'a une chance de réussir que s'il repose sur le respect mutuel et des engagements réciproques, et s'il est exempt de toute pression et de toute menace », a-t-il déclaré dans un discours au sommet de la Communauté des États indépendants (CEI). « Une négociation menée sous la menace de la force n'est pas une négociation », a souligné le président iranien, estimant que les sanctions contre son pays portaient aussi préjudice « au commerce, (...) à l'énergie et à l'ordre dans la région ».Lundi, Massoud Pezeshkian avait assuré...