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Baarini : Si le cheikh Assir ne bénéficie pas de l'amnistie générale, je retire ma signature


Baarini : Si le cheikh Assir ne bénéficie pas de l'amnistie générale, je retire ma signature

Des pneus incendiés à Saïda, lors d'affrontements entre salafistes, présumément menés par le cheikh Ahmad el-Assir, et des militaires libanais, le 23 juin 2013 au Liban-Sud. Photo d'archives Ibrahim Chalhoub/AFP

Le député sunnite du Akkar, Walid Baarini, a affirmé jeudi lors d'un entretien à la radio « la Voix du Liban » qu'il retirerait sa signature de la proposition de texte de loi d’amnistie générale, adoptée mardi par les commissions mixtes, si le cheikh salafiste Ahmad el-Assir ne bénéficait pas de l'amnistie.

Le dossier du cheikh, emprisonné depuis 2015 après avoir été notamment accusé d’avoir tué des soldats de l’armée libanaise lors de la bataille de Abra (Saïda) en juin 2013, est l'un des plus épineux dans les discussions parlementaires autour de la loi. Les députés sunnites sont accusés de vouloir adopter une loi taillée à la mesure du cheikh Assir.

Walid Baarini a souligné que « le cœur du sujet réside dans le dossier du cheikh Ahmad el-Assir et de personnes dont les dossiers sont similaires au sien ». Il a insisté sur « la nécessité de régler le dossier des islamistes, ou alors d’annuler totalement l’amnistie générale pour tout le monde et de reprendre des procès équitables, car certaines personnes sont lésées », indiquant que « durant les discussions, si Assir ne bénéficie pas de l’amnistie générale, alors nous revenons au point de départ ». Il a annoncé qu’il « retirera sa signature si l’amnistie générale n’aboutit pas au résultat escompté », refusant « d’être un faux témoin face à l’injustice ».

Le cheikh Assir avait été condamné à la peine capitale le 28 septembre 2017 pour les affrontements de Abra, qui ont fait 29 morts, dont 18 soldats libanais et 11 miliciens. Le sulfureux prédicateur islamiste affirmait à l'époque des affrontements --marquée par l'entrée du Hezbollah dans la guerre civile syrienne aux côtés du régime Assad-- défendre les sunnites contre ce qu'il percevait comme la cinquième colonne iranienne au Liban, le Hezbollah, et voulait, lui aussi, développer un arsenal pour créer un « équilibre de force » avec le parti-milice. « Il y avait une partie bien précise qui exerçait un contrôle et une domination et qui a réussi à faire prononcer des jugements injustes, mais il faut faire appel à la conscience et revoir les calculs », a dit M. Baarini, dans une claire allusion au Hezbollah, accusé par les défenseurs du cheikh Assir d'avoir pris part aux affrontements à Abra, et d'avoir eu une influence sur le tribunal militaire ayant prononcé la peine contre le cheikh. « Peut-on nier que les jugements précédents visaient les sunnites parce qu’ils faisaient obstacle au système iranien et à d’autres ? », a encore lancé le député du Akkar.

Alors que la communauté sunnite juge le texte de loi en « injuste » en l'état, le président du Parlement, Nabih Berry, a annoncé mercredi que la séance plénière du Parlement, qui devait adopter le texte, a été reportée « à une date ultérieure placée sous le signe du consensus ».

Le député sunnite du Akkar, Walid Baarini, a affirmé jeudi lors d'un entretien à la radio « la Voix du Liban » qu'il retirerait sa signature de la proposition de texte de loi d’amnistie générale, adoptée mardi par les commissions mixtes, si le cheikh salafiste Ahmad el-Assir ne bénéficait pas de l'amnistie.Le dossier du cheikh, emprisonné depuis 2015 après avoir été notamment accusé d’avoir tué des soldats de l’armée libanaise lors de la bataille de Abra (Saïda) en juin 2013, est l'un des plus épineux dans les discussions parlementaires autour de la loi. Les députés sunnites sont accusés de vouloir adopter une loi taillée à la mesure du cheikh Assir.Walid Baarini a souligné que « le cœur du sujet réside dans le dossier du cheikh Ahmad el-Assir et de personnes dont les dossiers sont...