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Politique - Focus

Pourquoi les affrontements de Abra reviennent sur le devant de la scène

Le dossier est ravivé à l'heure où les nouvelles autorités syriennes négocient avec Beyrouth la libération de leurs ressortissants.

Pourquoi les affrontements de Abra reviennent sur le devant de la scène

Des pneus incendiés à Saïda, lors d'affrontements entre salafistes et militaires libanais, le 23 juin 2013 au Liban-Sud. Photo d'archives Ibrahim Chalhoub/AFP

La roue tourne. L'affaiblissement considérable du Hezbollah, concomitant à la légitimation d'un pouvoir en Syrie issu de l'islamisme sunnite, remet sur le devant de la scène un épisode douloureux de l'histoire contemporaine du Liban : les affrontements de Abra en juin 2013, dans la région de Saïda (Liban-Sud), ayant opposé des salafistes menés par le cheikh libanais Ahmad el-Assir à l'armée libanaise. Forts de la chute du régime Assad en décembre dernier, les islamistes sunnites – alors que le nouveau pouvoir en Syrie négocie avec Beyrouth la libération de ses ressortissants qu'il perçoit comme injustement emprisonnés durant la guerre civile syrienne – accusent (à nouveau) le Hezbollah d'avoir participé aux combats à Abra, voire de les avoir initiés.Pour Karim el-Mufti, chercheur en sciences politiques,...
La roue tourne. L'affaiblissement considérable du Hezbollah, concomitant à la légitimation d'un pouvoir en Syrie issu de l'islamisme sunnite, remet sur le devant de la scène un épisode douloureux de l'histoire contemporaine du Liban : les affrontements de Abra en juin 2013, dans la région de Saïda (Liban-Sud), ayant opposé des salafistes menés par le cheikh libanais Ahmad el-Assir à l'armée libanaise. Forts de la chute du régime Assad en décembre dernier, les islamistes sunnites – alors que le nouveau pouvoir en Syrie négocie avec Beyrouth la libération de ses ressortissants qu'il perçoit comme injustement emprisonnés durant la guerre civile syrienne – accusent (à nouveau) le Hezbollah d'avoir participé aux combats à Abra, voire de les avoir initiés.Pour Karim el-Mufti, chercheur en...
commentaires (3)

Notre état a toujours été incapable de négocier la libération de ses compatriotes prétextant l’impuissance. Il se trouve actuellement en position de force mais se comporte toujours comme le faiblard qui n’a pas les moyens de ses exigences. Qu’on libère les voyous syriens sous conditions et que notre état se concentre sur la condamnation, de la manière la plus sévère que la loi lui procure, de tous les voyous locaux vendus qui ont du sang libanais et en l’occurrence celui de nos soldats sur les mains, pour l’exemple. On se perd en conjectures comme d’habitude pour noyer le poisson.

Sissi zayyat

09 h 59, le 30 octobre 2025

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Commentaires (3)

  • Notre état a toujours été incapable de négocier la libération de ses compatriotes prétextant l’impuissance. Il se trouve actuellement en position de force mais se comporte toujours comme le faiblard qui n’a pas les moyens de ses exigences. Qu’on libère les voyous syriens sous conditions et que notre état se concentre sur la condamnation, de la manière la plus sévère que la loi lui procure, de tous les voyous locaux vendus qui ont du sang libanais et en l’occurrence celui de nos soldats sur les mains, pour l’exemple. On se perd en conjectures comme d’habitude pour noyer le poisson.

    Sissi zayyat

    09 h 59, le 30 octobre 2025

  • Voilà ce qui peut se passer dans un État de non droit. Quelle catastrophe. Ce sera la même chose quand le tour des banquiers viendra…

    Sam

    08 h 49, le 30 octobre 2025

  • Encore une fois on oublie le contexte régional simple : - pourcentage sunnite 92,5 % - le reste très oppressé On nous a fait porter des tas de casquettes Daech Al Qaeda islamistes Salafiste tout ça c’est fini nous ne sommes que des Sunnites dont la nationalité prime sur la confession ! Le Hezbollah et les Aounistes doivent commencer à payer pour leur forfait et tout le reste est à libérer fissa !

    Adnan

    04 h 45, le 30 octobre 2025

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