
Chère lectrice, cher lecteur,
Dans cette newsletter, nous ne vous parlerons pas de stratégie, nous ne décrypterons pas les ambitions des acteurs de la guerre qui touche le Liban et tout le Moyen-Orient depuis un mois maintenant, nous n’analyserons pas les rapports de force.
Dans cette newsletter, nous nous mettons à hauteur des hommes et des femmes qui la vivent, qui ont peur, ou pas, qui veulent partir ou rester, se battre ou s’aimer.
L’Orient-Le Jour


Balade dans un Beyrouth en guerre et en ébullition

A Beyrouth, la peur s’est infiltrée dans les rues et dans les mémoires des habitants. Au cœur de la guerre, une crainte prend de l’ampleur : celle d’un embrasement communautaire. De Tarik Jdidé, à Furn el-Chebak, en passant par Bachoura… Caroline Hayek et Salah Hijazi ont sillonné les rues de la capitale, à la rencontre des populations.

Le Liban après la haine

Au Liban, chaque guerre est une nouvelle épreuve à l’unité nationale. Ces dernières semaines, les différentes vagues de déplacements, de peur et de commentaires publics ont révélé l’ampleur de la haine qui circule entre les communautés. En parallèle, le retour d’une question ancrée au Liban depuis des décennies : après tant de cycles de violences, de griefs non résolus et de suspicion mutuelle, les gens sont-ils encore capables de vivre ensemble ? Analyse de Ayman Mhanna.

Joud, 16 ans : le secouriste foudroyé par Israël à Nabatiyé qui rêvait d’être informaticien

Derrière les chiffres, il y a des vies, des histoires… Mardi 24 mars 2026, Joud Souleiman, 16 ans vient de quitter le centre de secours de son père à Nabatiyé, où il est lui-même volontaire. Sur sa moto avec son ami Ali Jaber, 19 ans, il se dirige vers l’entrée nord de la ville pour aider à préparer les repas du lendemain. Mais une énième frappe surgit et de ce trajet de trois minutes, les deux amis ne reviendront pas. Stéphanie Khouri revient sur l’histoire de Joud, adolescent mais déjà deux guerres à son actif.

Mohammad Aziz, capitaine en chef d’un aéroport en guerre

Mohammad Aziz dirige l’aéroport de Beyrouth depuis août 2025. C’est lui qui décide, avec la présidence et le ministre des transports, d’une éventuellement fermeture du seul point de passage aérien reliant le Liban au monde extérieur. C’est sa première fois à la tête de l’aéroport Rafic Hariri en temps de guerre et pourtant, Mohammad Aziz assure n’avoir jamais connu la peur. Une appréhension certes, mais qui a plus à voir avec le poids des responsabilités qu'avec le risque de recevoir un missile. Stéphanie Khouri est allée à la rencontre de celui que l’on surnomme « Captain Aziz ».

Dans le huis-clos d’une famille pro-Hezbollah

Dans la banlieue est de Beyrouth, dix-sept personnes d’une famille pro-Hezbollah, logent dans un 200m2. En temps normal, la locataire y habite seule avec ses deux fils. Mais depuis le début de la guerre, elle accueille les membres de sa famille élargie ayant fui les bombardements. Dans ce huis-clos, autour de la table, l’ambiance peut être électrique, sur fond de guerre et de divergences politiques. Stéphanie Khouri s'est rendue dans une maison privée, à l’heure de l’iftar.

Abou Ali, le boucher qui ne veut pas quitter la banlieue sud de Beyrouth

Chaque matin, Abou Ali se rend à la boucherie du Metn où il travaille. Et chaque soir, il rentre rejoindre son logement de la banlieue sud, seul. Sa femme et ses trois enfants ont trouvé refuge dans les hauteurs de Aley où ils louent un logement avec d’autres familles. Mais Abou Ali, lui, ne peut pas quitter Dahié. Son lien avec la banlieue sud n’a rien de viscéral, il n’y est pas né, il n’y a pas grandi. Cet attachement, il le doit à sa foi dans le groupe, dans la communauté. Une forme de résistance par les murs. Stéphanie Khouri vous explique.

Partir, rester, revenir, la chronique de Sabyl Ghoussoub

Wafa et Joanna sont deux actrices libanaises, deux amies. La première vit à Beyrouth et a quitté la Liban pour Paris, juste avant cette nouvelle phase de guerre. La seconde arrivait à peine sur le territoire libanais pour jouer la pièce de théâtre Mensonge blanc. Faut-il poursuivre les représentations ? Faut-il rester ou partir ? Dans cette chronique, Sabyl Ghoussoub décrit les questionnements des deux actrices, deux parcours face à une même guerre.

« Je me redresserai, mouillerai mes cheveux et danserai encore », la chronique de Sabyl Ghoussoub

Depuis que les Israéliens ont demandé l’évacuation totale de Dahié le 5 mars 2026, de nombreux bars ont fermé leurs portes. Selon les quartiers et selon la clientèle, ceux qui sont encore ouverts restent vides ou alors ne désemplissent pas. La question se pose : a-t-on envie de danser quand son pays en est guerre ? La chronique de Sabyl Ghoussoub.

Beyrouth ne meurt jamais, la chronique de Sabyl Ghoussoub

À combien estimez-vous le prix de votre vie ? Le jeune Hassan évalue la sienne à cinquante, trente ou vingt dollars. C’est pour ce montant dérisoire qu’il va traverser en scooter Dahié, qui à tout moment risque d’être bombardée par les Israéliens. Une histoire comme une autre dans un Beyrouth en guerre. La chronique de Sabyl Ghoussoub.

