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À quoi donc sert l’armée libanaise ?


En l’espace de 48 heures, des institutions libanaises de premier plan ont administré la preuve que l’état d’esprit et la culture nationale qui continuent de prévaloir au sein de « l’État profond » font que ce dernier est dans l’incapacité non seulement de mettre en œuvre des décisions politiques prises par la plus haute autorité du pays, le Conseil des ministres, mais aussi et surtout d’opérer un changement des mentalités à l’intérieur même de cet État.

Samedi dernier, l’armée libanaise a publié un communiqué passant sous silence la décision de l’autorité politique suprême de considérer les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah comme étant illégales – ce qu’elles sont depuis toujours – et soulignant, en revanche, l’importance du maintien de « l’unité nationale ». Le communiqué précise que la « sortie de crise » repose sur l’arrêt des « agressions israéliennes » et le « renforcement des capacités de l’institution militaire ».

Hier, la justice militaire a relâché pour une caution d’un montant dérisoire – l’équivalent de moins de 21 dollars – trois militants arrêtés pour port d’armes illégal le 3 mars, au lendemain de la décision du Conseil des ministres. Questionnés sur la raison de la possession de ces armes, ils ont affirmé, un peu dans l’esprit d’un « Sésame, ouvre-toi », que c’est parce qu’ils étaient membres du Hezbollah… L’affaire a suscité un tel tollé qu’une source judiciaire interrogée par L’Orient-Le Jour a elle-même crié au « scandale », soulignant que l’infraction reprochée est passible pour son auteur de six mois à 3 ans de prison…

Laissons de côté le désordre chronique – c’est le moins qu’on puisse dire – d’une justice (surtout militaire) qui met en prison pendant des années, parfois une décennie entière, des personnes sans jugement et présumées innocentes, et laisse en liberté des hors-la-loi notoires coupables de meurtres, de sédition, de coups de force contre l’État, de déclenchements de guerres et de catastrophes diverses… et la liste est encore longue.

Concentrons-nous sur l’armée, une institution qui, en revanche, est parvenue dans une certaine mesure jusqu’ici, au milieu d’un État aux abois, à conserver un minimum de cohésion, mais à laquelle on reproche souvent une forme d’inaction, voire de tétanisation, dès lors qu’il s’agit du Hezbollah. Le but, disons-le clairement, n’est sûrement pas de se joindre à l’hallali contre le général Rodolphe Haykal. Tout comme le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et de nombreux membres du gouvernement en place, le patron de l’armée a hérité d’une situation qu’il n’est pas en mesure de changer en quelques mois. Cela fait plus de quarante ans que le Hezbollah s’est insidieusement planté dans le corps libanais – et en premier lieu dans le corps chiite libanais, qui n’avait historiquement absolument rien d’iranien. Cela fait des décennies que ce mal grossit et dévore le cœur et l’âme du Liban, aidé dans sa croissance par des opportunistes et des idéologues. La prudence dont fait preuve le général Haykal, tout comme celle du chef de l’État durant la première année de son mandat, n’est pas véritablement en cause.

Sauf que cette politique, qui rappelle l’attitude de neutralité adoptée par Fouad Chehab, lointain prédécesseur de Rodolphe Haykal à la tête de la troupe, lors de l’insurrection de 1958, opposant le président Camille Chamoun et ses alliés aux partisans de Nasser, ne saurait être statique. Elle doit s’adapter aux réalités. À l’époque, le refus de Chehab de s’aligner sur la politique de Chamoun, par crainte de nourrir les divisions confessionnelles et de provoquer une scission au sein de l’armée, ne pouvait entraîner aucune réaction violente au Liban de la part d’une puissance extérieure. Aujourd’hui, la situation est à l’évidence différente.

Qu’un président veuille commencer son mandat par une main tendue à la partie récalcitrante, tout en ne perdant pas de vue l’objectif principal (le monopole des armes) n’a rien de répréhensible. Mais si le récalcitrant s’obstine à ne pas attraper cette main tendue, il faut changer de politique. Une première alerte s’est produite en septembre dernier avec l’affaire de l’illumination de la Grotte aux pigeons, à Raouché, décidée par le Hezbollah en hommage à son ancien chef Hassan Nasrallah. Dès lors que le Premier ministre du Liban s’est officiellement opposé à cette cérémonie du fait de son caractère provocateur, il fallait que les appareils militaires et sécuritaires de l’État fassent le nécessaire pour empêcher ce projet d’être mené à bien. Ils ne l’ont pas fait, et le message ainsi adressé aux organisateurs se résumait à un désaveu de Nawaf Salam. À partir de là, le Hezbollah, vainqueur de la séquence, a compris qu’il pouvait continuer à agir impunément comme bon lui semble.

Aujourd’hui, le général Haykal a peut-être raison de craindre des scissions au sein de la troupe et des atteintes à la paix civile s’il décidait de se lancer dans la confrontation directe face au Hezbollah. Mais ce dont il semble ne pas se rendre compte, c’est qu’aux yeux de nombreux Libanais, l’objet de ces craintes, tout effrayant qu’il soit, paraît de plus en plus léger par rapport à ce que le Liban endure déjà en raison de la subordination du Hezbollah à l’Iran et de l’inaction de l’État face à cette situation. La cohésion de l’armée est absolument essentielle, tout le monde est d’accord là-dessus, mais elle ne l’est pas davantage que la survie et la prospérité du Liban. Pas davantage que les rêves des Libanais, leurs espoirs et leur soif de paix. Pas davantage non plus que l’urgence de stopper la fuite des cerveaux du Liban.

Soyons prudents, comme le souhaite Rodolphe Haykal, évitons tout ce qui peut nuire à la cohésion de la troupe et des autres institutions du pays. Mais en échange, les Libanais sont en droit, à tout le moins, de demander à leur État de ne pas leur parler comme à des demeurés. Or le communiqué publié samedi par l’armée est un modèle du genre, porteur d’un discours rétrograde qui a tant contribué au malheur des Libanais. Le général Haykal peut parler à la population, lui dire franchement qu’il n’est pas en mesure en l’état actuel des choses d’appliquer intégralement les décisions du Conseil des ministres, qu’il faudrait y aller doucement, sans heurts… Mais il ne peut pas dire aux Libanais qu’il leur faut privilégier « l’unité nationale » … aux conditions du Hezbollah ! Il ne peut pas leur dire que la « sortie de crise » consiste à stopper « les agressions israéliennes », sachant que les « agressions israéliennes » sont précisément le résultat de l’inaction de l’État libanais et de son armée, qu’elle soit fondée ou pas. Enfin, il ne peut pas leur dire que la solution réside aussi dans le « renforcement des capacités de l’institution militaire », sachant que ce renforcement est impossible à cause précisément de la présence du Hezbollah. A-t-on oublié qu’en 2016, l’Arabie saoudite a gelé son programme de fourniture d’armes françaises à l’armée libanaise, d’une valeur de 3 milliards de dollars, du fait de la mainmise du Hezbollah sur le pouvoir de décision au Liban ? A-t-on oublié que, depui s la crise financière de 2019, l’armée vit sous perfusion grâce notamment à l’aide américaine ?

Avec Fouad Chehab, l’armée libanaise avait préservé son unité et sa cohésion grâce à son inaction, son refus de prendre parti pour l’un ou l’autre camp. Faut-il que cette inaction, qui aujourd’hui nous coûte beaucoup plus cher que par le passé, soit une constante ? Si c’est le cas, que doit-on répondre à ceux qui nous demandent : à quoi donc sert une armée ?

En l’espace de 48 heures, des institutions libanaises de premier plan ont administré la preuve que l’état d’esprit et la culture nationale qui continuent de prévaloir au sein de « l’État profond » font que ce dernier est dans l’incapacité non seulement de mettre en œuvre des décisions politiques prises par la plus haute autorité du pays, le Conseil des ministres, mais aussi et surtout d’opérer un changement des mentalités à l’intérieur même de cet État.Samedi dernier, l’armée libanaise a publié un communiqué passant sous silence la décision de l’autorité politique suprême de considérer les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah comme étant illégales – ce qu’elles sont depuis toujours – et soulignant, en revanche, l’importance du maintien de « l’unité nationale ». Le...
commentaires (35)

Il n'y a pas d'Etat Libanais quand celui-ci est aux ordres, non pas des Etats-Unis et d'Israël, mais à ceux des traitres nationaux soumis aux criminels géoliers assassins usurpateurs d'un grand pays et d'un grand peuple.

Lillie Beth

18 h 01, le 14 mars 2026

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Commentaires (35)

  • Il n'y a pas d'Etat Libanais quand celui-ci est aux ordres, non pas des Etats-Unis et d'Israël, mais à ceux des traitres nationaux soumis aux criminels géoliers assassins usurpateurs d'un grand pays et d'un grand peuple.

    Lillie Beth

    18 h 01, le 14 mars 2026

  • …”d’appliquer intégralement les décisions du Conseil des ministres” ou celles des États-Unis et d’israël. Vous a-t-il échappé que l’Ètat libanais ne prend pas de décisions mais qu’elles lui sont imposées ?

    Hitti arlette

    19 h 59, le 11 mars 2026

  • Je vous propose de postuler au poste de conseiller du président Aoun.

    Hitti arlette

    19 h 03, le 11 mars 2026

  • Le Hezbollah doit impérativement être désarmé mais une confrontation directe entre la milice chiite et l'armée libanaise détruirait l'unité du Liban à tout jamais.

    Sami Farhat

    23 h 56, le 10 mars 2026

  • A quoi sert l'armée libanaise ? Je sais pas moi... à délimiter notre nouvelle frontière le long du Litani ? Vous voyez autre chose au nom de la cohésion sociale ?

    Ca va mieux en le disant

    23 h 19, le 10 mars 2026

  • Israel planned to occupy

    Mireille Kang

    20 h 13, le 10 mars 2026

  • Israel, its neocons

    Mireille Kang

    20 h 07, le 10 mars 2026

  • Ce faisant le général Chehab avait trahit et à la demande du Président Chamoun les USA nous ont sauvé. Au final nous avons récolté et la guerre et la dislocation de l'armée. Ce fut une première criminelle qui malheureusement se répète. Notre armée n'a pas à prendre de décisions mais obéir à ses supérieurs. Tant que ces généraux ne seront pas mis au pas nous ne nous en sortirons pas.

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    17 h 00, le 10 mars 2026

  • On ne va certainement pas envoyer les précieux soldats libanais au carton pour une m. comme le sénateur Lindsey Graham. Quand même !

    Mago1

    16 h 29, le 10 mars 2026

  • Toute cette histoire est entre l’israélien et l’iranien. Qu’ils se débrouillent entre eux. Pas question de charger l’armée libanaise de prendre des coups et de faire le travail, et en plus gratis, pour le bénéfice de l’israélien. Désolé. On a déjà donné et qu’ils aillent voir ailleurs.

    Mago1

    16 h 25, le 10 mars 2026

  • L'armée qui ne peut pas mettre au pas une milice armée n'est pas une armée. Mais pourquoi on se donne tant de mal à expliquer les choses?. Partageons l'armée et le pays. Et que Hezballah, ses fans et la faction de l'armée et des collabos qui le soutiennent vivent dans une partie du Liban, qui sera un Etat poubelle où ils pourront insulter, attaquer qui ils veulent. On ne leur servira plus ni de sponsors, ni de protecteurs, ni de "cleaning agents".

    Moi

    15 h 06, le 10 mars 2026

  • Les intellos ont tous des réponses à tous les problèmes. Mais ils oublient que mille fois prudent et jamais une fois mort, ou bien : Mieux vaut esquiver que de recevoir des coups ; telle est la leçon, et de la guerre depuis Godefroid de Bouillon, et d’un art martial que je pratique à merveille. Et vous savez pourquoi on ne met pas sur table toutes les cartes du jeu, parce que le Hezb n’a pas brûlé ses dernières cartes. Le Liban aurait du servir de lanterne à bien de pays, l’armée l’ultime recours, la valeur symbolique par excellence, par sa seule présence au Sud, adieu Finul, et adieu milice.

    nabil

    13 h 18, le 10 mars 2026

  • Tellement raison Mr Fayad, la crainte d’une guerre civile et de désertions est une fausse excuse, La preuve il y a plus de Sunnites que de Chiites dans l’armée et pourtant celle-ci a été utilisée à Naher el Bared, a Ersal, contre Assir.. comme par hasard tous des ennemis du Hezbollah sans craindre une scission ou d’être en parte à faux avec la majorité de la rue Sunnite. Il en est de même lorsque l’on s’est pris aux FL ou au aounistes (à l’époque souverainistes) et on a eu cure que tout des ennemis Chrétiens à l’époque soit des sous fifres ne représentant même pas leur village.

    Liban Libre

    13 h 13, le 10 mars 2026

  • Le général Haykal peut parler à la population, lui dire franchement qu’il n’est pas en mesure en l’état actuel des choses d’appliquer intégralement les décisions du Conseil des ministres. D’où la petite question : que feriez-vous à sa place ? L’armée est en guerre sur deux fronts : Israël et le Hezbollah. Que feriez-vous à la place du général en chef. Une guerre civile ? Mais la population est au courant des capacités de l’armée à endiguer le mouvement islamique. Quant à l’autre armée, pouvez-vous me dire quelle est cette armée qui pourrait l’affronter ?

    nabil

    12 h 10, le 10 mars 2026

  • Les libanais ne sont pas dupes. Ils savent pertinemment que seule, notre armée ne peut pas désarmer cette milice qu’on a laissé se fortifier et s’armer lourdement avec le consentement implicite de notre état, lui permettant ainsi de dépasser les limites et pouvoir menacer notre armée et notre existence sans être inquiétée. L’occasion est on ne peut plus propice pour en finir avec sa toute puissance. Puisque nous aspirons à une paix durable, il faut se servir de la puissance de feu actuel qui peut l’anéantir en participant à son désarmement de force. Même ses partisans ne cautionnent plus ses a

    Sissi zayyat

    12 h 09, le 10 mars 2026

  • ""A-t-on oublié que, depuis la crise financière de 2019, l’armée vit sous perfusion grâce notamment à l’aide américaine ?"" Ça non, personne ne l’a oublié !

    nabil

    11 h 58, le 10 mars 2026

  • Quelques chefs d’armée ont succombé à la tentation du pouvoir, -je n’invente rien, l’histoire du Liban est là, on peut la consulter sans aucune contrainte- et je reviens à cette période dont vous abondez dans votre édito, le bien nommé chéhabisme. Qui a signé les Accords du Caire, et à quel courant politique libanais appartenait-il ? Cette signature est coupable aux yeux de l’Histoire de légitimer une action militaire et de faire perdre une partie de la souveraineté du pays. C’est une obsession de maintenir l’unité de l’armée à l’écart du conflit interne.

    nabil

    11 h 55, le 10 mars 2026

  • Monsieur, votre question s’est posée au début de la guerre civile, faisant l’objet de débats houleux au sein de la classe politique, et un chef druze, mort depuis sous les balles syriennes, déclarait, je cite de mémoire, qu’un pays doit avoir une armée ne fut-ce Monaco. Vous qui a la mémoire encyclopédique, vous devez le savoir. Selon la logique des mouvements de libération, c’est à l’armée nationale qu’on s’attaque pour avoir les mains libres. Le Liban a besoin de son armée comme tout Libanais a besoin de pain. C’est vital, et c’est nécessaire. Alors à quoi donc servent les milices ?

    nabil

    11 h 13, le 10 mars 2026

  • Mr Haykal is a recedivist he has all along been isssuing political statements instead of military ones. Has president Aoun made the wrong choice in naming Haykal as Army Commander ?

    EL KHALIL ABDALLAH

    11 h 13, le 10 mars 2026

  • La liberté d’expression est de s’interroger sur l’utilité d’une institution militaire –symbole de l’unité du pays, même une fiction d’unité- sans donner de réponse. En pleine guerre, cette question est-elle pertinente ? A ce rythme on peut se poser la question : à quoi servent les journaux, à informer, et à d’autres époques pour mettre de l’huile sur le feu de la guerre. L’armée, que j’aime du fond du cœur, est le plus grand employeur du pays. Monsieur le rédac ’chef, avez-vous perdu de vue, qu’une formation politico-militaire a proposé dans un de ses programmes de privatiser l’armée nationale

    nabil

    11 h 04, le 10 mars 2026

  • excellent sauf que Mr. Fayad se trompe en ecrivant :"Le général Haykal peut parler à la population"" Non pas du tout. haykal est un fonctionnaire militaire de l'etat, il a bien le droit d'avoir des opinions MAIS PAS le droit d'en parler sauf au gouvernement-puisque c un militaire. son opinion il la garde pour lui et eux, SI defendre le pays com ON l'en a instruit ne lui sied pas... BY BY birdy. demission- pt't aussi tribunal militaire.

    L’acidulé

    10 h 33, le 10 mars 2026

  • Aujourd’hui “as we speak” le HZB est visiblement plus fort que l’armée. Mieux entrené, mieux armé, mais surtout prêt à mourir. Pour le désarmer il faut le faire au sol. Mais aussi a Baabda. 1- Dissoudre le parti et l’empêcher de participer à la vie politique libanaise pendant 10 ans. 2- La coalition d’une armée étrangère. bien équipée qui, unie à l’armée libanaise, écrase le HZB et lui retire ses armes, ses munitions, souterrains etc… l’armée seule n’y parviendrait pas. 3- Les détracteurs et les traitres à la république jugés et mis en prison. … et le courage de l’exécuter.

    Antoine Chouery

    10 h 08, le 10 mars 2026

  • Merci Mr Fahad, j’avais fait un commentaire il y a 2 jours qui posait la même question, OLJ l’avait censuré. Depuis plus de 30 ans le peuple libanais finance une armée nombreuse et fort couteuse. Si elle ne sert pas, autant s’en passer.

    kindarji joseph

    09 h 56, le 10 mars 2026

  • Pour rappel, le liban sud ne saurait jamais été libéré sans le hezb. Une admission chez le camp anti hezb. C'est bien la faute du Hezb d'ouvrir une bataille avec Israel mais aussi il faut admettre que Israel a toujour eu des ambitions sur le sud du liban (voir le Golan, Le sud druze de la syrie etc..). Donc nous vivons dans une partie du monde ou Israel est aussi coupable que les autres acteurs.

    Ma Realite

    09 h 20, le 10 mars 2026

  • Si Hzikzl est incapable de prendre des décisions 'nationales" qu'il rentre chez lui.

    Nouna Chidiac

    08 h 21, le 10 mars 2026

  • Merci pour cet édito qui rejoint à 100% mes propres commentaires. J'avais, à l'époque, souligné la gravité de l'affaire de Rawché qui pouvait sembler mineure. La situation actuelle n'en est que la répétition amplifiée 1000 fois. L'armée n'est pas un but en elle-même: elle est au service de la Nation. Il n'est pas permis de sacrifier celle-ci pour protéger celle-là. Autant la dissoudre! Hatkal ressemble à quelqu'un qui aurait acheté une superbe voiture, et la laisserait au garage de peur de la salir. "Ils ont les mains propres: ils n'ont pas de mains" (J-P Sartre).

    Yves Prevost

    07 h 29, le 10 mars 2026

  • Dix sur dix monsieur. Malgré toute bonne volonté on ne comprend plus pourquoi l’armée a peur d’une guerre civile incertaine , alors que les bombes nous tombent tous les jours sur la tête…et ça c’est bien certain ! A quoi bon une armée …désarmée ! Elle a du courage notre armée et quand son chef le demande elle le prouve. Ça suffit de plier devant une milice étrangère sanguinaire vendue et à chaque fois vaincue en plus. Nasrallah est enterré, son patron iranien l’est encore plus, et son successeur le sera bientôt. Il ne faut plus avoir peur et tout attendre des autres quand même . Walaw !

    NG

    06 h 45, le 10 mars 2026

  • A rien, vu que c’est l’armée israélienne qui fait le travail.

    Achkar Carlos

    05 h 37, le 10 mars 2026

  • Quand le peuple est divisé, l’armée reste fragilisée. Le système tout entier doit être réformé. Car après le Hezbollah se pointeront les frères musulmans de Chareh, et après cela qui sait.

    Boudy Sahyoun

    03 h 49, le 10 mars 2026

  • L'armee libanais doit defendre le territoire libanais contre l'agression de l'etat sioniste. Contre l'acception par le mouvement Hezbollah de la resolution 1701 du Conseil du Securite des Nations Unies nous voyons des innombrables violations du cessez le feu par l'etat siioniste (exactement comme dans la bande de Gaza). La priorite de l'armee libanais est defendre le territoire libanais, ensemble avec les combattants de Hezbollah, qui sont des hommes et femmes Libanais!!! Quand le territoire libanais est libre de l'occupation sioniste les combattans de Hezbollah rejoindront l'armee national.

    Alofs Ben

    03 h 13, le 10 mars 2026

  • Vous avez bien raison. Vous auriez pu résumer tout cela en quelques lignes. L’armée Libanaise ne sert à rien et c’est une dépense complètent inutile dans un pays qui n’en a absolument pas les moyens.

    GBE

    01 h 16, le 10 mars 2026

  • L'armee libanais doit defendre le territoire libanais contre l'agression de l'etat sioniste. Contre l'acception par le mouvement Hezbollah de la resolution 1701 du Conseil du Securite des Nations Unies nous voyons des innombrables violations du cessez le feu par l'etat siioniste (exactement comme dans la bande de Gaza). La priorite de l'armee libanais est defendre le territoire libanais, ensemble avec les combattants de Hezbollah, qui sont des hommes et femmes Libanais!!! Quand le territoire libanais est libre de l'occupation sioniste les combattans de Hezbollah rejoindront l'armee national.

    Alofs Ben

    01 h 08, le 10 mars 2026

  • Admettons que l'armée ait des F-35, de gros missiles et même l'arme nucléaire. Vous voulez utiliser toute cette quincaillerie pour forcer 20 à 50 mille hors-la-loi et derrière un noyau dur d'au moins 500 mille personnes à consentir à la loi, (accessoirement au pays où il y a toujours quelqu'un pour dire qu'il y a d'autres priorités, de vrais pourris ailleurs etc.) ? La vérité banale c'est qu'une société ça fonctionne presque avant tout par le consentement à la loi, une culture commune, un tronc commun dans l'éducation etc. L'armée ce n'est pas pour "les ennemis de l'intérieur" ...

    M.E

    00 h 45, le 10 mars 2026

  • Une armée peut vouloir éviter la guerre civile ; elle ne peut, cependant, pas ignorer indéfiniment la réalité qui la provoque.

    EZ

    00 h 25, le 10 mars 2026

  • En effet, autant être un pays sans armée... à l'instar du Liechenstein ou de Monaco, voire du Costa-Rica... Car de toutes façons, des invasions directes du territoire ont été vécues (Syrie, Israël) voire indirectes (camps palestiniens). Et à chaque fois , il a fallu «reconstruire» l'armée. Autant alors dépenser cet argent à meilleur escient: l'éducation gratuite pour toutes et tous, à tous les niveaux scolaires et universitaires... Le Liban se targuera alors d'avoir la «meilleur armée» d'intellectuels... Rêvons, cela ne coûte rien; à défaut d'en pleurer (et cela coûte très cher)!

    Christian Samman

    00 h 19, le 10 mars 2026

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