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Politique - Éclairage

Après le vote de l’amnistie générale, Salam renforce sa position sur la scène sunnite

Aux yeux de plusieurs figures de cette communauté, le Premier ministre a pu redorer le blason de la présidence du Conseil.

Après le vote de l’amnistie générale, Salam renforce sa position sur la scène sunnite

Le chef du gouvernement, Nawaf Salam, faisant son entrée au Conseil des ministres au Sérail, le 13 août 2026. Photo tirée du compte X de la présidence du Conseil

Nawaf Salam est réputé pour ses positions éloignées du confessionnalisme politique. Mais ces deux derniers jours, d’aucuns ont reproché au Premier ministre une attitude sectaire dans son bras de fer avec le ministre de la Défense, Michel Menassa. Un désaccord qui a pris une tournure confessionnelle, sur fond de polémique autour de la loi sur l’amnistie générale. Le chef du gouvernement s’est opposé à ce que M. Menassa exprime les remarques de la troupe lors du débat parlementaire sur le projet d’amnistie, souhaité par la rue sunnite. Un refus que Nawaf Salam justifie par sa volonté d’éviter des « tensions » entre cette communauté et l’armée, mais aussi par ses prérogatives constitutionnelles qui lui permettent de s’exprimer au nom du gouvernement. L’insistance de M. Salam lui a valu les critiques de certains députés, notamment ceux du...
Nawaf Salam est réputé pour ses positions éloignées du confessionnalisme politique. Mais ces deux derniers jours, d’aucuns ont reproché au Premier ministre une attitude sectaire dans son bras de fer avec le ministre de la Défense, Michel Menassa. Un désaccord qui a pris une tournure confessionnelle, sur fond de polémique autour de la loi sur l’amnistie générale. Le chef du gouvernement s’est opposé à ce que M. Menassa exprime les remarques de la troupe lors du débat parlementaire sur le projet d’amnistie, souhaité par la rue sunnite. Un refus que Nawaf Salam justifie par sa volonté d’éviter des « tensions » entre cette communauté et l’armée, mais aussi par ses prérogatives constitutionnelles qui lui permettent de s’exprimer au nom du gouvernement. L’insistance de M. Salam lui a valu les critiques de...
commentaires (5)

Il va falloir choisir. Soit nous preservons le systeme democratique Libanais, aussi imparfait soit-il. Et, dans ce cas, l'armee n'a rien a dire en matiere politique ou judiciaire. Soit on sacrifie a la fascination de l'uniforme qui a prevalu, et prevaut toujours, dans quelques pays arrieres du tiers monde, particulierement en Afrique et dans le monde Arabe (Egypte, Algerie, Soudan, et hier encore, Syrie, Libye etc...). Avec l'uniforme militaire en sauveur de la nation, moukhabarat, lois d'exception qui perdurent des dizaines d'annees, tribunaux militaires a l'appui. Faites vos choix....

Michel Trad

11 h 35, le 14 août 2026

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Commentaires (5)

  • Il va falloir choisir. Soit nous preservons le systeme democratique Libanais, aussi imparfait soit-il. Et, dans ce cas, l'armee n'a rien a dire en matiere politique ou judiciaire. Soit on sacrifie a la fascination de l'uniforme qui a prevalu, et prevaut toujours, dans quelques pays arrieres du tiers monde, particulierement en Afrique et dans le monde Arabe (Egypte, Algerie, Soudan, et hier encore, Syrie, Libye etc...). Avec l'uniforme militaire en sauveur de la nation, moukhabarat, lois d'exception qui perdurent des dizaines d'annees, tribunaux militaires a l'appui. Faites vos choix....

    Michel Trad

    11 h 35, le 14 août 2026

  • La pression exercée par les sunnites sur le Premier ministre au sujet de la loi d’amnistie est compréhensible, vu que la majorité des prisonniers détenus dans les geôles libanaises appartiennent à la communauté sunnite.

    Hitti arlette

    09 h 14, le 14 août 2026

  • Bravo... Dommage que ce soit au depend de l'armée et du peuple Libanais

    Emile

    09 h 05, le 14 août 2026

  • Affaire sensible, et si salam a commis une bavure (ce qui reste à prouver) les autres ne sont pas en manque non plus. Il est celui qui a une position claire, tranchée et définitive sur la résurrection de l’Etat et la dissolution de la milice étrangère illégale. A ce titre il a droit à l’appui de tous ceux qui veulent retrouver une vie normale. Etant la cible principale du hezbollah suffit à prouver que salam est bien Libanais. Ceux qui prétendent défendre l’armée aujourd’hui sont ceux-là mêmes qui l’ont constamment asservie et avilie. Il fallait la défendre bien avant messieurs !

    NG

    06 h 27, le 14 août 2026

  • Le premier ministre aurait dû laisser son ministre de la défense exprimer des réservations et puis passer au vote qui allait réussir en faveur de cette loi bien qu’elle soit controversée.

    PT

    00 h 53, le 14 août 2026

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