Le commandant en chef de l'armée libanaise (c.), le général Rodolphe Haykal, lors d'une réunion tenue à Yarzé, le 7 mars 2026. Photo Ani
Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a déclaré samedi que « les attaques israéliennes visant le Liban et ses citoyens entravent la mise en œuvre du plan de l’armée » de désarmement des milices suite à la décision du gouvernement de restaurer le monopole de l’État sur les armes.
Alors que l’escalade entre Israël et le Hezbollah se poursuit pour la sixième journée consécutive, le général Haykal a affirmé que « le commandement prend ses décisions en fonction des circonstances complexes actuelles, en gardant à l’esprit un objectif principal : préserver le Liban, garantir son unité, et maintenir l’institution militaire, qui opère sous de fortes pressions internes et externes et avec des moyens limités, tout en déployant tous les efforts possibles pour protéger la stabilité intérieure et l’unité nationale ».
Le chef de la troupe a ajouté que celle-ci « se tient à égale distance de tous les Libanais et agit à partir de sa position nationale rassembleuse ». Il s'exprimait en marge d’une réunion exceptionnelle tenue au siège du commandement militaire à Yarzé (Baabda), à laquelle ont participé des officiers de haut rang. Il a également estimé que « cette phase délicate est liée à la survie du Liban. La solution n’est pas uniquement militaire, mais nécessite une coopération et une complémentarité entre les efforts politiques et officiels à différents niveaux, parallèlement à ceux de l’armée, afin de consolider l’unité nationale et surmonter les défis ».
Le général Haykal est revenu sur l’opération commando menée par l’armée israélienne dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Nabi Chit (caza de Baalbeck), qui a fait 41 morts, dont trois militaires de l’armée libanaise. Cette opération, la plus inattendue et l'une des plus meurtrières dans la Békaa depuis la récente escalade, a été menée par des éléments qui « portaient des uniformes similaires à ceux de l’armée libanaise » et qui « ont utilisé des véhicules militaires ainsi que des ambulances semblables à celles de l’Autorité sanitaire islamique », selon le chef de l’armée.
Il a estimé que « la sortie de la crise » repose sur deux facteurs : « Contraindre la partie israélienne à cesser ses agressions et ses violations continues de la souveraineté et de la stabilité du Liban, et renforcer les capacités de l’institution militaire afin qu’elle puisse accomplir les missions qui lui sont confiées. »
Concernant la situation au Liban-Sud, le général Haykal a reconnu que l’armée opérait dans des conditions extrêmement difficiles et procédait à un redéploiement de ses unités dans la zone frontalière, ainsi qu’à un repositionnement de celles se trouvant au sud du Litani. Il a enfin évoqué la situation à la frontière libano-syrienne, soulignant que l’institution militaire a renforcé son déploiement dans cette zone et poursuit ses contacts avec les autorités syriennes concernées.


Un grand merci au general de l' armèe libanaise , Mr Haikal , un Homme sage et de terrain , de vouloir nous eviter , a nous tous libanais , dont il a charge de protection , la guerre civile demandèe . Leila Dahdah
21 h 42, le 08 mars 2026