Alors que le monde bouge vite, et les changements sociopolitiques prennent une grande ampleur, triste de voir la même caste politique gouverner le pays depuis des décennies avec une mentalité tribale confessionnelle qui ruine tout.
Dernière innovation, ce projet de loi du gouvernement sur la répartition des pertes bancaires qui place au cœur de son dispositif la protection des déposants, particulièrement ceux aux comptes modestes, tout en imposant des délais prolongés pour les montants plus importants, soit en 2046 ou à la Saint-Glinglin, soit une nouvelle génération qui avec la dépréciation de la monnaie ne va finalement rien toucher.
Oui, à la Saint-Glinglin, car d’ici à un mois, aussi en février, la loi pour la libération des loyers entrera en vigueur après douze ans d’attente et des procès interminables depuis 2014. Là aussi les gouvernements successifs avaient promis après neuf ans de créer des comités pour aider les plus démunis et payer la différence du loyer au propriétaire, mais ni les comités ont vu le jour ni le locateur va être indemnisé.
Alors qui va payer les pots cassés ? Toujours le pauvre citoyen qui va de nouveau protester et se disputer avec tout le monde sans rien obtenir.
Devant ce tableau sombre, les élections législatives prochaines d’avril sont à nos portes. Va-t-on de nouveau élire les mêmes au nom des mêmes partis politiques confessionnels faute de mieux à la libanaise, ou oserons-nous cette fois boycotter ces élections pour rêver au moins une fois d’avoir l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ?
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