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Nawaf Salam est l'invité du festival L'Orient-Le Jour, ce 14 septembre 2025. Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Direct Festival de L'Orient-Le Jour

Joutes oratoires, tables rondes, grand débat avec Nawaf Salam : Revivez le 3e jour de notre festival

Ce qu’il faut retenir

Revivez, ici, notre grand débat avec le Premier ministre libanais, et toute la dernière journée de notre festival.

00:58 heure de Beyrouth

Voilà, c'est terminé. Notre festival « Un vent de liberté » referme ses portes, après trois journées riches en débat, en rencontres, en activités et surtout, en célébrations.

Nous avons été ravis de vous y voir aussi nombreux, et nous vous disons, peut-être, à l'année prochaine !

22:02 heure de Beyrouth

Place aux questions du public après la fin de la retransmission télévisée en direct !

22:02 heure de Beyrouth

« Ce que j'aime le moins, c'est la lenteur », poursuit le Premier ministre. « Ce n'est pas seulement une perte de temps mais une vraie frustration. Je n'arrive pas à changer les choses, je vous le dis honnêtement », poursuit Nawaf Salam.

22:00 heure de Beyrouth

« Qu'est-ce qui vous plaît le plus et le moins dans votre fonction et aimeriez-vous revenir à votre poste après les prochaines élections ? », demande Anthony Samrani.

« Ce que j'aime le plus, c'est ce sentiment de participer à ce changement au Liban. Je crois qu'on est sur une nouvelle voie », répond M. Salam.

21:58 heure de Beyrouth

« L'influence iranienne est en retrait. De Gaza à la Syrie, c'est un nouveau Moyen-Orient qui est en gestation », poursuit le chef du gouvernement.

21:57 heure de Beyrouth

« Qu'est-ce qui se joue dans la région aujourd'hui. Est-ce qu'on assiste à la naissance d'un nouveau Moyen-Orient ou le début d'une ère israélienne ? », demande Anthony Samrani.

« On a un ‘uncheck israélien' dans la région », répond Nawaf Salam en référence aux checks and balances traditionnels dans le système politique américain - ce qu'il traduit par un « Israël déchaîné ».

21:52 heure de Beyrouth

« Pensez-vous que le Liban a un rôle particulier à jouer dans la région ? », demande Élie Fayad.

« Le Liban a sa raison d'exister, sa raison d'être. Mais cela peut aller dans les deux sens : le Liban des guerres civiles ou le Liban moderne du dialogue », ajoute le Premier ministre. Et de continuer : « Il peut jouer un grand rôle dans le monde arabe. »

21:50 heure de Beyrouth

« Donc les Conseils des ministres ne sont pas houleux ? », demande Anthony Samrani. « Ce n'est pas l'Union soviétique. Il peut y avoir des opinions différentes mais jusqu'à présent je vois que cela est bien géré », abonde Nawaf Salam, sous les applaudissements.

21:49 heure de Beyrouth

« Depuis bien longtemps, on n'a pas vu une équipe de cette étoffe là. Malgré leurs différences ils (les ministres) ont de très bons rapports entre eux », répond le chef du gouvernement.

21:49 heure de Beyrouth

« Comment parvenez-vous à diriger un gouvernement avec des personnalités à caractère fort et des partis politiques qui sont en guerre froide, c'est quoi la méthode Salam ?», demande Anthony Samrani.

21:40 heure de Beyrouth

Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

« Les accords de Taëf, ce n'est pas nos parents, ce n'est pas la Bible, ce n'est pas un livre saint. Mais n'empêche, les accords de Taëf, c'est le seul pacte qui existe entre Libanais et qui a permis de mettre fin à la guerre. Il faut mettre en œuvre tout ce qui ne l'a pas été, dans Taëf », plaide ensuite Nawaf Salam.

21:39 heure de Beyrouth

« Les Américains, je les ai vus plus compréhensifs, lors de la dernière visite de Tom Barrack et Morgan Ortagus », a encore expliqué le chef du gouvernement.

21:35 heure de Beyrouth

Au sujet du monopole des armes, Nawaf Salam dit : « On a besoin que les Américains ou la communauté internationale fassent pression sur Israël pour qu'il se retire des cinq points qu'il continue d'occuper au Liban-Sud et qui n'ont aucune valeur militaire, ni stratégique. J'ai expliqué cela à Morgan Ortagus, Tom Barrack, l'ambassadrice américaine et d'autres émissaires... Nous ne sommes pas en 1914. Ce n’est pas la Première guerre mondiale. (…) Nous sommes à l'ère des images par satellite, des drones qui circulent à longueur de journée. Il faut qu'Israël fasse de son côté un vrai pas ».

21:31 heure de Beyrouth

« On dit que le plan de l'armée n'a pas de date (calendrier, ndlr.) mais ce n'est pas vrai. Il y a cinq étapes, et le gouvernement a demandé à l'armée un rapport mensuel sur l'avancement de la mise en oeuvre du plan », poursuit Nawaf Salam.

21:31 heure de Beyrouth

« Je crois qu'on a fait deux grands pas : la décision du 5 août. L'armée est revenue vers nous avec un plan (pour désarmer le Hezbollah). Il n'était pas bon le titre de L'Orient-Le Jour : ‘le cabinet accueille le plan’. Il fallait dire : Le cabinet accueille 'favorablement' le plan de l'armée, mais on ne va pas s'arrêter sur ce genre d'erreurs », a dit M. Salam, sous les rires du public. « Nous vous présentons nos plus plates excuses », répond Anthony Samrani.

21:25 heure de Beyrouth

Elie Fayad évoque les réformes financières attendues au Liban, l'indépendance de la justice, la formation des autorités de régulation au Liban et souligne que pour l'opinion publique, il n'y a que le désarmement du Hezbollah qui compte.

« Il y a ceux qui parlent de désarmement et du retrait des armes, je préfère m'en tenir à la formule des accords de Taëf. Bien avant la 1701 et la 1559, il faut parler de l'étendue de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire », répond le Premier ministre.

21:22 heure de Beyrouth

« Sans la lutte armée que les Libanais ont mené au Sud - il y a eu les communistes (…) puis le Hezbollah qui était le grand acteur de cette résistance armée. Sans le Hezbollah, le Sud n'aurait pas été libéré. Mais depuis qu'il a été libéré en 2000, ces armes ont-elles servi, comme le Hezbollah essaie de nous le faire croire, à dissuader l'ennemi de nous attaquer ? Malheureusement la réponse est non et ces armes n'ont pas été un soutien à Gaza », répond Nawaf Salam, sous les applaudissements de l’audience.

21:16 heure de Beyrouth

« Aujourd'hui, la force de la cause palestinienne, ce n'est pas dans les kalachnikovs mais dans le nombre d'États qui sont en train de reconnaître l'État de Palestine, dans le centaines de milliers personnes qui ont pris la rue pour venir en soutien à Gaza. La force de la cause palestinienne réside dans ces changements là et pas dans les quelques armes qui traînent dans les camps palestiniens et qui constituent un danger pour les Palestiniens eux-mêmes ».

21:15 heure de Beyrouth

Abordant la question du désarmement du Hezbollah et des factions palestiniennes, Nawaf Salam a dit, en réponse à Élie Fayad : « C'est peut-être le moment, il faut commencer ».

21:13 heure de Beyrouth

Notre rédacteur en chef Anthony Samrani aborde la question palestinienne. « Qu'est-ce que ça vous fait quand on vous accuse d'être un agent sioniste ? Est-ce une appellation qui vous blesse particulièrement ? « Ça ne m'a pas beaucoup touché, c'est des mensonges trop flagrants », répond M. Salam.

21:12 heure de Beyrouth

« Est-ce qu'il y a des choses qui vous ont surpris à votre arrivée au pouvoir ? », demande Anthony Samrani. « Ce n'était pas pire mais plus difficile que ce que j'imaginais, surtout l'état de l'administration et les difficultés de la bureaucratie », répond M. Salam.

21:08 heure de Beyrouth

« Est-ce que parfois vous rentrez chez vous et vous dites j'ai fait bien de quitter à La Haye ? », demande Anthony Samrani. « Ça ne se pose pas en ces termes-là exactement », répond M. Salam. Il affirme que les « questions posées devant La Haye me manquent ».

21:08 heure de Beyrouth

« Malheureusement, les trente dernières années ont été des années où nous avons raté la mise en application de plusieurs choses. L'accord de Taëf, le retrait israélien qui aurait permis de rebondir, nous avons également mal géré le retrait syrien. C'était une opportunité pour le pays, et nous l'avons ratée. Il y a un moment aujourd'hui, qui est prometteur, et je souhaite faire partie de ce moment porteur de changement », affirme le PM, qui a vu dans l'élection du président Joseph Aoun et son discours d'investiture une nouvelle chance pour le pays.

21:01 heure de Beyrouth

« Il faut commencer par mettre en oeuvre les réformes qui n'ont pas été appliquées », ajoute le PM.

21:00 heure de Beyrouth

J'aime la formule « plus réformateur, moins révolutionnaire, même si chez le réformateur, il y a un côté révolutionnaire », dit Nawaf Salam, qui note que le changement passe dans ce cas-là par le vecteur démocratique.

« Au Liban, on a besoin de beaucoup de réformes : financières, économiques, bancaires… pour mettre un peu d’ordre dans le pays », estime le Premier ministre, avant d’évoquer aussi un besoin de réformes administratives et politiques.

20:54 heure de Beyrouth

Interrogé sur son positionnement par rapport au mouvement du 14 Mars et la révolte populaire du 17 Octobre, M. Salam a répondu : « Le 14 Mars est le 17 Octobre étaient deux tournants dans l'histoire du pays. Je ne me suis jamais identifié comme tel (une synthèse de ces deux) mais j'ai de grandes affinités avec la thaoura de 2019 et les principes du 14 Mars ».

20:53 heure de Beyrouth

Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

L’audience, entonnant l’hymne national, avant l’ouverture du grand débat.

20:50 heure de Beyrouth

Suivez la retransmission, en direct, de notre grand débat avec Nawaf Salam, en cliquant sur ce lien.

20:49 heure de Beyrouth

Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Le grand débat avec Nawaf Salam vient de commencer !

20:23 heure de Beyrouth

Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

En attendant le début de la retransmission en direct, le chef du gouvernement échange avec le public.

20:17 heure de Beyrouth

🇱🇧 Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, s'entretiendra avec nos rédacteurs en chef, Anthony Samrani et Élie Fayad, à partir de 20h45. Restez avec nous pour ce dernier grand moment de notre festival « Un vent de liberté ».

18:47 heure de Beyrouth

« Oui, des emplois seront perdus — mais c’est pourquoi nous devons préparer notre jeunesse à mieux exploiter l’IA. Si nous leur donnons les bonnes compétences et le bon état d’esprit, ils pourront non seulement s’adapter, mais véritablement s’épanouir dans cette nouvelle ère », ajoute Fatima.

18:46 heure de Beyrouth

Kristen est plus optimiste quand à l'usage de l'IA : « L’IA peut aider les entreprises à prévoir le comportement de leur clientèle dans quinze ans en créant des jumeaux numériques et en exécutant des simulations. Bien que le leadership dans ce domaine reste fragmenté, je vois l’IA utilisée de manière intelligente et prometteuse — des façons qui pourraient contribuer à façonner un avenir plus radieux pour notre société », explique Kristen à propos de l’avenir de l’IA et de son impact sur l’emploi.

18:45 heure de Beyrouth

Concernant l’IA dans la région MENA, et plus particulièrement au Liban, Fatima Abu Salem explique ce qui l’ « inquiète, c’est l’adoption d’une perspective occidentale, privilégiée, sur l’IA — sans se demander si c’est réellement ce dont nous avons besoin ».

« Je ne crois pas que nous devrions investir massivement dans l’IA générative pour le moment. Oui, elle pourrait être utilisée de manière positive, mais c’est une période dangereuse » a estimé la professeure à l’AUB. « Nous n’utilisons pas l’IA pour élever notre intelligence collective ou résoudre nos problèmes locaux » a-t-elle encore ajouté.

18:38 heure de Beyrouth

Ludovic demande à nos invités de comparer les NFT à l’adoption de l’IA dans notre quotidien.

« Si l’on regarde les taux d’adoption, l’IA évolue sur une tout autre échelle par rapport aux NFT. Avec l’IA générative, les gens l’utilisent — souvent sans même s’en rendre compte. Elle est intégrée de manière fluide dans les outils et les flux de travail du quotidien. C’est là une différence clé : l’adoption de l’IA est vaste, subtile et profondément enracinée », répond Kristen.

18:27 heure de Beyrouth

Répondant à une question sur la différence entre l’Europe et la Silicon Valley concernant l’IA, Craig Forman, entrepreneur de la tech et des médias, souligne que « alors que dans certaines parties du monde, comme l’Europe, on se demande ce qui va se passer, par opposition, dans la Silicon Valley, on se demande : qu’est-ce qu’on peut faire pour eux ? ». Et l’expert de poursuivre : « c’est là que réside le danger, (…) et c’est aux consommateurs d’interroger ce qui est représenté », soulignant que ce sont les compagnies qui produisent l’IA qui s’occupent elles-mêmes des mécanismes de contrôle.

18:12 heure de Beyrouth

« La question est évidemment provocatrice, mais on a, c’est vrai, l’idée que l’intelligence artificielle a réponse à tout » débute Ludovic Blecher, conseiller et membre du conseil d’administration de L'Orient-Le Jour, qui modère le débat.

18:05 heure de Beyrouth

« Israël s’inspire du manuel de l’Iran. La guerre Iran-Irak dans les années 1980 a été dévastatrice pour l’Iran. Les États-Unis soutenaient Saddam Hussein et, en réponse, l’Iran a pris une décision stratégique : ils ne seraient plus jamais sous le joug d’un dictateur sunnite. Ils ont donc poussé le conflit à l’extérieur — en commençant par la création et le soutien du Hezbollah. Puis, en 2003, grâce à l’invasion américaine de l’Irak, l’Iran a pu reconstruire et étendre son influence régionale.

Aujourd’hui, Israël adopte un état d’esprit similaire : 'Nous ne serons plus jamais envahis'. Après le 7 octobre, il frappe dans toutes les directions — tout comme l’Iran l’avait fait autrefois. Et maintenant, il est difficile d’imaginer comment sortir de cette spirale d’escalade.

Pendant ce temps, les États-Unis semblent manquer de politique claire. Trump peut vouloir son prix Nobel de la paix, mais si Israël frappe Doha, ce prix ne viendra pas. Il n’y a pas de véritables équipes de désescalade en place — seulement des envoyés qui sont peut-être doués pour négocier des affaires, mais dépassés ici. C’est une stratégie 'spaghetti' : tout jeter contre le mur et voir ce qui colle. »

18:05 heure de Beyrouth

Restez avec-nous, pour la table-ronde « L’intelligence artificielle, une nouvelle religion ? », avec Fatima Abu Salem (professeure à l’AUB, consultante en gouvernance de l’IA), Kristen Davis (experte en innovation) et Craig Forman (entrepreneur de la tech et des médias).

17:48 heure de Beyrouth

Son prochain livre, Kim Ghattas le commencera par une citation de Michael Puur, « qui est né au Liban, parle arabe, et est l’un de mes chercheurs préférés sur la région. C’est une phrase que je crois que nous avons oubliée — et pourtant, elle semble plus vraie que jamais : 'La marque d’un homme véritablement civilisé est l’empathie' », cite l'éditorialiste.

17:37 heure de Beyrouth

Pour l'autrice, l'actualité n'est cependant jamais bien loin. « Il n’y a pas de mots pour décrire où nous en sommes aujourd’hui — avec l’offensive à Gaza et les milliers de vies perdues. J’ai commencé à écrire mon prochain livre en 2022, puis, un an après le début de mes recherches, le 7 octobre est arrivé. Presque deux ans plus tard, ce moment a remodelé le monde. Mon livre ne porte pas directement sur Gaza, mais il parle de la façon dont nous en sommes arrivés là. Une grande partie est consacrée à l’ascension du Hezbollah, parmi d’autres évolutions majeures.

J’essaie de raconter l’histoire en commençant dans les années 1980, en utilisant le Liban comme toile de fond — en particulier autour de l’invasion israélienne du Liban en 1982, qui fut la première fois qu’Israël avait envahi un État arabe. Ce moment a déclenché une série d’événements qui résonne encore aujourd’hui », affirme Kim Ghattas.

17:31 heure de Beyrouth

« L’un des lecteurs les plus mémorables que j’aie jamais rencontrés était un policier de Belfast qui avait vécu les Troubles (le conflit nord-irlandais). Il a assisté à l’une de mes conférences à Londres et m’a dit que les personnages que je décrivais dans mon livre Black Wave — des gens de Damas et de Bagdad — lui rappelaient le même type de personnes qu’il avait connues en Irlande à cette époque. C’était un rappel puissant de la façon dont les expériences humaines peuvent résonner à travers différents conflits et différentes régions », raconte Kim Ghattas.

17:27 heure de Beyrouth

Comment le fait d’être citoyenne libanaise tout en couvrant la politique étrangère des États-Unis a-t-il influencé votre point de vue ?

« Je veux être lue à la fois dans la région et aux États-Unis. Quand je travaillais à la BBC, une partie de mon rôle consistait à traduire l’Amérique pour le reste du monde — à expliquer comment fonctionne cette machine. Il ne s’agit pas seulement des gros titres, car ils peuvent être trompeurs. Il y a une raison pour laquelle, au Pakistan ou en Argentine, les gens demandent : 'Que va faire l’Amérique maintenant ?' Qu’on l’approuve ou non, la politique étrangère des États-Unis a un impact mondial considérable.

C’est pourquoi je m’efforce d’écrire d’une manière centrée sur les personnes — pour aider les lecteurs à vraiment comprendre. Je veux qu’ils aient ce moment où ils se disent : 'Ah, maintenant je comprends' ».

17:18 heure de Beyrouth

Pourtant, lorsqu'on lui demande pourquoi elle était passée du journalisme trépidant à l’écriture de livres au long cours, Kim a répondu :

« J’ai commencé à comprendre que l’actualité n’avait plus le même impact qu’autrefois. J’avais besoin de réfléchir à la façon de laisser une empreinte durable. Je m’appuie toujours sur les journaux et le journalisme comme sources pour mes livres, mais je voulais aller plus loin — dire davantage. C’est pour cela que j’ai commencé à écrire des livres : pour créer quelque chose de plus consistant et d’influent sur le long terme. »

17:16 heure de Beyrouth

Pour Kim, devenir journaliste était une évidence : cette ambition est née tôt, à l'âge de treize ans, et elle a depuis poursuivi cet objectif avec détermination.

« C’était ce que je devais faire. Ayant grandi au Liban pendant la guerre civile, alors que j’étais encore enfant, j’étais révoltée par l’injustice. Je pensais que si je racontais l’histoire du Liban, je pourrais aider à arrêter la guerre. Je me rends compte aujourd’hui que ce n’est pas si simple — mais raconter des histoires et donner une voix à la vérité reste profondément important, pour nous comme pour le monde. »

17:10 heure de Beyrouth

On enchaîne, avec une conversation en compagnie de la journaliste Kim Ghattas, éditorialiste à The Atlantic et The Financial Times, autrice de Black wave.

16:56 heure de Beyrouth

Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour

Anthony Bou Habib et Sarah Chehade, qui défendaient le « oui » sont les grands gagnants de ces joutes oratoires ! Ils remportent un mois de stage chez L'Orient-Le Jour, et l'intégralité des participants pourront profiter d'un an d'abonnement à notre quotidien (l'information sera donc effectivement gratuite pour eux 😉).

16:53 heure de Beyrouth

Roulement de tambours..... 🥁🥁🥁🥁🥁🥁

16:50 heure de Beyrouth

Photo Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour

Coup de sifflet final ! Le troisième et dernier débat est terminé, et nos jurés délibèrent à nouveau, pour savoir quel groupe remportera la victoire 👀🤫

16:48 heure de Beyrouth

Après ce contre-argument, la team B rebondit : pour elle, le prix de l'information est intimement lié à la fiabilité de celle-ci. « À qui ai-je tendance à faire confiance ? Aux journalistes que je rémunère bien sûr !, dit-elle, avant de questionner : Tous les journalistes disent-ils la vérité ? Qu'en est-il des pure players gratuits que l'on retrouve sur nos réseaux sociaux ? »

16:47 heure de Beyrouth

Voici la réponse de la team A : «Les journalistes a Gaza seront les premiers à se poser la question de la gratuité de toute l’information, et c’est justement pour cette raison que beaucoup publient directement leur travail sur les réseaux sociaux. S’informer n’est pas un luxe, et donc l’information devrait être gratuite afin de ne pas exclure une partie de la population. Dans l’idéal, l’accès à l’information serait gratuit, même si l’État n’est pas toujours garant de la justice. »

16:43 heure de Beyrouth

« Mais quelle est la valeur d'une vie, selon vous ? Il y a actuellement des journalistes à Gaza qui risquent leur vie pour nous offrir l'information. Dites-vous que ce qu'ils méritent, ce sont quelques subventions de l'État, et c'est tout ? », s'insurge la team B.

16:42 heure de Beyrouth

Team A : « L’information doit être de qualité, bien sûr. Dire qu’elle devrait être gratuite ne veut pas dire qu’il ne faut pas rémunérer ceux qui la produisent. Si les journalistes ne sont pas payés, la qualité de l’information en souffre. Mais l’information ne doit pas être un luxe réservé à ceux qui peuvent se la permettre. Comment voulez-vous qu’une société progresse si toute la population n’a pas accès à la même information ?

Prenons un exemple concret : si un article explique qu’une bouteille en plastique pollue sept fois plus qu’une autre, mais que cet article est payant, une grande partie de la population n’y aura pas accès. Résultat : on continue à nuire à la planète, simplement par manque d’accès à l’information.

C’est pour cela que nous pensons que l’information essentielle devrait être financée par l’État, via les taxes, et non privatisée. L’accès à l’information, surtout celle qui concerne l’environnement, la santé ou les droits fondamentaux, est un bien public. »

16:38 heure de Beyrouth

« C'est la bonne qualité, qui a un prix. Nous ne devons pas compromettre le lien entre l'effort et la reconnaissance. Les heures de travail, de réflexion d'écriture, ont un prix. C'est en rémunérant ces personnes qui travaillent pour nous donner l'information qu'on obtient cette qualité. Ce qui est offert perd en valeur », veut croire la team B, qui défend le « non ».

16:37 heure de Beyrouth

La team A défend le « oui » : « L’information est un vecteur de connaissance, et la connaissance, elle, repose sur des croyances justifiées. C’est pourquoi nous affirmons que l’information, en tant que fondement du savoir, devrait être accessible à tous, donc gratuite. Il est néanmoins essentiel de distinguer les différentes sources d’information, notamment les sources scientifiques, académiques ou factuelles, afin de garantir la fiabilité de ce qui est transmis. »

16:19 heure de Beyrouth

Ils vont maintenant débattre de cette question : « L'information doit-elle être gratuite ? ».

N'hésitez pas à nous donner vos avis en commentaire !

16:18 heure de Beyrouth

Le verdict est tombé ! 🔔

Premier tour, pour la question « Les réseaux sociaux offrent-ils plus de liberté que les journaux traditionnels ? » : la team A, qui défendait le « oui » l'emporte 👑

Deuxième tour, pour la question « Peut-on rire de tout ? » : la team A, qui défendait le « non » l'emporte 👑

16:09 heure de Beyrouth

😮‍💨 La bataille est serrée ! Nos gagnants des deux premiers tours devront s'affronter dans un troisième et dernier débat. Stay tuned 📣

16:07 heure de Beyrouth

🤔 « Pensez-vous que c'est parce que l'on rigole que les problèmes persistent ?, demande la team B. N'est-on pas en train justement, de guérir les blessures, en rigolant au sujet de nos problèmes. Notre société le démontre d'ailleurs : on essaie de la réprimer mais elle réussit à survivre grâce à son rire ! »

16:04 heure de Beyrouth

La team A ne se laisse pas faire ! Elle renchérit : « Le rire n’est qu’une façade pour cacher les véritables émotions. Ce n’est pas une solution permanente, mais simplement un pansement temporaire. Certes, le rire peut être une arme de défense face à la vérité, une manière de se protéger, mais il peut aussi devenir une barrière. À force de tout tourner en dérision, on finit par perdre contact avec ses émotions profondes. Et lorsqu’on refoule trop, trop longtemps… on finit par craquer. »

« Rigoler n’est pas toujours une façon de s’émanciper. Parfois, c’est en arrêtant de rire qu’on trouve enfin le temps de se rassembler, de réfléchir, et de discuter sérieusement pour trouver de vraies solutions. »

16:02 heure de Beyrouth

La team B lui répond : « Je me permets de vous présenter le rire tel un symbole de liberté, car c'est lorsqu'on interdit le rire que l'on commence à souffrir ». Et de continuer : « Lorsqu'on rit de tout, aucune peur au monde ne pourra nous soumettre ». Il en veut pour exemple l'humoriste John Achkar qui rit pour dénoncer la corruption, la misère, « pour transformer, en somme, nos chagrins en liberté ».

16:01 heure de Beyrouth

Team A : « Non, on ne peut pas rire de tout. Il faut être réaliste. Si on rit de tout, on finit par oublier le degrés de gravité des choses. Les Libanais, par exemple, ont toujours tendance à rire de leur situation. Mais à force de tourner les drames en dérision, on perd peu à peu la capacité à affronter sérieusement la réalité. Le rire devient alors une échappatoire, pas une solution. »

15:56 heure de Beyrouth

Photos L'Orient-Le Jour.

En attendant les délibérations du jury, on lance le deuxième sujet : « Peut-on rire de tout ? »

La team A défendra le « non », et la team B défendra le « oui ».

15:52 heure de Beyrouth

Team B : « La définition orthodoxe de la liberté, dans l’Église catholique, c’est d’arriver à la vérité. On ne peut donc pas mettre sur le même pied le vrai et le faux. Si on laisse tout circuler sans filtre sur les réseaux sociaux, alors tout le monde peut se prétendre journaliste et la vérité disparaît. Cela peut tromper la société, car la désinformation y est partout. Avec les médias traditionnels, il existe un certain contrôle — ce n’est pas de la censure — et ces médias peuvent être tenus responsables et corrigés lorsqu’ils commettent des erreurs. », affirme Georges.

Dans la Team A, on répond alors que la vérité « peut aussi être camouflée par les médias traditionnels ».

15:47 heure de Beyrouth

Team B : « Et les algorithmes alors ? Si je like une vidéo de chats, ma page d'accueil se remplit automatiquement de chats. Où est la liberté, dans ce cas, si l'on choisit pour moi ? », questionne Sarah.S. Et de continuer : « Avec les médias traditionnels, je décide moi-même de ce dont je veux m’informer. »

15:44 heure de Beyrouth

Team A : « La liberté étant cette capacité à agir en accord avec ma volonté, de façon effective, le constat est sans appel : là ou dans un média traditionnel, il faut passer par un rédacteur en chef, respecter une ligne éditoriale, suivre les intérêts privés de quelques milliardaires » (cela ne concerne évidemment pas L'Orient-Le Jour, quotidien indépendant 😉), il suffit d'un clique pour s'exprimer sur les réseaux sociaux et faire voyager notre pensée.

15:23 heure de Beyrouth

🗣️ Nos joutes oratoires ont débuté !

Voici le sujet tiré par les étudiants pour le premier tour : « Les réseaux sociaux offrent-ils plus de liberté que les journaux traditionnels ? ».

La team A défendra le « oui », et la team B défendra le « non ».

Mais d'abord, au tour de John Achkar de monter sur scène pour détendre l'atmosphère (oui, les étudiants sont un peu stressés, et c'est normal !)

15:01 heure de Beyrouth

Ça va bientôt commencer !

🎤 Nous vous attendons à l’espace table ronde à 15h pour un « Flash talk » avec John Achkar ainsi que des joutes oratoires.

Pour rappel : quatre groupes d’étudiants venus des facultés de droit, sciences politiques, lettres, philosophie et technologie de l’USJ s’affronteront. Les thèmes, gardés secrets jusqu’au dernier moment, leur seront dévoilés sur place.

Deux manches éliminatoires, puis une finale : à la fin, une équipe de deux vainqueurs désignée par un jury composé de Marie-Claude Najm Kobeh, doyenne de la faculté de droit et des sciences politiques de l’USJ, du comédien John Achkar et d’Élie Fayad, corédacteur en chef de L’Orient-Le Jour. 

Les joutes se dérouleront en français. Entrée libre.

14:55 heure de Beyrouth

Pour la deuxième journée consécutive, notre reporter et lauréate du Prix Albert Londres (2021), Caroline Hayek, emmène nos abonnés sur les traces de notre journal L'Orient-Le Jour, à travers la capitale libanais. Montez à bord !

14:42 heure de Beyrouth

L'humoriste John Achkar est déjà à l'hippodrome de Beyrouth, et il vous attend nombreux pour les joutes oratoires étudiantes (et un petit sketch qu'il a préparé spécialement pour vous) !

14:34 heure de Beyrouth

Que pensent nos festivaliers de notre événement « Un vent de liberté » ? Nous sommes allés à leur rencontre pour leur demander (on ne veut pas vous gâcher le suspense, mais ils ont l'air de s'éclater) !

14:33 heure de Beyrouth

Le programme de cette nouvelle journée est encore bien riche :

15h – Ouverture

🌳 Venez profiter de l’hippodrome, découvrir notre exposition « L’Orient-Le Siècle, 100 ans de unes », vous détendre à l’espace restauration et faire participer aux vos enfants aux activités organisées en partenariat avec Cirquenciel.

L’entrée est libre.

🚌 15h – Visite guidée « Sur les traces de L’Orient-Le Jour »

Cette balade en bus dans Beyrouth avec Caroline Hayek, grand reporter (Prix Albert Londres 2021), est réservée à nos abonnés qui se sont inscrits au préalable.

🎤 15h – « Flash talk » avec John Achkar + Joutes oratoires

Quatre groupes d’étudiants venus des facultés de droit, sciences politiques, lettres, philosophie et technologie de l’USJ s’affronteront. Les thèmes, gardés secrets jusqu’au dernier moment, leur seront dévoilés sur place. Deux manches éliminatoires, puis une finale : à la fin, une équipe de deux vainqueurs désignée par un jury composé de Marie-Claude Najm Kobeh, doyenne de la faculté de droit et des sciences politiques de l’USJ, du comédien John Achkar et d’Élie Fayad, corédacteur en chef de L’Orient-Le Jour. 

Les joutes, modérées par notre journaliste Nemtala Eddé, se dérouleront en français. Entrée libre

📰 17h – L’Orient Today x Kim Ghattas

Une conversation avec Kim Ghattas qui tisse des passerelles entre écriture, journalisme et enjeux régionaux. Journaliste, Kim Ghattas est aussi l’autrice de « The Secretary », un récit de voyages aux côtés de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, et « Black Wave », qui analyse comment l’année 1979 – avec la révolution iranienne et le tournant conservateur de l’Arabie saoudite – a redéfini le Moyen-Orient.

La conversation, menée par la responsable de L’Orient Today, Iva Kovic, se fera anglais. L’entrée est gratuite.

🤖 18h – L’intelligence artificielle, une nouvelle religion ?

Fatima Abu Salem (professeure à l’AUB, consultante IA), Kristen Davis (experte en innovation) et Craig Forman (entrepreneur tech & médias) s’arrêteront sur une question : l’IA sera-t-elle la prochaine religion ?

Le débat, modéré par Ludovic Blecher, conseiller et membre du conseil d’administration, se tiendra en anglais, avec une traduction simultanée en français. L’entrée est libre.

💬 18h45 – Grand débat avec Nawaf Salam

Une discussion à cœur ouvert avec un Premier ministre en fonction : le Liban a rarement fait l’expérience d’un tel exercice démocratique.  

À l’occasion de notre festival, un entretien exclusif aura lieu avec l’ancien président de la Cour internationale de justice. Cet entretien, mené par nos rédacteurs en chef, Élie Fayad et Anthony Samrani, se tiendra au Sérail, mais le départ des inscrits se fera depuis l'hippodrome de Beyrouth. Nous donnons rendez-vous aux personnes qui se sont inscrites à 18h45 à l’hippodrome (espace enfants). Les inscrits seront acheminés au Grand Sérail en bus et ramenés à l’hippodrome à l’issue de la discussion.

Le débat se fera en français, avec une traduction simultanée en anglais. Les inscriptions sont closes.

13:49 heure de Beyrouth

Photos Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Les gradins étaient noirs de monde, et Maalouf et son équipe nous ont tenus en haleine jusqu'à la dernière note 🎼😮‍💨

13:31 heure de Beyrouth

Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

L'harmonie qui règne sur scène entre les différents musiciens est impressionnante 🥁

13:22 heure de Beyrouth

Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Celle-ci est probablement notre préférée. Ibrahim Maalouf est un passionné, et ça se voit !

13:20 heure de Beyrouth

😍 Quel moment ! Depuis ce matin, on ne peut pas s'empêcher de regarder encore et encore les photos du concert. On vous les partage sans plus tarder 📸

13:01 heure de Beyrouth

C’est reparti pour une journée riche en événements, après un samedi marqué par des tables rondes intenses, sur l’engagement, l’art et la censure. Après, surtout, une soirée de fête avec le concert exceptionnel d’Ibrahim Maalouf « and the Trumpets of Michel-Ange » 🎺

12:30 heure de Beyrouth

👋 Bonjour et bienvenue dans notre live consacré au troisième jour du festival de L’Orient-Le Jour !


commentaires (2)

L,homme sur la voie de son auto-disparition.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 30, le 14 septembre 2025

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Commentaires (2)

  • L,homme sur la voie de son auto-disparition.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 30, le 14 septembre 2025

  • "… l'info doit-elle être gratuite ? …" - l’info oui, l’analyse de l’info non

    Gros Gnon

    16 h 51, le 14 septembre 2025

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