Rechercher
Rechercher

Politique - guerre au liban 2026

Aoun : Le Liban est face à deux choix, l’unité autour d’un État souverain ou la logique des milices

Nawaf Salam appelle le Hezbollah à soutenir les négociations directes menées avec Israël.

Aoun : Le Liban est face à deux choix, l’unité autour d’un État souverain ou la logique des milices

Le président de la République Joseph Aoun. Photo ANI

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé samedi que le Liban se trouvait face à deux choix : soit l’unité autour d’un État fort, soit la logique des milices, alors que le Hezbollah continue de s'opposer aux négociations directes menées par les autorités avec Israël pour mettre un terme à la guerre.

« Le Liban se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : soit ses enfants s’unissent autour d’un État souverain, détenteur exclusif des armes, où règnent la loi et la protection du citoyen indépendamment de son appartenance ou de sa position ; soit le pays demeure prisonnier de la logique des milices et de la culture de l’exclusion », a souligné M. Aoun sur X. Il a ajouté que « nous vivons un moment qui ne tolère ni les calculs confessionnels ni les rivalités régionales. L’unité nationale n’est plus un slogan brandi lors des cérémonies ; elle est une nécessité existentielle qui se construit par la franchise, se renforce par la justice et s’enracine dans l’équité envers toutes les composantes du peuple, sans exception ».

Le chef de l'État a également renouvelé son « engagement à œuvrer pour un Liban où ses citoyens vivent libres et égaux, unis non seulement par la géographie, mais aussi par une véritable citoyenneté et par leur appartenance à un État de droit ».

Le Liban réclame un cessez-le-feu permanent comme base des négociations devant conduire à un retrait israélien complet et au retour de centaines de milliers de civils déplacés, sous la supervision de l’armée libanaise. Israël souhaite démanteler le Hezbollah en tant que force militaire, au moins dans le sud du Liban, et obtenir la preuve de la disparition de sa capacité militaire avant d’abandonner les territoires occupés.

Le Hezbollah a rejeté le plan de cessez-le-feu sur lequel les gouvernements libanais et israélien se sont accordés lors des discussions directes à Washington. Son secrétaire général, Naïm Kassem, dont le parti chiite n’a pas participé aux discussions, a qualifié les négociations de « honteuses » et rejeté la déclaration de Washington, estimant qu’elle constituait « une feuille de route pour l’élimination d’une partie du peuple libanais et l’asservissement du reste ».

Salam au Hezbollah : Respectez vos engagements

De son côté, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a appelé samedi le Hezbollah, qu'il considère comme « une force politique libanaise », à soutenir les négociations directes menées avec Israël. « Si vous êtes réellement soucieux de ce que vous appelez votre environnement et des souffrances de votre environnement, tout ce qui vous est demandé est de respecter vos engagements. Nous ne demandons rien de plus », a souligné M. Salam, dans un entretien accordé à l'agence Reuters.

« Notre problème avec le Hezbollah, ce sont ses armes. Nous considérons le parti comme une force politique libanaise et nous voulons qu’il respecte ses engagements libanais. Tout ce que nous lui demandons, c’est de tenir ses promesses », a ajouté le chef du gouvernement. « Le Hezbollah doit être plus rapide que nous, ou au moins avancer au même rythme que nous, et annoncer son soutien aux négociations que nous menons à Washington », a souligné M. Salam. Une source libanaise informée des discussions a déclaré à l'agence que Téhéran avait été irrité par la décision de Beyrouth de négocier de manière indépendante avec Israël, considérant cela comme une privation pour l’Iran d’un important levier de négociation dans sa confrontation avec les États-Unis.

Le Premier ministre a assuré être « en contact permanent avec le Hezbollah. Tout ce qui lui est demandé est de respecter ses engagements. Le Sud est censé être une zone exempte d’armes. Le Hezbollah a accordé sa confiance au gouvernement à deux reprises, alors que la déclaration ministérielle insiste sur le monopole des armes. Il ne lui est demandé rien de plus que cela ».

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé samedi que le Liban se trouvait face à deux choix : soit l’unité autour d’un État fort, soit la logique des milices, alors que le Hezbollah continue de s'opposer aux négociations directes menées par les autorités avec Israël pour mettre un terme à la guerre.« Le Liban se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : soit ses enfants s’unissent autour d’un État souverain, détenteur exclusif des armes, où règnent la loi et la protection du citoyen indépendamment de son appartenance ou de sa position ; soit le pays demeure prisonnier de la logique des milices et de la culture de l’exclusion », a souligné M. Aoun sur X. Il a ajouté que « nous vivons un moment qui ne tolère ni les calculs confessionnels ni les rivalités régionales. L’unité nationale n’est...
commentaires (9)

"L’unité nationale n’est plus un slogan brandi lors des cérémonies". Malheureusement l’unité nationale n'a jamais existé depuis 1958 avec la première trahison des politiques musulmans et des gauchistes. Depuis les souverainistes, en particulier les partis Chrétiens nationaux, se battent pour sauver ce qui reste du pays qualifié, a tord par le pape, de "message" alors qu'il ne l'est plus depuis Abd el Nasser. Les Sunnites veulent Chareh, les Chiites le Fakih et les Druzes, selon la direction du vent, pourvu que les Chrétiens soient écrasés. Cela ne fera jamais du pays un message mais un bordel

Pierre Christo Hadjigeorgiou

09 h 24, le 15 juin 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (9)

  • "L’unité nationale n’est plus un slogan brandi lors des cérémonies". Malheureusement l’unité nationale n'a jamais existé depuis 1958 avec la première trahison des politiques musulmans et des gauchistes. Depuis les souverainistes, en particulier les partis Chrétiens nationaux, se battent pour sauver ce qui reste du pays qualifié, a tord par le pape, de "message" alors qu'il ne l'est plus depuis Abd el Nasser. Les Sunnites veulent Chareh, les Chiites le Fakih et les Druzes, selon la direction du vent, pourvu que les Chrétiens soient écrasés. Cela ne fera jamais du pays un message mais un bordel

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 24, le 15 juin 2026

  • Il y a une 3eme voie : le federalisme. Si la milice ne veut pas se soumettre á l'autorité de l'Etat, et pour ne pas retomber dans une guerre civile, que la milice fasse une micro wilayet el fakih d'où elle combattera Israel et tous les satans de la terre á sa guise, avec son fric et á ses risques et périls, et les autres libanais vivront normalement dans d'autres régions où l'Etat de droit sera la règle.

    Moi

    23 h 49, le 14 juin 2026

  • Il fallait dire, Cher President : Tous les libanais n,ont qu,un SEUL CHOIX *L,ETAT*. Ceux qui ont d,autre appartenance n,ont qu,a rejoindre le pays de leur SEIDE. Ils n,ont pas de place au Liban.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 45, le 14 juin 2026

  • quoiqu'il advienne , quelque soit l'issue de cette guerre insoutenable, l'apres guerre reste l'inconnue-les inconnues- la plus difficile a trouver. comment reinserer non pas le parti, aka, la milice iranienne au sein de la societe, mais bien ses militants militaires & civiles, du point vue travail, reconstruction etc.. Mais meme si des solutions seraient trouvees, comment croire que le LIBAN d'apres renaitra de ses cendres accumulees depuis surtout 1988.... que faire pour juguler,aneantir toute cette corruption etendue a toutes les echelles sociales,confessionnelles, etatiques?

    L’acidulé

    10 h 06, le 14 juin 2026

  • Le duo a raison sur tout. Si son public est Libanais, la milice ne l’est pas, et c’est bien elle qui le dit et qui le prouve. Dénoncer simplement les bombes du voisin ne va pas résoudre nos problèmes. Rien ne peut l’arrêter sauf le désarmement,…décidé par l’Etat et le peuple libanais. L’Etat devra bien un jour passer aux actes, sinon c’est Israël qui risque de faire de beyrouth une ville sans armes. Certains pensent qu’être contre la milice c’est être avec le voisin, ils se trompent. Il faut être contre la guerre d’où qu’elle vienne. Et on sait bien d’où chaque fois elle vient.

    NG

    04 h 57, le 14 juin 2026

  • Il n'y absolument personne ici qui accepte les actions folles et irresponsables du gouvernement Netenyahou, mais leur folie n'excuse pas tout

    Ata

    21 h 34, le 13 juin 2026

  • Ou est que ce n'est pas plutôt la milice qui a tout fait pour affaiblir l'état?

    Ata

    21 h 32, le 13 juin 2026

  • Le Hezbollah, « une force politique libanaise »? Depuis quand? « Si vous êtes réellement soucieux de ce que vous appelez votre environnement et des souffrances de votre environnement...». "si"1 C'est justement là le problème!

    Yves Prevost

    19 h 52, le 13 juin 2026

  • On est d'accord sauf que l'état fort, on aimerait le voir, un état qui se fait respecter par le trublion voisin génocidaire. De cet état fort, il en découlerait automatiquement que la logique des milices ne tiendrait plus un seul jour. C'est la faiblesse de cet état qui fait les milices et non le contraire. Renforcer l'état ferait disparaitre les milices.

    MeK

    17 h 27, le 13 juin 2026

Retour en haut