Le président de la République Joseph Aoun. Photo ANI
Le président libanais Joseph Aoun a affirmé samedi que le Liban se trouvait face à deux choix : soit l’unité autour d’un État fort, soit la logique des milices, alors que le Hezbollah continue de s'opposer aux négociations directes menées par les autorités avec Israël pour mettre un terme à la guerre.
« Le Liban se trouve aujourd’hui face à un choix décisif : soit ses enfants s’unissent autour d’un État souverain, détenteur exclusif des armes, où règnent la loi et la protection du citoyen indépendamment de son appartenance ou de sa position ; soit le pays demeure prisonnier de la logique des milices et de la culture de l’exclusion », a souligné M. Aoun sur X. Il a ajouté que « nous vivons un moment qui ne tolère ni les calculs confessionnels ni les rivalités régionales. L’unité nationale n’est plus un slogan brandi lors des cérémonies ; elle est une nécessité existentielle qui se construit par la franchise, se renforce par la justice et s’enracine dans l’équité envers toutes les composantes du peuple, sans exception ».
Le chef de l'État a également renouvelé son « engagement à œuvrer pour un Liban où ses citoyens vivent libres et égaux, unis non seulement par la géographie, mais aussi par une véritable citoyenneté et par leur appartenance à un État de droit ».
Le Liban réclame un cessez-le-feu permanent comme base des négociations devant conduire à un retrait israélien complet et au retour de centaines de milliers de civils déplacés, sous la supervision de l’armée libanaise. Israël souhaite démanteler le Hezbollah en tant que force militaire, au moins dans le sud du Liban, et obtenir la preuve de la disparition de sa capacité militaire avant d’abandonner les territoires occupés.
Le Hezbollah a rejeté le plan de cessez-le-feu sur lequel les gouvernements libanais et israélien se sont accordés lors des discussions directes à Washington. Son secrétaire général, Naïm Kassem, dont le parti chiite n’a pas participé aux discussions, a qualifié les négociations de « honteuses » et rejeté la déclaration de Washington, estimant qu’elle constituait « une feuille de route pour l’élimination d’une partie du peuple libanais et l’asservissement du reste ».
Salam au Hezbollah : Respectez vos engagements
De son côté, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a appelé samedi le Hezbollah, qu'il considère comme « une force politique libanaise », à soutenir les négociations directes menées avec Israël. « Si vous êtes réellement soucieux de ce que vous appelez votre environnement et des souffrances de votre environnement, tout ce qui vous est demandé est de respecter vos engagements. Nous ne demandons rien de plus », a souligné M. Salam, dans un entretien accordé à l'agence Reuters.
« Notre problème avec le Hezbollah, ce sont ses armes. Nous considérons le parti comme une force politique libanaise et nous voulons qu’il respecte ses engagements libanais. Tout ce que nous lui demandons, c’est de tenir ses promesses », a ajouté le chef du gouvernement. « Le Hezbollah doit être plus rapide que nous, ou au moins avancer au même rythme que nous, et annoncer son soutien aux négociations que nous menons à Washington », a souligné M. Salam. Une source libanaise informée des discussions a déclaré à l'agence que Téhéran avait été irrité par la décision de Beyrouth de négocier de manière indépendante avec Israël, considérant cela comme une privation pour l’Iran d’un important levier de négociation dans sa confrontation avec les États-Unis.
Le Premier ministre a assuré être « en contact permanent avec le Hezbollah. Tout ce qui lui est demandé est de respecter ses engagements. Le Sud est censé être une zone exempte d’armes. Le Hezbollah a accordé sa confiance au gouvernement à deux reprises, alors que la déclaration ministérielle insiste sur le monopole des armes. Il ne lui est demandé rien de plus que cela ».



"L’unité nationale n’est plus un slogan brandi lors des cérémonies". Malheureusement l’unité nationale n'a jamais existé depuis 1958 avec la première trahison des politiques musulmans et des gauchistes. Depuis les souverainistes, en particulier les partis Chrétiens nationaux, se battent pour sauver ce qui reste du pays qualifié, a tord par le pape, de "message" alors qu'il ne l'est plus depuis Abd el Nasser. Les Sunnites veulent Chareh, les Chiites le Fakih et les Druzes, selon la direction du vent, pourvu que les Chrétiens soient écrasés. Cela ne fera jamais du pays un message mais un bordel
09 h 24, le 15 juin 2026