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Politique - guerre au liban 2026

Raggi : La question du Liban doit être dissociée de la question iranienne dans les négociations

« Le gouvernement, dont les décisions sont très courageuses, est contraint d’avancer doucement, pas à pas, pour éviter des frictions internes », affirme le chef de la diplomatie libanaise.

Raggi : La question du Liban doit être dissociée de la question iranienne dans les négociations

Le ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi. Photo d'archives AFP

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a affirmé que la question du Liban doit être « dissociée de la question iranienne » dans les négociations en cours entre les États-Unis et l'Iran, alors que la guerre entre le Hezbollah et Israël se poursuit et que Téhéran a fait du cessez-le-feu au Liban une condition essentielle à tout accord plus large avec Washington.

« La question du Liban doit être dissociée de la question iranienne. Nous n’acceptons pas que quelqu’un négocie à notre place ou signe des accords en notre nom. Ce sera forcément à notre détriment », a indiqué Joe Raggi dans un entretien accordé au Figaro vendredi. « Et puis, il y va de la souveraineté du pays et de l’indépendance de nos décisions. D’ailleurs, la décision courageuse du président de la République, qui a choisi de négocier directement avec Israël, sous couverture américaine, a prouvé que nous pouvions emprunter une voie indépendante », a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie libanaise a estimé que le Liban peut se libérer du Hezbollah sans que le régime iranien ne tombe « si des décisions adéquates sont prises, avec le soutien de la communauté internationale ». Selon lui, « sur le terrain, le Hezbollah est, au niveau stratégique et militaire, complètement défait. Mais il tient encore une bonne partie de ce qu’on appelle l’État profond ». Il a dans ce cadre indiqué que « le gouvernement, dont les décisions sont très courageuses, est contraint d’avancer doucement, pas à pas, pour éviter des frictions internes ». « Nous ne réclamons pas le désarmement du Hezbollah pour faire plaisir à Israël, aux Américains ou à la communauté internationale… Mais parce que nous voulons simplement vivre dans un pays normal. Or, il est évident qu’une organisation armée qui a noyauté l’État est un obstacle à cela », a-t-il ajouté.

Sur le plan régional, M. Raggi a souligné que le régime iranien devrait changer. « Au début de l’année, 30 000 personnes ont été tuées en quelques jours. Aujourd’hui encore, chaque jour, des Iraniens sont exécutés et personne n’en parle. Pauvre peuple iranien ! Il faudrait, pour lui d’abord, que le régime change. Mais personne ne pourra le faire à sa place », a-t-il souligné.

Les propos de M. Raggi ont été critiqués samedi par l'ambassade d'Iran au Liban. « Ne vous trompez pas dans votre compréhension et évaluation du peuple iranien, du régime et de l’État que notre peuple aime, et soyez réaliste. Depuis plus de cent jours, toutes les places dans l’ensemble de notre cher et puissant pays, d’une superficie de 1 648 195 kilomètres carrés, sont remplies de foules immenses avec la participation de toutes les catégories de la population, femmes, hommes, personnes âgées, jeunes et enfants, en défense du système de la République islamique », a-t-elle commenté.

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, a affirmé que la question du Liban doit être « dissociée de la question iranienne » dans les négociations en cours entre les États-Unis et l'Iran, alors que la guerre entre le Hezbollah et Israël se poursuit et que Téhéran a fait du cessez-le-feu au Liban une condition essentielle à tout accord plus large avec Washington.« La question du Liban doit être dissociée de la question iranienne. Nous n’acceptons pas que quelqu’un négocie à notre place ou signe des accords en notre nom. Ce sera forcément à notre détriment », a indiqué Joe Raggi dans un entretien accordé au Figaro vendredi. « Et puis, il y va de la souveraineté du pays et de l’indépendance de nos décisions. D’ailleurs, la décision courageuse du président de la République, qui a...
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