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Société - guerre au liban 2026

Examens universitaires dans le privé : rattrapage jusqu'en octobre pour les étudiants des régions visées par Israël


Examens universitaires dans le privé : rattrapage jusqu'en octobre pour les étudiants des régions visées par Israël

Des élèves dans une école publique de Bazouriyé, au Liban-Sud, le 3 juillet 2024. Photo d’illustration Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

La ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Rima Karamé, a publié mercredi une circulaire autorisant les universités privées à organiser des sessions de rattrapage pour leurs étudiants issus des régions visées par les bombardements israéliens, ou soumis à des déplacements forcés, n'ayant pas pu passer leurs examens de fin d'année.

Cette mesure vise à garantir « l’égalité des chances » entre les étudiants et à éviter que ceux vivant dans ces zones à risque aient à effectuer des déplacements se rendre à leurs examens « au risque de leur sécurité », indique la circulaire. « Les étudiants concernés doivent être dispensés de l’obligation de se présenter aux examens finaux dès lors qu’ils estiment être exposés à un danger réel, et aucune forme d’incitation ou de pression ne doit être exercée pour les pousser à se rendre dans les centres d’examen », a plaidé la ministre.

« En présentiel, jusqu'au 30 octobre »

Ces examens de rattrapage se tiendront en présentiel, et devront être organisés au plus tard le vendredi 30 octobre 2026, précise la circulaire. Celle-ci invite également les universités privées à mettre à disposition tous les moyens d’enseignement possibles, notamment à distance, afin de permettre aux étudiants de poursuivre leur cursus durant cette période.

« Les universités privées doivent suivre la situation des étudiants concernés et de documenter chaque cas, tout en leur fournissant l’accompagnement et le soutien nécessaires sur les plans académique, psychologique, social et financier, afin de les aider à surmonter les circonstances exceptionnelles auxquelles ils sont confrontés et à maintenir un niveau de préparation comparable à celui de leurs camarades », ajoute le texte.

Plus d’un million de personnes ont été déplacées depuis la reprise du conflit entre le Hezbollah et Israël le 2 mars, tandis que de nombreuses écoles publiques ont servi de centres d’accueil pour les déplacés.

De son côté, la présidence de l’Université libanaise a décidé de « reporter les examens dans toutes les branches des facultés et instituts de l’université à Saïda et dans le Sud pour une semaine supplémentaire, jusqu’au soir du dimanche 21 juin, en raison de l’instabilité sécuritaire ».

Ces mesures interviennent une semaine après le meurtre d'une étudiante de l'Université libanaise (UL), Théodossia Karam, originaire du village de Qlayaa, près de la « ligne jaune » au Liban-Sud. Celle-ci avait été tuée le 2 juin par une frappe israélienne de drone sur son véhicule aux côtés de son père, James Karam, et de son frère Tony, alors que la famille rentrait de Beyrouth, où l'étudiante venait de passer ses examens de fin d'année.

Une réunion de la commission parlementaire de l’Éducation devant statuer sur le sort des examens du baccalauréat, jusqu'ici maintenus, doit se tenir ce jeudi en présence de la ministre.

Le mois dernier, le ministère français de l’Éducation nationale avait quant à lui pris la décision d'annuler les épreuves écrites et orales du brevet pour les élèves de troisième et du bac français au Liban pour les élèves de terminale. Celles-ci ont été remplacées par les notes du contrôle continu ou la moyenne annuelle de l'année.

La ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Rima Karamé, a publié mercredi une circulaire autorisant les universités privées à organiser des sessions de rattrapage pour leurs étudiants issus des régions visées par les bombardements israéliens, ou soumis à des déplacements forcés, n'ayant pas pu passer leurs examens de fin d'année.Cette mesure vise à garantir « l’égalité des chances » entre les étudiants et à éviter que ceux vivant dans ces zones à risque aient à effectuer des déplacements se rendre à leurs examens « au risque de leur sécurité », indique la circulaire. « Les étudiants concernés doivent être dispensés de l’obligation de se présenter aux examens finaux dès lors qu’ils estiment être exposés à un danger réel, et aucune forme d’incitation ou de...
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