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Politique - Médias

Bassil : Même si le Hezbollah a tort, on ne peut pas justifier les actions israéliennes

Dans une interview à la LBCI, le chef du CPL a estimé que le parti chiite devrait rendre ses armes mais que l’État devrait le rassurer en élaborant une stratégie de sécurité nationale qui l’inclurait.

Bassil : Même si le Hezbollah a tort, on ne peut pas justifier les actions israéliennes

Le chef du Courant patriotique libre (CPL), Gebran Bassil. Photo L'Orient-Le Jour

Le député Gebran Bassil, chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), a estimé vendredi soir que « le Hezbollah commet des erreurs depuis l’ouverture du front de soutien à Gaza » en 2023 et jusqu’à présent. Ces erreurs « d'une partie libanaise ne justifient cependant pas de se tenir aux côtés d’Israël ou de lui permettre d’occuper des territoires libanais et de menacer des Libanais », a-t-il martelé à l’adresse des détracteurs du parti chiite.

La formation pro-iranienne avait ouvert un premier front contre Israël en soutien à Gaza après le massacre commis par le mouvement islamiste Hamas le 7 octobre 2023 sur le territoire israélien, qui a conduit à une guerre jusqu'en novembre 2024, puis a ouvert un nouveau front au Liban-Sud en mars 2026 en soutien avec l'Iran, qui était attaqué par Israël et les États-Unis. Cette nouvelle guerre a causé des destructions immenses au Liban-Sud et valu au Liban une nouvelle occupation israélienne d'une partie du Sud.

Ancien allié du Hezbollah, M. Bassil était interrogé dans une interview sur la chaîne locale LBCI, au sujet de la guerre entre le Hezbollah et Israël depuis le 2 mars, mais aussi sur la classe politique libanaise et les négociations libano-israéliennes directes à Washington depuis début avril. Il a fait prévaloir la position centriste de son parti, qui était au pouvoir jusqu’en 2022, et ses idées qu’il présente comme modérées dans le paysage politique libanais. Depuis la formation du gouvernement de Nawaf Salam début 2025, le CPL se range dans l’opposition.

Tout en demandant une nouvelle fois au parti de « rendre ses armes à l'État libanais », M. Bassil a mis en garde « contre un ciblage de la communauté chiite et une volonté d’en finir avec le Hezbollah dans son acception sociale, ce qui signifierait de s’en prendre au Liban-Sud et à la Békaa (les fiefs de ce parti, Ndlr) comme constituants essentiels du Liban ». « Dénoncer les erreurs du Hezbollah ne signifie pas ignorer les agressions israéliennes continues », a-t-il dit.

« Ni l’Iran ni Israël ne m’importent, en tant que CPL je ne suis soucieux que de la souveraineté libanaise », a-t-il insisté. L’Iran, notamment, affirme vouloir négocier au nom du Liban dans ses pourparlers avec les États-Unis (qui pourraient aboutir bientôt à un deal), alors que le président de la République Joseph Aoun, et le Premier ministre Nawaf Salam déclarent que seul le Liban officiel négocie en son nom.

Sur les négociations israélo-libanaises, M. Bassil a critiqué le fait « qu’elles se poursuivent à un moment où les agressions israéliennes ne se sont pas interrompues », estimant que le fait « d'ignorer les violations répétées du cessez-le-feu affaiblit la position libanaise et donnent l’impression que le gouvernement couvre les opérations israéliennes ».

Sur la question des armes et de la situation interne au Liban, l’ancien ministre estime que « la solution passe par une stratégie de sécurité nationale mise en place par l’État conformément aux intérêts du Liban, non ceux d’Israël ou de l’Iran ». Pour lui, « l’État doit faire en sorte que le Hezbollah en fasse partie et l’approuve, en le rassurant sur le fait qu’il ne sera pas ciblé politiquement ».


Le député Gebran Bassil, chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), a estimé vendredi soir que « le Hezbollah commet des erreurs depuis l’ouverture du front de soutien à Gaza » en 2023 et jusqu’à présent. Ces erreurs « d'une partie libanaise ne justifient cependant pas de se tenir aux côtés d’Israël ou de lui permettre d’occuper des territoires libanais et de menacer des Libanais », a-t-il martelé à l’adresse des détracteurs du parti chiite. La formation pro-iranienne avait ouvert un premier front contre Israël en soutien à Gaza après le massacre commis par le mouvement islamiste Hamas le 7 octobre 2023 sur le territoire israélien, qui a conduit à une guerre jusqu'en novembre 2024, puis a ouvert un nouveau front au Liban-Sud en mars 2026 en soutien avec l'Iran, qui était attaqué par...
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