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Environnement - Liban

Saddi : Le Liban fait face à une pénurie d’eau sans précédent

Le ministre de l'Énergie annonce « l’activation » de l’Autorité nationale de l’eau.

Saddi : Le Liban fait face à une pénurie d’eau sans précédent

Les eaux du barrage de Chabrouh, dans le Kesrouan, le 21 juin 2025. Photo Philippe Hage Boutros/L'Orient-Le Jour

Le Liban connaît une « pénurie d'eau inédite », a annoncé le ministre de l'Énergie Joe Saddi, lors d'une conférence de presse mardi. Selon lui, les précipitations annuelles ont chuté de 50 % par rapport à la moyenne, alors que généralement, elles oscillent entre 700 et 1000 mm.

L’hiver 2024-2025 a été particulièrement pauvre en eau : à Beyrouth, par exemple, il est tombé cette saison 382,1 millimètres de pluie contre 1051,3 l’année dernière, et 822 comme moyenne sur trente ans, selon les chiffres de Météo-Liban. La neige a elle aussi été rare, et cela s’est naturellement répercuté sur les ressources en eau disponibles à la distribution cet été.

Le ministre Saddi a ainsi souligné que la crise de l'eau était « plus cruciale que celle de l'électricité, car elle est directement lié au changement climatique, un facteur incontrôlable, ce qui impose d’accélérer les mesures pour relever les défis à venir ». Il a affirmé que la gestion de cette crise nécessite une « prise de conscience collective » et une « coordination étroite entre les ministères et administrations concernés ».

« Plan d'urgence préventif »

Afin de palier les pénuries d'eau, le ministre a réuni, le 15 avril, les responsables du ministère afin d’élaborer un plan d’urgence. Parmi les principaux axes abordés : la lutte contre les infractions, les abus, le renforcement de la maintenance immédiate, la création d’équipes de maintenance supplémentaires, l’élaboration d’un calendrier équitable et transparent de distribution de l’eau, ainsi que la remise en service des puits inexploités. Il a également indiqué réexaminer certains volets de la stratégie nationale de l’eau du gouvernement précédent.

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Le ministre Saddi a insisté sur l’importance de mettre en place un « plan d’urgence préventif » pour l’année prochaine, qui sera accompagné de réformes organisationnelles au sein des institutions concernées pour « assurer une durabilité financière permettant de contrôler et d’évaluer leur travail selon des critères clairs ». Il a également annoncé « l’activation » de l’Autorité nationale de l’eau, dont le mécanisme de fonctionnement a été approuvé. Son rôle est consultatif et doit assurer la coordination entre les ministères et les organismes compétents. Pour réduire le gaspillage et encourager une consommation rationnelle, le ministre a ajouté qu’un programme d’installation de compteurs pour les consommateurs sera lancé.

Concernant les quatre barrages inachevés, il a indiqué avoir sollicité l’aide d’un comité d’experts internationaux pour définir les meilleures solutions techniques. Le ministère accompagnera ces efforts par des campagnes de sensibilisation et une coopération accrue avec les bailleurs de fonds, en plus de la préparation de plans préventifs pour les prochaines années.

Le week-end dernier, afin de préserver la qualité de l'eau du barrage de Chabrouh (Kesrouan), M. Saddi a décidé d'interdire tout accès ou activité dans l’enceinte de l'infrastructure.

Le Liban connaît une « pénurie d'eau inédite », a annoncé le ministre de l'Énergie Joe Saddi, lors d'une conférence de presse mardi. Selon lui, les précipitations annuelles ont chuté de 50 % par rapport à la moyenne, alors que généralement, elles oscillent entre 700 et 1000 mm.L’hiver 2024-2025 a été particulièrement pauvre en eau : à Beyrouth, par exemple, il est tombé cette saison 382,1 millimètres de pluie contre 1051,3 l’année dernière, et 822 comme moyenne sur trente ans, selon les chiffres de Météo-Liban. La neige a elle aussi été rare, et cela s’est naturellement répercuté sur les ressources en eau disponibles à la distribution cet été.Le ministre Saddi a ainsi souligné que la crise de l'eau était « plus cruciale que celle de l'électricité, car elle est directement...
commentaires (5)

Pour prévenir les prochaines catastrophes qui risquent de nous tomber sur la tête, pourquoi ne pas réfléchir aussi au déssalement de l’eau de mer ? Cette technologie est largement pratiquée dans les pays du Golfe. Mais on dit qu’elle coûte cher… et nos poches sont trouées.

Goraieb Nada

07 h 58, le 27 août 2025

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Commentaires (5)

  • Pour prévenir les prochaines catastrophes qui risquent de nous tomber sur la tête, pourquoi ne pas réfléchir aussi au déssalement de l’eau de mer ? Cette technologie est largement pratiquée dans les pays du Golfe. Mais on dit qu’elle coûte cher… et nos poches sont trouées.

    Goraieb Nada

    07 h 58, le 27 août 2025

  • Tout est tout dit Jean-Louis et aussi j'ajoute la mafia des vendeurs de citerne d'eaux!!!

    Monique Haddad

    07 h 20, le 27 août 2025

  • Qu'on cesse de a gaspiller en arrosant les trottoirs, en faisant couler l'eau durant toute la vaisselle et en passant 1/2h sous la douche, et il y en aura assez pour tout le monde.

    Yves Prevost

    07 h 16, le 27 août 2025

  • Il faut batir une usine de desalinization de l eau immediatement

    Robert Moumdjian

    05 h 41, le 27 août 2025

  • Arrêtez d’engloutir de l’argent à fonds perdus dans des barrages inadéquats ! Commencez par nettoyer le fleuve du Litani et dépolluer le lac du Qaraoun. Réhabilitez le réseau de distribution et saisissez tous les stations de pompage des nappes phréatiques

    Bersuder Jean-Louis

    17 h 12, le 26 août 2025

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