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Sur un air brûlant

Chère lectrice, cher lecteur,

Le week-end dernier, le Liban a supporté la double fournaise du climat politique et de l’été implacable. Entre la chaleur des esprits et celle du thermomètre, il a trouvé un peu d’ombre… sous les projecteurs.

À Baalbeck, Oussama Rahbani et Hiba Tawaji ont enflammé les colonnes romaines d’un opéra-poème habité.

À Saïda, Marcel et Rami Khalifé ont fait de la nostalgie une arme de mémoire et de résistance.

À Byblos, Slimane a décliné ses « je t’aime » à l’infini, tandis que Lost Frequencies transformait le port en transe collective.

La fièvre des festivals s’apaise, mais la chaleur demeure : cap sur les salles climatisées du musée Sursock pour plonger dans les icônes du patrimoine artistique libanais, ou sur Jezzine, où kebbé légendaire et cascades rafraichissantes offrent un répit poétique.

Quand l’air devient étouffant, l’art devient souffle, et la scène, un espace où l’on peut encore respirer. Derrière chaque rendez-vous, la ténacité des organisateurs force l’admiration : ils tiennent le cap, malgré toutes les incertitudes, comme on garde allumée une flamme dans le vent. Une magistrale leçon de résistance !

Bonne lecture !

Maya Ghandour Hert

Cheffe du service culturel

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