Rechercher
Rechercher
LE LIBAN À TABLE
LE LIBAN À TABLE

Les ouvertures au Liban - Restauration

Bayti, restaurant australien libanais, débarque au Liban le temps d’un pop-up à Kfour

C'est à Kfour, dans la maison d’hôtes Indira, que les cofondateurs et frère et sœur, Najee et Priscilla Khouzame ont choisi de poser leurs valises pour deux soirées privées.

Bayti, restaurant australien libanais, débarque au Liban le temps d’un pop-up à Kfour

Vue d'ensemble de l'événement organisé par Bayti à la maison d'hôte Indira. Photo fournie par Bayti

Le restaurant libanais Bayti, installé à Sydney depuis 2019, a organisé les 28 et 29 juillet dernier, son tout premier pop-up en dehors de l’Australie. Et c’est au Liban, à Kfour, dans la maison d’hôtes Indira, que les cofondateurs et frère et sœur, Najee et Priscilla Khouzame ont choisi de poser leurs valises pour deux soirées privées qui mêlent gastronomie, culture et émotion.

« Nous cherchions un lieu avec une histoire, pas une salle de mariage classique », explique Najee Khouzame. « Indira avait cette authenticité, cette richesse culturelle qui nous parlait ». Le choix du Liban était évident de par l’attachement de la famille à leur pays d’origine. « On nous disait de venir tester quelque chose au Liban, mais la situation ne s’y prêtait pas. Et puis, quand le pays a enfin élu un président et que la première dame a invité les expatriés à revenir, on s’est dit que c’était maintenant ou jamais ».

Article not found.

Le projet s’est concrétisé en six semaines à peine. « C’était un vrai casse-tête logistique. Mais nous avons réussi à faire venir une partie de notre équipe, et à collaborer avec des chefs locaux ». Au total, six membres du staff ont été dépêchés de l’étranger ; Royaume-Uni, Mexique, Australie, pour rejoindre l’équipe d’Indira. Neuf serveurs ont également été recrutés sur place pour l’occasion, et huit personnes travaillant pour Indira ont prêté main forte aux équipes.

Le menu, lui, a mêlé produits locaux et savoir-faire australien. « Nous utilisons uniquement des ingrédients libanais, sauf le bœuf qui vient d’Australie. Nous avons aussi collaboré avec des marques locales pour l’huile d’olive, les produits secs, ou encore la vaisselle ». Le sculpteur Richard Yassine a même conçu des centres de table spécialement pour l’événement. Un investissement conséquent : 120 000 dollars ont été engagés pour les deux soirs, dont la location du lieu. La soirée était remplie de bons plats, mais aussi de danses et de performances en direct données par des artistes libanais qui montent dans la scène culturelle libanaise.

Un attachement « personnel »

Pour Najee, ce pop-up a aussi une dimension personnelle. « Mon père rêvait de revenir s’installer au Liban pour sa retraite, mais malheureusement, il est décédé en 2014, et nous avons ouvert Bayti en 2019 à Sydney, le jour de son anniversaire. C’est une façon de lui rendre hommage ». Né en Australie, Najee revendique haut et fort son attachement à ses racines : « Mes parents ont toujours injecté la culture libanaise dans notre quotidien. Ce n’est pas notre terre d’origine, mais c’est chez nous ».

Article not found.

L’événement était sur invitation uniquement, avec une centaine de convives attendus chaque soir, dont notamment des stylistes, des journalistes, des bloggeurs, des chefs, des personnalités du monde de la gastronomie et de l’hôtellerie, et l’ambassadeur d’Australie.

La suite ? « On espère que le succès de ces soirées pourra ouvrir des portes. Ce serait un rêve de vivre entre le Liban et l’Australie. Nous prenons un risque, c’est vrai. Le Liban peut changer du jour au lendemain. Mais tout le monde veut investir ici. Et nous avons envie de raconter notre histoire, celle de nos parents, et de montrer que malgré l’exil, la culture libanaise continue de rayonner. » Après le succès de cette première édition, Priscilla Khouzame le sait, « on reviendra pour une nouvelle expérience au Liban, c’est certain ».

Le restaurant libanais Bayti, installé à Sydney depuis 2019, a organisé les 28 et 29 juillet dernier, son tout premier pop-up en dehors de l’Australie. Et c’est au Liban, à Kfour, dans la maison d’hôtes Indira, que les cofondateurs et frère et sœur, Najee et Priscilla Khouzame ont choisi de poser leurs valises pour deux soirées privées qui mêlent gastronomie, culture et...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut