Illustration Jaimee Lee Haddad / L'Orient-Le Jour

Le quartier parisien du Châtelet apparaît sur mon fil Instagram. Ses escalators qui jaillissent de sous-terre, son brouhaha permanent, ses influenceurs et leurs micros tendus aux passants. D’ordinaire, leurs questions sont plutôt rasoir : « Tu préfères ne plus jamais prendre de douche ou ne plus jamais faire l’amour ? ».
Cette fois, le professionnel du choix impossible fait encore plus fort. « Si tu pouvais choisir, tu ramènerais un peu du Liban en France, ou le contraire ? ». L’interviewé est tout aussi interloqué que moi. L’équation est difficile, mais va pour un peu de France à Beyrouth. Je suis d’accord avec lui. Le bleu du ciel, le blanc des vagues. De l’électricité à gogo, les trottoirs de Paris et leur million de bistros, du foul et du houmous, Beyrouth-Saïda en métro. Une justice indépendante, des institutions qui sortent la tête de l’eau…
Un peu honteusement, je me laisse parfois aller à rêver d'un Liban qu’on pourrait construire à la carte. Voilà pourquoi, cette semaine, je vous emmène de part et d’autre de la Méditerranée, à travers une sélection d’articles qui redonnent le sourire, où que vous soyez.
Julia


Du houmous au loukoum fourré, Tripoli en cinq adresses gourmandes

Vous connaissez sa citadelle croisée, ses hammams historiques et ses souks traditionnels. Mais sauriez-vous où trouver de bons « lahmajins », un hommos exotique ou encore un café sympa à Tripoli ? Cet été, « L’Orient-Le Jour » part à la recherche d’adresses savoureuses au Liban et pour, une première halte, vous emmène dans la capitale du Liban-Nord, aussi surnommée « Tripoli al-fayha » ou « Tripoli la parfumée ».

La malédiction des étés libanais

Elle écoute Tom Barrack enchaîner les déclarations à la télévision. La politique n’a jamais vraiment été son truc, elle n’y comprend pas grand-chose, mais encore une fois, elle sent jusque dans ses tripes que le Liban est sur le fil du rasoir. D'un coup, une pensée la frappe comme une évidence : du plus loin qu’elle s’en souvienne, ou du moins depuis 1975, pas un été au Liban n’est arrivé sans ce poids sur le cœur. Retrouvez le photo-roman de Gilles Khoury.

Daphné Bürki : Pendant les JO, Trump, Musk et Erdogan voulaient nous jeter au bûcher

Neuf mois après la clôture des Jeux olympiques et paralympiques – où elle a officié en tant que directrice des costumes et du stylisme des cérémonies –, et en plein Festival de Cannes, Daphné Bürki, devenue l’une des figures phares du service public, s’est confiée à Karl Richa. Retour sur l'ascension de l'ex-bébé Canal.

Seins percés et corps sculptés : la nudité revue par Thierry Mugler

Paris, janvier 1998. Dans un salon intimiste de la capitale française, une silhouette mystique apparaît soudain. Habillée d’une robe translucide qu’elle arbore comme une seconde peau scintillante, la mannequin défie ici les regards, les esprits, mais surtout le monde conservateur de la mode, que la maison Mugler quitte pour entrer dans l'Histoire. Fifi Abou Dib revient sur une collection qui a contribué à révolutionner les codes de la fashion sphère.

Il était une fois les Mamelouks, au musée du Louvre

Pour certains, les Mamelouks sont associés aux armées napoléoniennes, pour d’autres, ils évoquent de vagues leçons d’histoire. Mais cette image de guerriers massifs et intraitables ne laisse pas deviner la splendeur de leurs constructions architecturales ni le raffinement de leur littérature et de leur artisanat. Alors, jusqu'au 29 juillet, le musée du Louvre s'en charge. Faites-y un tour, avec Joséphine Hobeika.

À Beyrouth, les arbres résistent et une photographe les suit à la trace

Là, un arbre semble s’écouler comme un liquide. Ailleurs, deux troncs qui se frôlent comme dans une étreinte discrète en bord de route. Ces images constituent le cœur d’« Undergrowth », première exposition solo d’Ieva Saudargaite Douaihi qui explore notre rapport à la nature et dont vous parle Jim Quilty.

Migdalah, le sac hommage de Rani Zakhem à sa mère

Un jour, la mère du couturier Rani Khazem lui dit : « J’aimerais un sac comme celui-ci, mais sans cette fermeture éclair qui casse les ongles. » Ce souhait tout simple sera le déclic, et le début de cinq ans de pas mesurés et de travail patient, pour accoucher d'un sac chargé d'histoire et de souvenirs. Fifi Abou Dib vous en dit plus.

Questionnaire de Proust à Ghassan Salamé

Ministre de la Culture au Liban de 2000 à 2003, puis de nouveau à partir de février 2025, conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU entre 2003 et 2006, lauréat de la médaille Vermeil de l’Académie française et auteur d’une dizaine d’ouvrages, Ghassan Salamé a accepté de répondre au questionnaire de Proust de L'Orient Littéraire.

