Boy George lors de l’Eurovision en mai 2026. Photo Tobias Schwarz/AFP/Archives
Le chanteur britannique Boy George ne montera finalement pas sur scène début août à Londres pour plusieurs représentations de l’opéra-rock Jesus Christ Superstar, après une polémique suscitée par la sortie de sa dernière chanson pro-Israël, We Will Dance Again, a annoncé son manager.
« George n’a jamais eu peur de défendre ses opinions personnelles et je l’ai toujours respecté pour cela. Mais je crois qu’il est de ma responsabilité de prendre des décisions dans le meilleur intérêt de mon artiste, tout en témoignant également du respect aux autres », a indiqué Paul Kemsley dans un message publié jeudi soir sur Instagram. « Après mûre réflexion, j’ai décidé, en ma qualité de manager de Boy George, qu’il ne se produirait plus dans Jesus Christ Superstar, au London Palladium », a-t-il déclaré.
Boy George devait monter sur scène du 3 au 15 août.
« Vous dites génocide, je dis guerre »
L’artiste britannique de 65 ans, ancien chanteur du groupe Culture Club, est au cœur d’une vive polémique après la mise en ligne, le 26 juillet sur X, d’une chanson intitulée We Will Dance Again, traduction du slogan « Od Nirkod », utilisé par les survivants du festival de musique Nova, théâtre du plus grand massacre perpétré lors de l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas dans le sud d’Israël.
Sur un rythme reggae, le titre débute avec les paroles : « Vous dites génocide, je dis guerre / Quand on t’attaque, c’est à ça que sert l’armée. » Plus loin, il semble critiquer les prises de position d’autres artistes : « Vous condamnez les Juifs, avec une mémoire sélective / Des musiciens brandissent des drapeaux, bêlant comme des moutons. » Sa publication a été vue par plus de 5 millions de personnes et a suscité une avalanche de commentaires, mêlant remerciements et vives critiques.
Boy George n’a pas évoqué son retrait de Jesus Christ Superstar, mais, dans un message publié sur X jeudi soir, il a réagi à la polémique. « Peu importe ce que je pense ou ce que vous pensez. Quand allez-vous réaliser que vous ne faites RIEN ? C’est une putain de blague. Je finis même par me brouiller avec des amis juifs. Cette folie ne connaît pas de limites », a-t-il écrit.
Auparavant, il avait expliqué sur le réseau social Threads avoir composé ce titre après avoir visité l’exposition consacrée au massacre du festival Nova, et précisé que la chanson avait été écrite avec l’aide de l’intelligence artificielle. « J’accepte que beaucoup de gens soient en désaccord avec mon point de vue, mais c’est là tout l’intérêt de la démocratie, aussi imparfaite soit-elle ! », a-t-il ajouté.


