
Chère lectrice, cher lecteur,
Il y a un peu plus d’un an, je vous écrivais une newsletter intitulée « À 9 178 km de Beyrouth ». Je racontais comment, avec « le Liban dans la peau », je couvrais l’actualité du monde et du Liban depuis mon chez-moi américain, avec ce drôle de sentiment de veiller, à distance, sur le pays et les soubresauts de la région.
Je ne croyais pas si bien dire. Depuis, le monde a vacillé dans l’obscurité.
Il y a l’interminable guerre de Gaza, la guerre entre le Hezbollah et Israël, qui ne prenait aucun répit à la nuit tombée. Ces heures nocturnes lors desquelles s’est dessinée la chute de Bachar el-Assad. Puis les premières frappes israéliennes, lancées sous le couvert de la nuit, qui ont déclenché la guerre de douze jours contre l’Iran.
Mon rôle de « veille », sur un fuseau horaire si différent, a alors pris tout son sens.
Sur le tarmac de l’aéroport JFK, à New York, dans la nuit du 21 au 22 juin dernier, je vous ai envoyé une première alerte pour annoncer les frappes américaines contre l’Iran, avant de réveiller les équipes à Beyrouth. Puis, déconnectée le temps d’un (long) vol transatlantique, j’ai médité sur ce que devient notre région. Pendant que mes filles dormaient à mes côtés, je me demandais pourquoi je tenais tant à leur transmettre mon lien avec ce pays – le nôtre – qui oscille entre tant de chaos et autant de lumière.
Aujourd’hui, je vous écris depuis le « point zéro ».
Aujourd’hui, sous ce soleil de Beyrouth, celui qui réchauffe les murs écaillés et nos cœurs fatigués, je retrouve ma ville : son chaos, ses voix, ses silences aussi. Je retrouve surtout ce deuxième étage de L’Orient-Le Jour où s’activent, chaque jour, les membres du « service Actu », des journalistes incroyables, réactifs… et accros au café.
Le Liban est-il lui aussi à son propre point zéro ? Je veux y croire. Ce point zéro, ce n’est pas le néant. C’est ce moment fragile où tout peut encore s’écrire, se rêver, se réinventer. C’est la lumière entre les fissures.
Qu’est-ce qui me pousse encore à raconter ce pays ? À vous, lecteurs, et à mes enfants ?
Sans doute cette conviction : tant qu’on écrit, tant qu’on éclaire, rien n’est tout à fait perdu.
Quel que soit votre rythme ou votre humeur, j’espère que ma sélection d’articles ci-dessous saura vous réchauffer le cœur. Merci de lire, de commenter, de râler parfois, mais d’espérer toujours. Nuit et jour. Ici ou ailleurs. Insomniaques ou pas.
Bonne lecture !
Nour Braidy
Cheffe adjointe du service actualité


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Nouvelle vague musicale : ces huit artistes qui redessinent le paysage libanais

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Présente dès la déclaration ministérielle, la relance de l’aéroport de Qleyaat (Akkar), autour duquel se joue par ailleurs depuis des années un long bras de fer politique, est considérée comme une priorité par le gouvernement, notamment pour désengorger le trafic à l’AIB et assurer des retombées économiques dans cette région pauvre. Inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres les 16 et 20 juin derniers, le projet de loi autorisant le développement de l’aéroport René Mouawad dans le nord du pays – selon les modèles « BOT » (Build-Operate-Transfer) ou « DBOT » (Design-Build-Operate-Transfer), a toutefois dû être suspendu. Mounir Younès vous explique pourquoi.

La Banque mondiale propose un plan d’action sur un an pour soutenir les réformes

La Banque mondiale recommande des réformes articulées autour de trois piliers interconnectés pour favoriser la reprise économique et le développement durable. Tous les détails avec Stephanie Bechara

