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Politique - Présidentielle au Liban

Les députés de la contestation s’apprêtent à aller de l’avant

Les parlementaires de la thaoura lanceront début septembre une initiative définissant le profil d’un président de « sauvetage ». 

Les députés de la contestation s’apprêtent à aller de l’avant

Les treize députés de la contestation à Baabda, le 23 juin 2022. Photo d’archives Dalati et Nohra

Dans la perspective de l’élection présidentielle, les treize députés de la contestation ne comptent pas rester les bras croisés. Ils s’apprêtent à lancer une initiative politique dans le cadre de laquelle ils définiront le profil du futur chef de l’État qui, selon eux, devrait être rassembleur et capable de mettre le pays sur la voie du redressement.

Réunis au grand complet vendredi au bureau de Paula Yacoubian (Beyrouth), les parlementaires de la thaoura ont annoncé leur initiative dans un communiqué aux termes cependant encore quelque peu vagues. Il s’agira de prendre des « positions politiques et une approche axées sur les principes constitutionnels et les valeurs qui pourront créer un environnement (...) propice à l’élection d’un président qui contribuera à lancer le processus de sauvetage du pays », peut-on lire dans le texte.

Les participants ont chargé Melhem Khalaf, député de Beyrouth, et son collègue de Zghorta Michel Doueihy de rédiger le texte de ce projet, dont le lancement est programmé pour les premiers jours de septembre, date du début du délai constitutionnel pour élire un successeur à Michel Aoun, dont le mandat expire le 31 octobre prochain.

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Dans une volonté affichée de ne pas brûler les étapes, les députés de la contestation évitent, à ce stade, de dévoiler les détails de cette initiative. « Notre projet est en cours d’élaboration. Il est axé sur la nécessité d’élire un président de sauvetage », affirme à L’Orient-Le Jour Melhem Khalaf. De son côté, Michel Doueihy donne à notre journal un peu plus de détails. Il indique que la démarche des députés de la thaoura vise d’abord à instaurer un nouveau mode d’action politique. « Le point de départ d’un tel processus réside dans le fait que tout candidat à la présidence de la République devrait se lancer dans la course sur la base d’un programme bien défini », explique M. Doueihy, soulignant que cela est d’autant plus nécessaire que le pays traverse des circonstances difficiles. « Notre initiative détaille quelques points sur lesquels le futur chef de l’État devrait focaliser son action. Il devrait d’abord avoir une position claire au sujet de la souveraineté et du monopole du port des armes », explique le parlementaire zghortiote, avant d’ajouter : « Sur le plan économique, le prochain président devrait sans doute se doter d’une vision claire à même de sortir le Liban de la crise. » Cette initiative sera donc annoncée lors d’une conférence de presse au cours de laquelle un ou deux noms de présidentiables que soutiendrait le bloc des treize députés pourraient être divulgués, confie, de son côté, Mme Yacoubian.

Et l’unification de l’opposition ?

La démarche des parlementaires de la contestation intervient à l’heure où plusieurs protagonistes commencent à se prononcer au sujet du profil du président. Tel est notamment le cas du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt. Devant une délégation du Hezbollah, il s’était montré favorable à un président non provocateur. Et dans une interview à L’OLJ jeudi dernier, il s’était dit pour un profil de technocrate. « Nous ne voulons pas un président politiquement marqué, mais un candidat rassembleur », commente dans le même sens Yassine Yassine, député de la Békaa-Ouest.

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Parallèlement, les appels à une unification de l’opposition se multiplient, surtout après les défaites cuisantes que ce camp a subies à la suite des élections législatives de mai dernier. Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, en fait son véritable cheval de bataille depuis plusieurs semaines. La démarche des contestataires pourra-t-elle contribuer à réaliser cet objectif ? La question est d’autant plus légitime que les deux camps semblent diverger sur leur vision du prochain président, entre « un candidat de défi » voulu par Samir Geagea et le profil de rassembleur esquissé par des membres de la contestation. « Si Samir Geagea veut se montrer conséquent avec lui-même, il devrait appuyer le candidat que nous soutiendrons », se contente de répondre Paula Yacoubian.


Dans la perspective de l’élection présidentielle, les treize députés de la contestation ne comptent pas rester les bras croisés. Ils s’apprêtent à lancer une initiative politique dans le cadre de laquelle ils définiront le profil du futur chef de l’État qui, selon eux, devrait être rassembleur et capable de mettre le pays sur la voie du redressement.
Réunis au grand complet...

commentaires (13)

Madame yacoubian … JAMAIS VOUS ENTENDEZ OU PLUTÔT VOUS LISEZ JAMAIS AU GRAND JAMAIS LE HAKIM VOUS SUIVRA … C’EST À VOUS DE LW SUIVRE MÊME SI VOUS SERIEZ 67

Bery tus

14 h 04, le 20 août 2022

Tous les commentaires

Commentaires (13)

  • Madame yacoubian … JAMAIS VOUS ENTENDEZ OU PLUTÔT VOUS LISEZ JAMAIS AU GRAND JAMAIS LE HAKIM VOUS SUIVRA … C’EST À VOUS DE LW SUIVRE MÊME SI VOUS SERIEZ 67

    Bery tus

    14 h 04, le 20 août 2022

  • vous ratez l'essentiel, l'absence de cohésion... kaakour et mnaimné tenant un discours pro 8 mars.... enfin la vérité sur les crypto 8mars de la thaoura, qui ont ont ôté leurs masques... comme quoi ce ne sont pas les moustiks de khandak el ghamik, ni les balles de la garde du berry....qui ont avorté la révolution, elle était sabordée de l'intérieur

    Elias Austa

    10 h 55, le 20 août 2022

  • Le prochain président devrait être élu pour sa seule compétence et son patriotisme et ne rien devoir à personne pour pouvoir exiger et imposer les règles qui mèneront le pays vers le salut et la prospérité. N’importe quel candidat parachuté et appuyé par les fossoyeurs nous mènera droit dans les ténèbres bien aménagées déjà par le précédent. Ceci reste valable aussi pour le PM qui devrait jouir des mêmes critères afin de pouvoir travailler en tandem avec un président souverainiste pour sauver notre pays. Aucun consensus ni négociations ne doivent supplanter la souveraineté du pays sinon ce serait reculer pour mieux sauter dans le vide. L’opposition déclare ne rien précipiter à deux mois des élections? Ils ont procédé de la même manière pour les échéances précédentes et on voit les résultats. Leur feuille de route aurait déjà du être prête hier avant aujourd’hui. Comment faire lorsque tout le monde traîne les pieds en y allant doucement le matin et pas trop vite l’après midi alors que ça devrait être leur seule préoccupation H/24 comme font tous les responsables politiques lorsque leur pays est en danger de mort. Il y a le feu Messieurs Dames, sonnez le tocsin.

    Sissi zayyat

    10 h 20, le 20 août 2022

  • Si les 13 nouveaux députés veulent vraiment un président qui impose la souveraineté et ne la discute pas, car la souveraineté s’impose et ne se discute pas, alors ce sera un défi pour le Hezbollah et tous les anti-nationaux que compte le pays. S’ils veulent un président qui rassemble et les patriotes et les anti-nationaux, alors du moment qu’on commence à négocier la souveraineté nationale on la trahit. Les citoyens libanais qui ont élu les 13 députés eux veulent un président vraiment souverainiste. Le Liban a été tellement vidé de ses ressources qu’il n’y a plus de troisième voie possible entre défier les anti-nationaux et trahir la nation. Si même les 13 nouveaux se rangent du côté des traîtres (on sait que les haririens et les joumblattistes le sont déjà dans leur majorité), une seule solution: on revote pour tout le monde !

    Citoyen libanais

    08 h 43, le 20 août 2022

  • Ils vont inventer la poudre. Yaacoubian se prend pour le leader de cette Asfourieh

    Nouna Chidiac

    08 h 38, le 20 août 2022

  • « Si Samir Geagea veut se montrer conséquent avec lui-même, il devrait appuyer le candidat que nous soutiendrons »: Sauf qu'on peut retourner l'argument: « Si la Thaoura veut se montrer conséquente avec elle-même, elle devrait appuyer le candidat que soutiendra Geagea »

    Yves Prevost

    07 h 01, le 20 août 2022

  • Et voilà elle veut a tout prix appliquer le we lead you follow et faire en sorte qu’elle y a travailler toute sa vie lol .. mais elle rêve, concernant le MP Doueyhe il a bien poser les priorités ça c’est bon signe politique d’abords et ensuite économiques!!

    Bery tus

    06 h 38, le 20 août 2022

  • C'EST BIEN QU'ILS SE RASSEMBLENT, MAIS LES CAROTTES SONT CUITES. JOUMBLATT QUI FAIT SEMBLANT DE VOTER COMME UN PATRIOTE, IL VA À LA DERNIÈRE MINUTE EN SURPRISE VOTER ET ÉLIRE SLEIMAN FRANGIEH 2.

    Gebran Eid

    04 h 23, le 20 août 2022

  • Je suis de l àvis de Paula,le pays a besoin de changement; Les libanais dans leur majorite souhaiteraient l àccession d un president ayant pour objectif l adoption d un plan d action atteignable (donc realiste ) dans un delai de temps raisonnable.Certes , il ne s agit pas de bruler des etapes mais l àction sur le terrain doit etre perceptible. Que renaisse le Liban.

    Antoine Albert Najjar

    01 h 04, le 20 août 2022

  • Les deputes de la contestation et leurs allies vont atteindre un nombre situe entre 27 et 30. Ils peuvent presenter leurs propres choix, n'en deplaise a MM Geagea et Joumblat qui voulaient leur donner des lecons... M. Geagea ferait bien de ne pas repeter l'erreur comise lors de la nomination du premier ministre. Sinon, il risque de se retrouver isole. Mais etais-ce bien une erreur ?

    Michel Trad

    00 h 18, le 20 août 2022

  • Eh bien il était grand temps…

    Gros Gnon

    23 h 10, le 19 août 2022

  • Le prochain président doit avoir les coudées franches pour travailler et quelques prérogatives de plus sinon il subira le même sort que Michel Aoun

    Hitti arlette

    22 h 00, le 19 août 2022

  • Le prochain président doit avoir les coudées franches pour travailler et quelques prérogatives de plus sinon il subira le même sort que Michel Aoun

    Hitti arlette

    21 h 58, le 19 août 2022

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