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Société - Rencontre Internationale

Présence libanaise mixte au colloque « Méditerranée, frontière de paix »

Défense de la paix et citoyenneté sont les deux piliers de la « Charte de Florence » associant autorités civiles et religieuses, signée dimanche dernier à Florence.

Présence libanaise mixte au colloque « Méditerranée, frontière de paix »

Rencontre dans la capitale toscane sous le titre « Méditerranée, frontière de paix ». Photo DR

Une « Charte de Florence » associant autorités civiles et religieuses dans la promotion de la paix et de la citoyenneté a été signée samedi 26 février de la main d’une soixantaine d’évêques et de maires venus d’une vingtaine de pays du pourtour méditerranéen, au terme d’une rencontre dans la capitale toscane (23-27 février) sous le titre « Méditerranée, frontière de paix ». Soixante-cinq villes de 15 pays sur trois continents (Europe, Asie, Afrique) étaient représentées aux réunions des maires. Du Liban, étaient présents les présidents des municipalités de Beyrouth et Tripoli, Jamal Itani et Riad Yamak. Sur le plan officiel et religieux, le ministre du Tourisme Walid Nassar, l’ambassadrice du Liban à Rome Mira Taher, ainsi que les patriarches catholiques orientaux, dont le patriarche maronite, Béchara Raï, et les évêques Mounir Khairallah (Batroun), Joseph Naffah (Zghorta-Bécharré) et Rafic Warcha (Rome) ont assisté à cette rencontre inédite.

L’événement s’inscrivait dans la ligne de l’héritage interculturel et interreligieux de Giorgio La Pira, ancien maire de Florence durant les années 1950, appelé dès son vivant le « saint maire » et considéré depuis 2018 comme vénérable par l’Église catholique.

Aux noms des 500 millions d’un pourtour méditerranéen qui englobe la mer Noire et la mer d’Azov et embrasse trois continents, évêques et maires présents ont constaté l’intérêt d’intensifier la collaboration dans leurs villes afin « de préserver la justice et renforcer la fraternité et le respect de tous les citoyens et des communautés culturelles et religieuses qui y sont présentes ».

En signant la charte, ils ont reconnu comme « patrimoine commun de l’humanité toutes les valeurs naturelles, environnementales, culturelles, linguistiques et religieuses de la Méditerranée, tant matérielles qu’immatérielles » de la Mare Nostrum.

De gauche à droite, Mgr Rafic Warcha, le patriarche Raï, Mounir Khairallah et Joseph Naffah. Photo DR

Accueil et dignité

Pour Mgr Mounir Khairallah, « les lignes directrices de la rencontre ont été la promotion de la paix, qu’elle soit politique ou pastorale, et celle de la citoyenneté, dans l’esprit du Document sur la fraternité d’Abou Dhabi ». « Tout cela passe par un effort éducatif soutenu, a précisé à L’Orient-Le Jour l’évêque de Batroun, surtout dans les grandes villes traversées par de forts courants de migrations. » « Nous avons beaucoup parlé d’accueil, ajoute l’évêque, de l’éminente dignité de chacun et des droits fondamentaux au logement, au travail et à la santé. »

Les travaux des maires étaient centrés sur la coopération culturelle avec un projet de création d’une « Université de la Méditerranée » sur une vingtaine de campus disséminés sur le pourtour méditerranéen. L’idée avait été lancée il y a quelques années par l’ancien président de la Commission européenne Romano Prodi, présent dans l’assemblée. « Le monde change si les enfants étudient ensemble », a-t-il affirmé, évoquant son projet.

De Florence, jumelée avec Kiev, s’est élevée aussi une prière fervente pour la paix en Ukraine. « Sensible aux peuples qui souffrent de violence et de guerre, le Liban s’y est intimement associé », a souligné l’évêque de Batroun.

En marge de la rencontre, le patriarche Raï a pu consacrer l’église d’une nouvelle paroisse maronite à Florence, placée sous l’appellation de Saint-Charbel.

Une « Charte de Florence » associant autorités civiles et religieuses dans la promotion de la paix et de la citoyenneté a été signée samedi 26 février de la main d’une soixantaine d’évêques et de maires venus d’une vingtaine de pays du pourtour méditerranéen, au terme d’une rencontre dans la capitale toscane (23-27 février) sous le titre « Méditerranée, frontière de paix ». Soixante-cinq villes de 15 pays sur trois continents (Europe, Asie, Afrique) étaient représentées aux réunions des maires. Du Liban, étaient présents les présidents des municipalités de Beyrouth et Tripoli, Jamal Itani et Riad Yamak. Sur le plan officiel et religieux, le ministre du Tourisme Walid Nassar, l’ambassadrice du Liban à Rome Mira Taher, ainsi que les patriarches catholiques orientaux, dont le...
commentaires (1)

Heureusement qu’il y a le patriarche au Liban sinon on serait sous la domination tri partîtes, Syrie,´Iran et le Hezbollah ?

Eleni Caridopoulou

17 h 37, le 04 mars 2022

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Commentaires (1)

  • Heureusement qu’il y a le patriarche au Liban sinon on serait sous la domination tri partîtes, Syrie,´Iran et le Hezbollah ?

    Eleni Caridopoulou

    17 h 37, le 04 mars 2022

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