Je suis allé voir vendredi le film Illusions perdues, récemment sorti au Québec, dans lequel Gérard Depardieu joue un petit rôle. Comme d’habitude, il crève l’écran.
Après le visionnement, j’ai pensé que sa citoyenneté russe, reçue en 2013 sur décision de son ami Vladimir Poutine, devait lui donner des maux de tête ces temps-ci, considérant que l’armée russe a envahi sans motif valable l’Ukraine.
Je demande à ce grand acteur qu’il renonce à cette citoyenneté de pacotille, accordée seulement pour embarrasser la France, à qui il doit tant. Qu’il retourne son passeport à l’aspirant tsar avec ce mot : « J’aime la Russie, mais vous lui faites un tort immense en vous en prenant à un voisin qui ne lui a fait aucun mal. Tant que vos soldats seront en Ukraine, je ne remettrai pas les pieds dans votre merveilleux pays. Vive l’Ukraine libre ! »
Mais la partie est mal engagée, Depardieu ayant écrit à la mi-février : « Laissez Vladimir tranquille. De toute façon, on ne sait pas ce qui se passe. Et puis l’Ukraine a toujours été un problème avec la Russie. » Un monde sépare le Français de l’Étasunien Sean Penn. L’acteur et réalisateur est à Kiev présentement pour tourner un documentaire qui, selon la présidence ukrainienne, dira « au monde la vérité sur l’invasion ». Chapeau bas !
Sylvio LE BLANC
Montréal-Québec
Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

