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Nos Lecteurs ont la Parole

Le Djoker la trouve moins drôle

Dans l’affaire Djokovic, qui bat son plein en Australie, c’est l’Espagnol Rafael Nadal qui a raison : « Si vous êtes vacciné, vous pouvez jouer à l’Open d’Australie et jouer partout, et, à mon avis, le monde a trop souffert pour qu’on ne respecte pas les règles. »

Pour remplir les gradins, les responsables des Internationaux d’Australie tenaient mordicus à avoir sur le court le joueur qui a déjà gagné neuf fois ce tournoi et qui pourrait remporter un 21e titre du grand chelem, un record. Sachant que Novak Djokovic était contre la vaccination, il fallait trouver une parade, à savoir une exemption à la vaccination obligatoire. Lesdits responsables avaient pourtant été avertis par le gouvernement que seuls les Australiens pouvaient l’obtenir. « Djoko » devait donc être vacciné pour jouer dans l’île-continent. (En passant, si le Serbe a eu un diagnostic positif de Covid-19 le 16 décembre, comme il le prétend, que faisait-il sans masque le même jour et le lendemain à deux événements publics tenus à Belgrade ?)

Au lieu de s’en prendre bassement à Canberra, le président serbe Aleksandar Vucic aurait dû en profiter pour parler en faveur de la vaccination et, à l’heure où le variant Omicron fait des ravages dans le monde, critiquer la position indéfendable de celui qu’il défend. Mais non, ce qui rapporte politiquement, c’est de soutenir la célébrité de son pays.

Il faut aussi être vacciné pour entrer aux États-Unis, mais, par contre, Djokovic pourra jouer en France, où se tiendra au printemps le prochain tournoi du grand chelem, Roland-Garros. La ministre des Sports Roxana Maracineanu a, en effet, considéré que « les protocoles sanitaires imposés pour les grands événements » sportifs ouvraient l’Hexagone au joueur antivaccin. Et si Emmanuel Macron faisait un président de lui ? Considérant que les antivaccins suscitent de plus en plus d’exaspération, je suis convaincu que cela lui serait profitable lors de la présidentielle.

Tous les pays devraient faire comme l’Australie et les États-Unis. Croyez-moi, si Djokovic était empêché de jouer où se tiennent les grands tournois de tennis, il aurait déjà eu sa troisième dose de vaccin, même le Spoutnik V. Les prises de position des grands athlètes sont scrutées à la loupe par des millions de personnes. Il leur faut donner l’exemple pour mettre fin à cette damnée pandémie, repartie de plus belle.

Sylvio LE BLANC

Montréal-Québec

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Dans l’affaire Djokovic, qui bat son plein en Australie, c’est l’Espagnol Rafael Nadal qui a raison : « Si vous êtes vacciné, vous pouvez jouer à l’Open d’Australie et jouer partout, et, à mon avis, le monde a trop souffert pour qu’on ne respecte pas les règles. » Pour remplir les gradins, les responsables des Internationaux d’Australie tenaient mordicus à...

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