Le ministre fédéral de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, nous informe que le Canada prendra bientôt une décision relative à Huawei. L’entreprise œuvrant dans le secteur des technologies de l’information et de la communication et dont le siège social se trouve à Shenzhen, en Chine, pourra-t-elle installer la 5G au Canada, oui ou non ?
Si la réponse est négative, la colère de l’empire du Milieu sera terrible. Je n’aimerais pas me retrouver à Pékin à ce moment-là, sachant ce qui est advenu aux deux Michael, récemment ramenés au pays, après plus de 1 000 jours de prison vécus dans des conditions infernales. Voici ce que je conseille aux ressortissants canadiens vivant là-bas :
ne prenez pas de risque et payez-vous des vacances ailleurs, au moins jusqu’à ce que ça se tasse.
Mais on peut douter de la volonté de Justin Trudeau d’enfiler ses gants de boxe, lui qui pratique ce sport. Souvenons-nous de sa réaction à la suite de l’arrestation inqualifiable des deux Michael et au blocage de certains produits agricoles et de certaines viandes. Il a autorisé Huawei Canada à étendre les services sans fil 4G à haute vitesse dans 70 communautés de l’Arctique et du Nord québécois en partenariat avec deux entreprises locales. Car c’est ce qu’il fait de mieux : tendre l’autre joue.
Ce que Trudeau ne comprend pas, c’est que Huawei est en définitive aux ordres d’un pays totalitaire, dirigé par un parti unique. Une fois les nazis vaincus en 1945, qu’ont fait les GI à Berlin ? Ils ont creusé le sol pour trouver les fils téléphoniques des Russes et intercepter leurs communications. Dieu seul sait ce que pourra faire la Chine avec la 5G.
Montréal-Québec
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