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Culture - Evenement

Beyrouth BD : les 8 rendez-vous à ne pas rater

L’Institut français du Liban, Lyon BD, l’Académie libanaise des beaux-arts et le Mu’taz and Rada Sawwaf Arab Comics Initiative at the American University of Beirut – AUB ont dévoilé la programmation du Beyrouth BD Festival qui aura lieu du 6 au 10 octobre. La rédaction de « L’Orient-Le Jour » vous propose les escales incontournables de ce festival haut en couleur et qui accueille de nombreux illustrateurs reconnus, ainsi que de jeunes talents prometteurs étrangers et libanais.

Beyrouth BD : les 8 rendez-vous à ne pas rater

ce qu'il ne fait pas rater au festival Beyrouth BD.

Expositions / Des « Éruptions » et des femmes…

Ne pas rater « Éruptions », présentée à Arthaus

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le choix d’expositions à ne pas rater dans ce festival n’est pas aisé. Certes, il y a les dessins de la thawra à l’ALBA, qu’il serait bon de (re)voir, mais on peut en retrouver certains dans le cadre plus global d’« Éruptions », présentée à Arthaus. Une exposition qui rassemble une trentaine de regards dessinés sur les mouvements contestataires qui se sont embrasés un peu partout dans le monde ces dernières années depuis le printemps arabe aux parapluies de Hong Kong. Ne zappez pas non plus deux expositions, à l’Institut français du Liban, qui révèlent les biceps des bédéistes femmes ! La première, intitulée « Héro(ïne)s », dénonce les stéréotypes de la représentation féminine dans la BD. La seconde, créée par Elly Oldman, une jeune illustratrice française coincée dans son lit à la suite d’un accident, propose une immersion en réalité augmentée dans la fresque loufoque et rocambolesque, sur 12m2, de sa « Grande histoire du dessin sans fin ».

Long-métrage / « Petit Vampire » de Joann Sfar

Une image tirée de « Petit Vampire » et signée Joann Sfar.

Michel, un orphelin élevé par deux grands-parents fantaisistes, découvre un jour que ses devoirs se font sans lui pendant la nuit. Il glisse alors dans son cahier un mot adressé à son mystérieux assistant : « Merci pour les exercices, qui es-tu ? » La réponse : « Je suis un vampire. » Une correspondance s’engagera entre les deux petits garçons, et Michel ne tardera pas à se faire beaucoup d’amis parmi les vampires et autres créatures étranges… Cette série d’illustrés, intitulée « Petit Vampire » et signée Joann Sfar, l’illustrateur à l’univers éclectique et teinté de poésie, sera adaptée par France Animation et comptera 52 épisodes. Elle devient par la suite un long-métrage d’animation qui sortira en 2020. Il sera projeté le samedi 9 octobre en matinée à 10h à la salle Montaigne.

Concert dessiné / Pénélope Bagieu et Waxx

Waxx et Pénélope Bagieu. Photos DR

L’illustratrice française s’est fait connaître en 2007 avec Ma vie est tout à fait fascinante, un blog dessiné où elle expose la vie quotidienne d’une jeune Parisienne. Après plusieurs publications qui se succèdent en librairie, son travail réalisé en 2016 sous le titre de « Culottées » lui offre un succès international. Traduits en 20 langues et couronnés d’un Eisner Award en 2019, les deux volumes sont adaptés en version animée par France TV. Son dernier opus, Sacrées sorcières, connaîtra le même succès. Samedi 9 octobre, elle est rejointe par le musicien, vidéaste et producteur Benjamin Hekimian, alias Waxx, avec qui elle s’est récemment mariée, pour mêler pinceaux et guitare, dans un concert coloré sur le campus de l’Institut français du Liban à Beyrouth, suivi d’un autre duo à 21h15, celui de Ko Shin Moon (musique) et Noémie Honein (dessin).

Rencontres / Parole aux bédéistes

Patrick Chappatte. Photo DR

Samedi 9 octobre, de 11h à 19h, la scène de l’Institut français du Liban accueille des artistes invités au Festival Beyrouth BD pour des conférences animées et pleines d’enseignements sur les bédéistes et leurs ateliers. Le programme se présente comme suit :

11h : « Dans l’atelier de Pénélope Bagieu ».

12h : « Raconter ses enfants » avec Jean-Paul Eid et Fabien Toulmé. Modérée par Ralph Doumit.

14h : « Genre et bande dessinée » avec Joseph Kai, Fatma Mansour et Hélène Becquelin. Modérée par Lina Ghaibeh.

15h : « Bande dessinée à la première personne » avec Mathieu Sapin, Kamal Hakim et Noémie Honein. Modérée par Sophie Guignon.

16h : « Dans l’atelier de Brigitte Findakly et Lewis Trondheim ».

17h : « Géopolitique du dessin » avec Nicolas Wild, Patrick Chappatte, Othman Selmi et Ivan Debs. Modérée par Zara Fournier.

18h : « Dans l’atelier d’Alfred et Olivier Ka ».

19h : « Bande dessinée confinée » avec Farid Nagy, Fouad Mezher, Twins Cartoon et Brigitte Findakly. Modérée par Lina Ghaibeh.

Cimaises / La nouvelle BD arabe

Découvrir la « nouvelle scène » arabe.

Depuis une quinzaine d’années, les pays du Maghreb et du Levant voient se développer de nouvelles formes de bande dessinée, éloignées de la production qui a prévalu des années 1950 aux années 1980. Partagée entre l’évocation du quotidien des grandes villes, l’expérimentation et les récits de l’intime, une nouvelle génération d’auteurs connectés innove et bouscule. L’exposition, organisée par The Mu’taz and Rada Sawaf Arab Comics Initiative at the American University of Beirut et qui se déroule à Dar el-Nimer (Clemenceau) du jeudi 7 octobre au 18 novembre, présente cette « nouvelle scène » de la bande dessinée arabe à travers des planches originales, plusieurs dizaines d’exemplaires de revues, d’albums individuels ou collectifs. Le jour du vernissage, à 18h, une rencontre-conférence modérée par Lina Ghaibeh réunit Hussein Adel, Othman Selmi, Joseph Kai, Raphaëlle Macaron et Fatma Mansour.

Performances / Ali Chahrour et Charles Berbérian

Ali Chahrour et Charles Berbérian. Photos DR

Dimanche 10 octobre, le danseur et chorégraphe Ali Chahrour exécutera une performance originale dans la villa Dagher (rue Gouraud). À travers la combinaison de mouvements séquencés comme dans les illustrations morcelées d’une BD, sa composition évoquera les thèmes de l’exil et de l’éloignement, une aliénation déchirante au foyer vécue comme la naissance d’un monde nouveau. À 14h, Chahrour sera accompagné des illustrateurs Mohammad Kraytem et Julie Rocheleau puis, à 16h30, par Sayra Begum et Ghadi Ghosn. Entre les deux danses, à 15h, une séquence BD à voix haute est prévue avec Joseph Kai, Karen Keyrouz, Julie Rocheleau et Charles Berbérian. Le concept, imaginé par Berbérian, invite des autrices et auteurs à lire à voix haute et sans projection d’images des extraits de leurs albums. Les artistes rentrent dans leurs propres univers et les décrivent en s’oubliant au fil d’une rencontre intimiste avec le public.

Duel en dessins / Team BD ou team manga ?

Le duel...

Présenté au Festival BD Lyon en 2020, l’exposition « BD vs Manga » est le projet du bédéiste Gregdizer qui raconte la rencontre entre deux univers : celui d’un héros de BD franco-belge inspiré de Spirou et celui d’un héros de manga. Le dessinateur décrypte les codes, compare les dessins, présente les onomatopées propres à chaque école et analyse la trame de l’histoire. Il oppose ainsi le chapeau de Spirou au bandeau de Naruto (Ninja). Lorsque Spirou démarre son histoire, il est déjà taillé pour l’aventure, un héros à part entière, alors que le personnage manga est face à l’inconnu. Il va lui falloir rencontrer un maître, se surpasser et être enfin prêt pour l’aventure. Un album BD se présente sous la forme d’un roman : il y a une situation initiale, une péripétie, une résolution et un épilogue. Les mangas ont un rythme différent, une question posée peut parfois se trouver plusieurs chapitres plus loin. Généralement en noir et blanc, ils se lisent de droite à gauche. Deux univers qui s’opposent donc, mais sont-ils vraiment différents ? À charge pour le spectateur de choisir son camp ou pas !

Du 6 au 10 octobre, de 10h à 17h, à l’Institut français du Liban à Beyrouth avec, en bonus, des ateliers avec Gregdizer.

Fresque / Dessiner… à l’infini

Un dessin de Elly Oldman, jeune illustratrice rennaise autodidacte.

Le Projet d’Elly Oldman est une fresque de 250 cm de haut sur 500 cm de large qui prend son départ en 2017. Il a été pensé pour sensibiliser les enfants aux ramassages des déchets et du plastique afin de les aider à développer un réflexe pour protéger la planète. L’histoire créée tourne autour d’une catastrophe écologique d’un marécage devenu un énorme bazar à déchets. Elly Oldman, jeune illustratrice rennaise autodidacte, se fait connaître sur les réseaux sociaux (principalement sur Instagram) grâce au projet @theinfinitedrawing. Tout est parti d’une crise d’épilepsie qui lui a laissé de grosses séquelles comme des tremblements dans les mains. Pour se rééduquer, la jeune fille commence à tracer des lignes pour réussir à contrôler ses mouvements. Au bout de quelques semaines de traits, elle découvre sa passion pour le dessin. Cet élan créatif participera à sa rémission. Se sentant à l’étroit sur un bout de papier, elle décide de dessiner grand sans jamais s’arrêter. Voilà comment est née la « Grande histoire du dessin sans fin », à voir du 6 au 29 octobre sur le campus de l’Institut français du Liban à Beyrouth.

Expositions / Des « Éruptions » et des femmes… Ne pas rater « Éruptions », présentée à ArthausLe moins que l’on puisse dire, c’est que le choix d’expositions à ne pas rater dans ce festival n’est pas aisé. Certes, il y a les dessins de la thawra à l’ALBA, qu’il serait bon de (re)voir, mais on peut en retrouver certains dans le cadre plus global...
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