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Lifestyle - Mode

Entre banque et plage, les maillots Aquamaze

Entre banque et plage, les maillots Aquamaze

Les maillots Aquamaze. Photo tirées du compte Instagram @Aquamaze.swimwear

Elle s’appelle Maya Abi Heila, et à part rêver de plage dans l’air climatisé de son bureau gris, elle n’a jamais reçu de formation pour fabriquer des maillots de bain. Au départ, elle a commencé sa vie comme employée de banque, après des études en gestion et finances à la LAU. Voilà comment commence l’histoire de sa petite marque de swimwear, née et développée au Liban en attendant d’aller vers le monde.

Cela fait deux ans que la créatrice est déprimée par son métier. La crise bancaire et économique, la détresse des clients auxquels on n’a pas de solution à offrir, tout cela commençait à peser. Derrière les parois de verre, tout le monde ne le sait pas, mais les employés rêvent pour s’aider à tenir. Et Maya Abi Heila se rêve créatrice de maillots de bain, passe en revue les voyages où elle a été attirée par tel modèle, et lequel irait bien à sa sœur ou à sa meilleure amie, et comment elle imaginerait le sien. Un matin, elle reçoit un message de la direction des ressources humaines : elle est invitée à rentrer travailler depuis chez elle. Non qu’elle soit mise à la porte, mais elle sait que c’est déjà un grand pas vers la sortie et une sorte de signe du destin.

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De retour chez elle, la jeune femme ne va pas baisser les bras. Elle se dit que le moment est sans doute venu de creuser un peu ce vieux rêve qui lui avait servi de béquille quand ses journées devenaient intenables. Elle a déjà le nom : Aquamaze. Comme un labyrinthe dans l’eau, un parcours de petite sirène. Elle conçoit le logo toute seule, elle qui n’a jamais touché au design graphique. Elle a déjà une idée de l’emballage, sobre, élégant, filigranes d’algues en gris sur papier blanc. Elle s’imagine libérée des contraintes de l’emploi, établie à son propre compte, gérant son temps comme elle l’entend, et surtout s’adonnant à sa passion pour la mer et l’été qu’elle voudrait aussi, quelque part, marquer de sa propre griffe. Elle se met à la recherche de fournisseurs de tissu de maillots, un textile qui n’est pas fabriqué au Liban. Ce qu’elle trouve, bien qu’en choix limité, lui suffit. Elle va s’appuyer sur des modèles basiques et développer des lignes qui vont à tout le monde et pas seulement aux corps de rêve qui vous narguent dans les pages des magazines. Les plaisirs de la mer restent à ses yeux des moments simples, naturels et spontanés. Son premier modèle est un simple bikini triangle. S’il ne s’appelait pas Ophélia, avec cette résonnance onirique que lui confère l’héroïne immergée, ce ne serait que le maillot de tout le monde, le maillot de toutes les plages du monde. Le prototype est parfait, fonctionne bien, remplit son rôle flatteur et sans façons. Elle va le décliner en couleurs personnalisées pour chahuter un peu son côté classique. Forte de ce succès, elle développe de nouvelles lignes et même une collection masculine qui va la lancer à la recherche de textiles différents.

Les maillots Aquamaze. Photo tirées du compte Instagram @Aquamaze.swimwear

Son chemin croise celui de deux frères à la tête d’un atelier de couture qui partagent avec elle son obsession de la perfection, des détails et des finitions. Ensemble, ils vont développer ce boxer de bain tout aussi infaillible que les maillots féminins d’Aquamaze : des patrons basiques mais irréprochables, des couleurs vives et folles pour conforter la signature. Une nouvelle collection va voir le jour vers la mi-août, et la fondatrice de la marque va bientôt s’atteler à créer un site web, créer des concepts orientés vers la société, comme de contribuer à des campagnes de nettoyage des plages, à des actions environnementales. Quant à ses premiers clients et clientes, ils sont ravis de trouver au Liban, faits au Liban, des articles aussi soignés, familiers et agréables à porter.


Elle s’appelle Maya Abi Heila, et à part rêver de plage dans l’air climatisé de son bureau gris, elle n’a jamais reçu de formation pour fabriquer des maillots de bain. Au départ, elle a commencé sa vie comme employée de banque, après des études en gestion et finances à la LAU. Voilà comment commence l’histoire de sa petite marque de swimwear, née et développée au Liban en...

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