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Politique - Formation du gouvernement au Liban

A la veille des consultations, Mikati obtient le soutien des ex-Premier ministres et de Joumblatt

"Les Libanais attendent des initiatives positives de la part de tous, dans le prolongement de la feuille de route française et de l'initiative du président du Parlement Nabih Berry", affirme Fouad Siniora.

A la veille des consultations, Mikati obtient le soutien des ex-Premier ministres et de Joumblatt

Les ex-Premiers ministres Nagib Mikati (g), Tammam Salam (c), et Saad Hariri, le 25 juillet 2021 à la Maison du Centre. Photo fournie par Hoda Chedid

A la veille des consultations parlementaires contraignantes qui doivent se tenir lundi au palais présidentiel de Baabda en vue de désigner un nouveau Premier ministre, l'ancien chef du gouvernement Nagib Mikati, déjà donné favori, semble se rapprocher d'une nouvelle désignation, après avoir obtenu le soutien de trois autres anciens Premiers ministres et du groupe parlementaire du leader druze Walid Joumblatt.

A l'issue d'une réunion entre les ex-Premiers ministres Nagib Mikati, Saad Hariri, Tammam Salam et Fouad Siniora, ce dernier a lu un communiqué dans lequel il annonce que les trois personnalités sunnites soutenaient M. Mikati.

"Les Libanais attendent des initiatives positives de la part de tous, dans le prolongement de la feuille de route française et de l'initiative du président du Parlement Nabih Berry, pour la formation d'un gouvernement d'experts non partisans, afin que le cabinet obtienne la confiance des Libanais et de la communauté internationale", a annoncé M. Siniora dans ce communiqué. M. Berry avait proposé, lorsque M. Hariri était encore Premier ministre désigné, la mise sur pied d'une équipe de 24 ministres sans tiers de blocage. "Les ex-Premiers ministres ont décidé de soutenir la désignation de Nagib Mikati pour former le prochain gouvernement", a ajouté M. Siniora.

Le groupe parlementaire du Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt a lui aussi annoncé dimanche à l'issue de sa réunion qu'il nommerait lundi Nagib Mikati au poste de Premier ministre. Il a justifié son choix par son appel à "un compromis pour obtenir la formation d'un gouvernement de sauvetage qui adopte la feuille de route française (...)".

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Contrairement aux informations qui circulaient jusque-là et selon lesquelles les députés du Courant du Futur, formation dirigée par M. Hariri, ne comptaient nommer personne lundi, ces élus ont donc finalement donné leur voix à M. Mikati, à l'issue d'une réunion tenue en soirée. A contrario,  les Forces libanaises de Samir Geagea ne devraient nommer personne. Le Courant patriotique libre de Gebran Bassil semble, lui, vouloir nommer Nawaf Salam, ou se contenter de ne nommer personne. Nagib Mikati, milliardaire de Tripoli, reste malgré tout en tête de course parmi les candidats dont les noms circulent de manière informelle et devrait donc, sauf surprise de dernière minute, être nommé pour former le prochain gouvernement, une tâche qui risque d'être ardue en raison des profondes divisions politiques dans le pays.

Selon les informations de notre correspondante Hoda Chedid, Nagib Mikati devrait entreprendre une série de contacts dès ce soir avec les différents groupes parlementaires, avant la réunion de lundi. Ces groupes doivent se réunir ce soir et demain matin, avant le début des consultations.

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Les consultations de lundi font suite à la récusation le 15 juillet du leader du Courant du Futur Saad Hariri, qui a jeté l'éponge après neuf mois de pénibles tractations, marquées par un conflit politique et personnel avec le chef de l'État et son camp. Dans un entretien au quotidien al-Joumhouria samedi, Michel Aoun s'est dit "prêt à coopérer" pour la formation du futur gouvernement avec l'ex-Premier ministre Nagib Mikati ou avec "n'importe quelle autre personnalité" désignée par les députés à l'issue des consultations parlementaires.

Le Premier ministre sortant Hassane Diab et son cabinet avaient présenté leur démission dans la foulée de la double explosion au port de Beyrouth, le 4 août 2020. Depuis, le pays reste sans exécutif en fonction alors qu'il traverse la pire crise économique et financière de son histoire moderne. Cet effondrement est marqué par une chute impressionnante de la livre libanaise sur le marché parallèle, une hyperinflation, une paupérisation rapide de la population et des pénuries d'électricité, de médicaments et de carburant. Un nouveau cabinet est donc très attendu, d'abord pour lancer les négociations avec le Fonds monétaire international afin d'obtenir un package d'aides, mais également pour débloquer des soutiens financiers promis par la communauté internationale, à condition que de profondes réformes soient menées.


A la veille des consultations parlementaires contraignantes qui doivent se tenir lundi au palais présidentiel de Baabda en vue de désigner un nouveau Premier ministre, l'ancien chef du gouvernement Nagib Mikati, déjà donné favori, semble se rapprocher d'une nouvelle désignation, après avoir obtenu le soutien de trois autres anciens Premiers ministres et du groupe parlementaire du leader...

commentaires (4)

Mikati contrôlera-t-il les frontières avec la Syrie? Le port ? L’aéroport ? La régie ou le Casino ? Il ne le peut pas puisque toutes ces institutions étatiques le sont par le Hezbollah directement ou a travers Amal et ces derniers ne lâcheront rien tant que les armes en leur possession les protègent. Sans revenus personne ne pourra jamais rien réaliser sauf si ces messieurs comptes dilapider les futures aides ou surtaxer le peuple. Perte de temps inutiles car seul le désarmement des diverses milices est la solution en commençant par le Hezbollah. Tout le reste viendra en moins de deux. Que cela plaisent ou pas a part les FL ou leur représentants, tous les autres ont trempé dans la corruption et se protègent les uns les autres d'une manière ou de l'autre. Ils feront tout pour couvrir ou retarder les scandales a venir pour garder les parties souverainistes, en particulier Chrétiennes, loin du pouvoir de peur qu'un jour ils soient effectivement jugés. De la manière dont les choses tournent ils finiront par être jugés, TOUS de Hassan Nasrallah a Hariri en passant par Aoun, Bassil et tous les autres!

Pierre Hadjigeorgiou

09 h 05, le 26 juillet 2021

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Commentaires (4)

  • Mikati contrôlera-t-il les frontières avec la Syrie? Le port ? L’aéroport ? La régie ou le Casino ? Il ne le peut pas puisque toutes ces institutions étatiques le sont par le Hezbollah directement ou a travers Amal et ces derniers ne lâcheront rien tant que les armes en leur possession les protègent. Sans revenus personne ne pourra jamais rien réaliser sauf si ces messieurs comptes dilapider les futures aides ou surtaxer le peuple. Perte de temps inutiles car seul le désarmement des diverses milices est la solution en commençant par le Hezbollah. Tout le reste viendra en moins de deux. Que cela plaisent ou pas a part les FL ou leur représentants, tous les autres ont trempé dans la corruption et se protègent les uns les autres d'une manière ou de l'autre. Ils feront tout pour couvrir ou retarder les scandales a venir pour garder les parties souverainistes, en particulier Chrétiennes, loin du pouvoir de peur qu'un jour ils soient effectivement jugés. De la manière dont les choses tournent ils finiront par être jugés, TOUS de Hassan Nasrallah a Hariri en passant par Aoun, Bassil et tous les autres!

    Pierre Hadjigeorgiou

    09 h 05, le 26 juillet 2021

  • On verra bien si le "loup" qui remplace "l'agneau", triomphera de l'éternel meneur de la stagnation meurtrière.

    Esber

    00 h 39, le 26 juillet 2021

  • Mais qu'y a-t-il dans les termes: "killon ya3ni killon" que ces gens-là ne comprennent pas? Julie

    Joelle Giappesi

    20 h 55, le 25 juillet 2021

  • LA REVANCHE DES DEUX BELIERS BISCORNUS DE L,APOCALYPSE DE LA BERGERIE DE RAI SE REITERERA SUR MIKATI.

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    19 h 12, le 25 juillet 2021

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