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Politique - Formation du gouvernement

Hariri va "essayer très prochainement de concrétiser les choses", selon Ferzli

Le leader du courant du Futur devrait se rendre mercredi au palais de Baabda.

Hariri va

Le vice-président du Parlement libanais, Elie Ferzli (g.), s'entretenant avec le Premier ministre désigné, Saad Hariri, à Beyrouth, le 13 juillet 2021. Photo Dalati et Nohra

Le vice-président du Parlement libanais, Elie Ferzli, s'est entretenu mardi avec le Premier ministre désigné, Saad Hariri, de la formation du nouveau gouvernement, affirmant que ce dernier allait "essayer très prochainement de concrétiser les choses" sur ce dossier, sans donner plus de détails. "Comme d'habitude, notre réunion avec Saad Hariri ne s'est pas limitée à un seul sujet, malgré l'importance de la question de la formation du gouvernement", a déclaré M. Ferzli de la Maison du Centre. Le Premier ministre désigné "comprend les objectifs et les implications" de la mise sur pied du cabinet et il "fait de son mieux pour traiter cette question et les passions qu'elle déchaîne avec les éléments dont il dispose", a ajouté le numéro 2 de la Chambre. Il a souligné que M. Hariri allait "essayer de concrétiser très rapidement les choses", sans s'étendre sur ce que le Premier ministre désigné compte vraiment faire.

Le Liban est sans gouvernement effectif depuis la démission de l'équipe de Hassane Diab dans la foulée de la déflagration meurtrière du 4 août 2020. Nommé en octobre de la même année pour former le nouveau cabinet, Saad Hariri, ne parvient toujours pas à accomplir sa mission, en raison d'une querelle politique et personnelle avec le président de la République Michel Aoun et son camp, notamment le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil. Une récusation de Saad Hariri a été donnée pour imminente à plusieurs reprises ces dernières semaines, mais il semble que des tractations en coulisses, notamment au niveau régional et international, empêchent encore un tel retrait.

Dans ce contexte, le leader du courant du Futur devrait se rendre mercredi au palais de Baabda. Le Premier ministre désigné pourrait, lors de cette réunion, présenter au président Michel Aoun une nouvelle mouture de 24 ministres au chef de l'Etat, conformément à l’initiative du chef du Parlement Nabih Berry (un cabinet de 24 sans tiers de blocage). Cette réunion avait été prévue mardi mais M. Hariri a demandé son report, évoquant "un engagement urgent". Selon notre chroniqueur politique Mounir Rabih, le leader du Futur a remis son entretien avec le président à mercredi pour pouvoir se réunir au préalable avec le conseiller du président français Emmanuel Macron pour les affaires de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, Patrick Durel, qu'il a reçu en début de soirée à la Maison du Centre, et demain dans la journée avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. M. Durel a demandé à M. Hariri de former un cabinet sans plus tarder ou de nommer la personnalité qui puisse mener cette mission après lui, toujours selon notre chroniqueur qui précise que les noms évoqués dans les milieux français sont ceux de l'ambassadeur Moustapha Adib (désigné PM avant M. Hariri mais qui avait fini par jeter l'éponge) et de l'ancien Premier ministre Najib Mikati. Gebran Bassil, s'est lui aussi entretenu avec Patrick Durel du dossier gouvernemental.

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La récusation, une option qui divise le camp Hariri

La dernière - courte - entrevue entre MM. Aoun et Hariri remonte au 22 mars dernier, date à laquelle M. Hariri avait transmis à M. Aoun une mouture d'un cabinet de 18, comportant les noms des ministrables et leurs confessions, à laquelle ce dernier n'avait pas donné suite. Dans la guerre des prérogatives qui se joue depuis plusieurs mois entre la présidence de la République et Saad Hariri, le camp du Premier ministre désigné estime que c’est à ce dernier qu'il revient de former le cabinet, laissant entendre que le chef de l'État joue un rôle secondaire, voire d’appui aux propositions qui lui sont soumises. À Baabda, on perçoit le rôle du président, comme un partenaire à part entière, bien au-delà de cette définition réductrice. Dans ce contexte, Michel Aoun a relancé mardi l'argumentaire sur ses prérogatives constitutionnelles pour la formation d'un gouvernement. "Quiconque veut critiquer le président de la République sur son autorité à former un gouvernement, doit lire attentivement l'article 53, alinéa 4, de la Constitution", a écrit le chef de l'Etat sur son compte Twitter personnel. L'alinéa 4 de l'article 53 stipule que "le président de la République promulgue, en accord avec le président du Conseil des ministres, le décret de formation du gouvernement".

Lundi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu'un "consensus" avait été trouvé entre les Etats membres de l'Union européenne afin de mettre en place "avant la fin du mois" un "cadre juridique" de sanctions visant des responsables libanais. La menace de telles sanctions est brandie depuis plusieurs mois envers les dirigeants du pays du Cèdre qui bloquent le processus politique et laissent le pays couler.


Le vice-président du Parlement libanais, Elie Ferzli, s'est entretenu mardi avec le Premier ministre désigné, Saad Hariri, de la formation du nouveau gouvernement, affirmant que ce dernier allait "essayer très prochainement de concrétiser les choses" sur ce dossier, sans donner plus de détails. "Comme d'habitude, notre réunion avec Saad Hariri ne s'est pas limitée à un seul sujet,...

commentaires (6)

Hariri va "essayer très prochainement de concrétiser les choses", selon Ferzli ca arrange tout le monde, on prendra les memes et on recommence j aurai aimé entendre Mr Ferzeli son programme pour l avenir du Liban , il est bien dans ses basquettes en role du second....................

barada youssef

15 h 11, le 14 juillet 2021

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Commentaires (6)

  • Hariri va "essayer très prochainement de concrétiser les choses", selon Ferzli ca arrange tout le monde, on prendra les memes et on recommence j aurai aimé entendre Mr Ferzeli son programme pour l avenir du Liban , il est bien dans ses basquettes en role du second....................

    barada youssef

    15 h 11, le 14 juillet 2021

  • M. Ferzli n'en est plus a une contradiction pres. "Baasiste, Arabe, Socialiste, Progressiste, Laique", il est l'auteur de la loi electorale la plus salement confessionnelle de l'histoire du Liban depuis les Cananeens. Scelerat, opportuniste et vulgaire "correspondant" des "services" Syriens, il n'a jamais eu grand chose a dire, a part etre le haut-parleur de ses maitres.

    Michel Trad

    23 h 10, le 13 juillet 2021

  • Cela fait des mois que « Hariri va "essayer très prochainement de concrétiser les choses" ». Ne pensez-vous pas qu’il est temps de présenter les choses différemment et de proposer à vos abonnés une analyse poussée plutôt que de pauvres copier-coller ? Le contenant est presque aussi agaçant que le contenu.

    Ghandour Yasmine

    22 h 10, le 13 juillet 2021

  • Mr Aoun n’aurait jamais été président de la république sans la bénédiction du Hezbollah ou parti du diable ….

    Eleni Caridopoulou

    18 h 59, le 13 juillet 2021

  • RESPONSABLES DE LA SITUATION APOCALYPTIQUE QUI FRAPPE LE PAYS DE PLEIN FOUET SONT LES DEUX BELIERS BISCORNUS DE L,APOCALYPSE DE LA BERGERIE DU PATRIARCHE RAI.

    ZERO PLAINTE. CENSURE PLAIT. SOUTENONS DONC L,OLJ.

    18 h 27, le 13 juillet 2021

  • Quand on fouille la Constitution pour se figer sur l'article 53, l'alinéa 4, pour trouver une raison qui explique le blocage à la formation du gouvernement, il faudrait répondre au brave expert qui écrit pour le président de la République, vous avez causé un grand dommage tout au long du mandat de Aoun. Car un président digne de cette appellation, regarde et applique l'esprit de la Constitution, et reste au dessus des petitesses. Dommage.

    Esber

    18 h 19, le 13 juillet 2021

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