À partir de 1910, les religieuses et religieux francophones dépêchés dans l’Ouest canadien auprès des jeunes autochtones placés de force dans des pensionnats ont enseigné en… anglais. Il fallait vraiment que le désir de convertir ces « païens » soit plus fort que tout pour accepter de travailler dans la langue du conquérant britannique.
En plus, ils interdisaient souvent aux jeunes autochtones de parler leur langue maternelle entre eux (ce qu’ont pourtant subi nombre d’élèves francophones dans des provinces majoritairement anglophones). La totale. Ils étaient vraiment aux ordres de Roma et d’Ottawa.
La cote des francophones était déjà au plus bas dans le Canada anglais. Je doute que ces faits historiques qui refont surface avec la découverte des nombreuses sépultures anonymes aux abords d’anciens pensionnats autochtones la rehaussent.
Plusieurs Amérindiens dans l’Ouest canadien (et même l’Ouest états-unien) portent des patronymes d’origine française. Je ne serais pas surpris que nombre d’entre eux décident d’en changer et de récupérer leur patronyme amérindien.
Sylvio LE BLANC
Montréal-Québec
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