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Politique - Frontière maritime Liban/Israël

Aoun demande à l'émissaire américain de relancer les négociations sur la démarcation de la frontière maritime

La présidence libanaise exprime l'espoir que le changement de gouvernement en Israël ne retardera pas le processus.


Aoun demande à l'émissaire américain de relancer les négociations sur la démarcation de la frontière maritime

Le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun (d), discutant avec l'émissaire américain en charge du dossier des négociations indirectes entre le Liban et Israël sur la démarcation de la frontière maritime, John Desrocher, le 14 juin 2021 à Baabda. Photo Twitter/Présidence libanaise

Le président de la République Michel Aoun a demandé lundi à l'émissaire américain en charge du dossier des négociations indirectes entre le Liban et Israël sur la démarcation de la frontière maritime, John Desrocher, de déployer des efforts avec les nouveaux dirigeants israéliens pour relancer ces pourparlers mais il a affirmé que l’Etat hébreu ne pouvait pas imposer son point de vue de manière unilatérale.

M. Desrocher, arrivé au Liban pour une visite qui n’avait pas été annoncée à l’avance, a été reçu en matinée au palais de Baabda par le président Aoun avec lequel il a évoqué "les développements liés au processus de négociations après leur interruption il y a plusieurs semaines".

Négociations "justes et honnêtes"

Aucune date n'a été fixée pour une nouvelle session de négociations avec Israël, un processus qui piétine alors qu'il est crucial pour que le Liban puisse entamer l'exploration et l'exploitation de ses réserves d'hydrocarbures. Le dernier round de négociations indirectes entre le Liban et Israël s'était déroulé au quartier général de la Finul le 4 mai à Nakoura en présence de M. Desrocher, mais n’avait abouti à aucun progrès.

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« Le président Aoun a informé l’émissaire américain du souhait du Liban de voir les négociations indirectes de Nakoura se poursuivre (..) dans le but de parvenir à une entente susceptible de préserver les droits des parties concernées sur la base des lois internationales », a affirmé la présidence libanaise dans un communiqué repris par l’Agence nationale d’information (officielle).

Il a demandé au diplomate américain « d’exercer son rôle pour pousser vers des négociations justes et honnêtes sans préconditions ». Le chef de l’Etat a cependant souligné « qu’Israël ne pouvait pas imposer son point de vue unilatéral sur le processus de négociation ».

M. Aoun a exprimé l’espoir que les efforts que déploierait l’émissaire avec les responsables israéliens aboutiront à une telle reprise et que le changement de gouvernement en Israël ne retarderait pas le processus.

Le chef de l’Etat a assuré que le Liban était « ouvert aux idées proposées dans le cadre de l’entière souveraineté maritime et terrestre libanaise », mais qu’il se réservait « d’autre options si les Israéliens ne répondaient pas favorablement aux efforts déployés pour relancer les négociations ».

John Desrocher s'est également entretenu lundi avec le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, ainsi que la délégation libanaise en charge des négociations.

Demandes maximalistes

Les pourparlers avaient repris en mai après plusieurs mois de suspension alors que la superficie de la zone de litige continue de constituer une importante pierre d'achoppement. Les pourparlers avaient en effet démarré en octobre 2020 sur la base d’une zone contestée d’une superficie de 860 km² à partager entre les deux pays (la ligne 23 qui délimite le triangle des 860 km², adoptée par le gouvernement de Fouad Siniora en 2011).

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La ligne Hof, du nom du diplomate américain Frederic Hof qui a joué les médiateurs entre les deux parties entre 2010 et 2012, attribuait au Liban 55 % de cette zone contre 45 % à Israël. Mais après l’imposition de sanctions américaines contre le chef du Courant patriotique libre et gendre du chef de l’État, Gebran Bassil, le Liban avait fait monter les enchères, réclamant une zone supplémentaire de 1.430 km² dans le tracé de la frontière maritime avec Israël (la ligne 29), et les négociations avaient fini par être suspendues en décembre.

Le chef de l’État Michel Aoun avait fait de la revendication maximaliste libanaise son cheval de bataille, avant de faire volte-face et de s’abstenir de signer le décret amendant la superficie de la zone réclamée par le Liban. Face aux revendications libanaises jugées maximalistes, l’État hébreu avait pour sa part menacé le Liban d’un tracé maximaliste de son cru qui aurait empiété sur quatre blocs libanais et bloqué toute négociation.

Au cours de sa visite à Beyrouth, l’émissaire américain doit notamment rencontrer également le président de la Chambre, Nabih Berry, qui a négocié l’accord-cadre ayant permis le lancement de ces négociations et qui ne voit pas d’un bon œil le changement de la position libanaise.


Le président de la République Michel Aoun a demandé lundi à l'émissaire américain en charge du dossier des négociations indirectes entre le Liban et Israël sur la démarcation de la frontière maritime, John Desrocher, de déployer des efforts avec les nouveaux dirigeants israéliens pour relancer ces pourparlers mais il a affirmé que l’Etat hébreu ne pouvait pas imposer son point de...

commentaires (4)

Le pauvre Aoun ( alzeimer ) il ne sait pas avec qui il a faire , la remiere puissance du moyen orient ....

Eleni Caridopoulou

18 h 11, le 14 juin 2021

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Commentaires (4)

  • Le pauvre Aoun ( alzeimer ) il ne sait pas avec qui il a faire , la remiere puissance du moyen orient ....

    Eleni Caridopoulou

    18 h 11, le 14 juin 2021

  • Au lendemain des sanctions prises par les autorités Américaines à l'encontre de son gendre, il avait délibérément haussé le curseur de 1450 km 2 supplémentaires suivant les desiderata de son "mentor" chiite, sans,par la suite valider officiellement ce changement .. on ne voit pas pourquoi les Israéliens bougeraient un petit doigt d'autant qu'ils exploitent déjà nos ressources. En outre il quémande l'aide la la communauté internationale afin d'aider le Liban, notamment au sujet du Million huit cent mille Syriens qui squattent le Liban en échange d'un coût au détriment de l'état s'élevant à 25000 $ par an, par réfugié !!! Qu'en est il des victimes de l'explosion sur le port ?

    C…

    17 h 59, le 14 juin 2021

  • IL A LANCE DES BALLONS VIDES DANS L,AIR PUIS A FAIT VOLTE FACE SUR SES BALLONS MEMES. ICI IL A EN FACE ISRAEL. IL N,A PAS EN FACE HARIRI POUR JOUER LE JEU CONFESSIONNEL ET COMMUNAUTAIRE.

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    16 h 39, le 14 juin 2021

  • Il ne sait pas ce qu'il veut.

    Esber

    16 h 33, le 14 juin 2021

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