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Politique - Focus

Hariri ne voit plus le bout du tunnel

Le Premier ministre désigné a vécu une semaine en dents de scie et évoqué, pour la première fois depuis sa nomination, l’option d’une récusation.

Hariri ne voit plus le bout du tunnel

Le Premier ministre désigné Saad Hariri en octobre 2020. Photo d’archives AFP

Il ne sort quasiment plus de sa maison et passe le plus clair de son temps dans un état de nervosité et de colère. Saad Hariri en veut actuellement à la terre entière, aussi bien à ses adversaires politiques qu’à ses anciens parrains : à Michel Aoun et à Gebran Bassil qu’il accuse de préférer régner sur des ruines plutôt que de céder un pouce de terrain ; à l’Arabie saoudite qui refuse de revoir sa position à son égard malgré ses nombreux appels du pied ; à la France qui le rend responsable du blocage gouvernemental au même titre que le président de la République et son gendre. Le Premier ministre désigné se sent isolé, cerné, coincé, et a mis sur la table cette semaine, pour la première fois depuis sa nomination en octobre dernier, l’option d’une récusation. Il y a un peu plus d’un mois, à la veille de sa énième et dernière rencontre avec Michel Aoun, il avait pourtant conditionné son éventuel départ à une démission du chef de l’État. Comment comprendre ce revirement ? Pourquoi le leader du courant du Futur a-t-il le sentiment d’être en train de perdre son bras de fer avec le président, alors que les positions des uns et des autres n’ont pas vraiment évolué ces dernières semaines ?

D’après les versions récoltées par L’Orient-Le Jour auprès de plusieurs sources dans l’entourage du Premier ministre désigné, ce dernier a perdu son envie d’en découdre depuis son retour de sa dernière tournée internationale à la fin du mois d’avril. Reçu en Russie, au Vatican et aux Émirats arabes unis, le leader sunnite n’a pas pu obtenir le soutien qu’il attendait. Si la Russie est favorable à ce qu’il soit à la tête du gouvernement, Moscou a accueilli depuis son principal rival Gebran Bassil, dans une volonté de ne pas donner le sentiment de prendre parti. Ses nombreuses visites aux Émirats arabes unis n’ont pas abouti non plus à un changement de position de la part de Riyad, qui refuse toujours de lui accorder son soutien, le privant ainsi d’un appui de poids sur les scènes arabe et sunnite. Quant à son voyage au Vatican, il n’a pas pu s’en servir pour isoler ses adversaires sur la scène chrétienne. D’autant que le message central du pape a porté sur la nécessité d’une harmonie entre musulmans et chrétiens, interprété politiquement au Liban comme un appel à la recherche d’un compromis entre Baabda et la Maison du Centre. Dès son retour, il a confié à l’un de ses lieutenants qu’il s’était fixé une date limite pour obtenir une avancée, peu de temps après la fête du Fitr, faute de quoi il pourrait alors envisager de se récuser. « Il a le sentiment que Aoun ne veut pas de gouvernement et que l’horizon pour lui se rétrécit », résume un proche du leader sunnite.

La goutte de trop
Critiqué par certains pour sa mollesse et sa tendance au compromis, Saad Hariri a opté, depuis sa désignation en octobre en tant que Premier ministre, pour une ligne ferme qui doit permettre aux sunnites de défendre leurs prérogatives et empêcher le courant aouniste d’être en position de force. Cela lui a valu dans un premier temps un regain de popularité dans la rue sunnite et le soutien affirmé de tous les leaders de la communauté, y compris ceux qui s’étaient éloignés de lui après la conclusion du compromis présidentiel en 2016. Mais le temps semble désormais jouer contre lui. Alors que le pays s’effondre un peu plus chaque jour, Saad Hariri est perçu par une partie de la population et de la communauté internationale comme étant responsable du blocage, au même titre que le président et son gendre. Un constat inacceptable pour celui qui a vu l’initiative française comme une opportunité de se remettre au centre du jeu en se présentant auprès de l’opinion locale et internationale comme le maître de chantier des réformes.

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Les propos du ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, le 29 avril dernier, ont été la goutte de trop. Ce jour-là, tandis qu’il était en déplacement à Malte, le patron du Quai d’Orsay a annoncé que des mesures restrictives avaient été prises contre ceux qui « sont impliqués dans le blocage gouvernemental ». Depuis des mois, Paris ne cache pas son agacement face à la situation et brandit la menace de sanctions qui viseraient l’ensemble du spectre politique, y compris la maison Hariri, principal allié de la France au Liban depuis des décennies. La sortie de Le Drian a semé la panique du côté du courant du Futur. Les téléphones ont chauffé, les contacts se sont intensifiés, jusqu’à ce que le fils de Rafic Hariri apprenne que plusieurs de ses proches seraient sur la liste des personnes sanctionnées. Mais le Premier ministre désigné n’était pas au bout de ses peines. La visite du ministre français au Liban a été annoncée dans la foulée, et des informations ont vite émergé quant à une volonté française de ne pas organiser de rencontre avec Saad Hariri. Un désaveu terrible pour celui qui se présentait auprès de ses adversaires comme le garant de l’initiative de Paris.

Lundi soir, le 3 mai, soit 72 heures avant l’arrivée de Jean-Yves Le Drian, le Premier ministre désigné a réuni ses fidèles pour évaluer les options qui s’offrent à lui. Se récuser et ainsi donner satisfaction au duo Aoun-Bassil; maintenir sa position et être accusé d’obstruction ; faire une concession et former un gouvernement selon les conditions de Baabda. Il en est arrivé à la conclusion que la première option était sans doute la meilleure pour protéger son avenir politique. « Si les Français considèrent que je suis à l’origine du blocage, alors autant que je m’en aille, et on verra si les choses s’améliorent », aurait-il alors déclaré, selon l’un de ses proches. « Hariri a fait allusion à la récusation en raison des pressions exercées pour le tenir responsable de l’obstruction », dit Moustapha Allouche, vice-président du courant du Futur. À peine la question évoquée, que le Courant patriotique libre (CPL) célébrait sa victoire, considérant qu’il était sur le point d’atteindre son objectif d’écarter Hariri, y voyant en plus le résultat des développements régionaux après la visite à Damas du chef des services de renseignements saoudien.

« Vous n’êtes pas en position de poser des conditions »
Quarante-huit heures avant l’arrivée du ministre français, aucun rendez-vous avec Saad Hariri n’avait encore été fixé. Ce n’est que la veille que le Premier ministre désigné a finalement appris avec soulagement qu’une rencontre allait se tenir. « La confusion autour de la rencontre était un signal très négatif », confie un conseiller du leader sunnite. D’après lui, le Premier ministre se sent victime d’une injustice puisqu’il considère avoir fait des concessions, contrairement à la partie adverse. « Saad Hariri a appelé les Français pour trouver une solution », confie la source précitée. L’idée d’une rencontre avec Gebran Bassil à la Résidence des Pins pour compenser le rendez-vous manqué à Paris, il y a quelques semaines, a été suggérée. Mais Saad Hariri s’y est de nouveau opposé, affirmant qu’il ne rencontrerait Gebran Bassil qu’après la formation du gouvernement. « Il leur a dit que ce n’était pas normal de le menacer de sanctions parce qu’il refusait de rencontrer Gebran Bassil », ajoute le conseiller du leader sunnite. Les contacts se sont poursuivis entre la Maison du Centre et l’Élysée dans une atmosphère assez tendue, surtout lorsque les Français ont laissé entendre qu’il s’était entendu avec les Égyptiens pour saper leurs efforts en vue d’organiser la réunion de Paris avec Gebran Bassil.

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Au début du mois d’avril, des informations avaient fait état de la possible organisation d’une rencontre à Paris entre les deux hommes, mais celle-ci a vite capoté en raison notamment du refus du chef du courant du Futur d’y participer. À l’époque, Saad Hariri avait demandé aux Français des garanties sur le fait que le chef du CPL renoncerait au tiers de blocage et faciliterait la formation du gouvernement. « Vous n’êtes pas en position de poser des conditions », aurait répondu la partie française. La rencontre avec Jean-Yves Le Drian jeudi soir n’a pas été rassurante, d’autant qu’elle s’est déroulée à l’ambassade de France. Le ministre français l’a justifiée par des raisons protocolaires et aurait tenu un discours très dur à son encontre. « Lorsque Le Drian a évoqué les sanctions, il a laissé entendre à Hariri qu’elles pourraient toucher des gens de son entourage », affirme un proche du chef du courant du Futur. Les Français ne cachent pas leur déception vis-à-vis du leader sunnite, alors qu‘Emmanuel Macron a personnellement investi du temps et des moyens pour le soutenir.

« Ce n’est pas une manœuvre »
À la fin de cette semaine de montagnes russes, le leader sunnite semble toutefois avoir mis de côté l’option de la récusation. Pourquoi ? Non pas tant en raison de la position française que du soutien qu’il a reçu sur les scènes locale et internationale. Mardi 4 mai, deux jours avant la rencontre avec le chef de la diplomatie française, il a organisé une réunion avec son groupe parlementaire, évoquant la possibilité de se récuser afin que l’information soit divulguée et de tâter le terrain sur ses éventuelles répercussions. En conséquence, le président du Parlement Nabih Berry a envoyé son bras droit, Ali Hassan Khalil, rencontrer Saad Hariri pour lui demander de revenir sur sa décision et l’assurer de son soutien. Le leader sunnite a également contacté Hussein Khalil, l’assistant politique du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah, pour l’informer de son possible retrait, mais ce dernier lui a demandé d’attendre et de se calmer. Ces développements ont incité Nabih Berry à mettre le Hezbollah face à un choix : former un gouvernement ou satisfaire son allié chrétien. Mais les deux formations chiites ont rapidement convenu qu’il n’y avait pas d’alternative à Saad Hariri et qu’elles ne voulaient pas répéter l’expérience de Hassane Diab. L’ancien Premier ministre ne bénéficiait d’aucun appui au sein de la communauté sunnite, ce qui a contribué à paralyser son action politique. Dans le même temps, Saad Hariri a également reçu le soutien des anciens Premiers ministres, mais aussi de l’Égypte et, d’après son entourage, des États-Unis. « Cela ne veut pas dire qu’il a renoncé à se récuser. L’option est toujours sur la table, ce n’est pas une manœuvre », dit l’un de ses conseillers.

Tous ces développements se déroulent dans un contexte de reprise de contact entre l’Arabie saoudite et l’Iran, mais aussi entre Riyad et Damas. La rencontre, la semaine dernière à Damas, du chef des renseignements saoudien, le général Khaled al-Humaydan, et du président syrien Bachar el-Assad a été très mal perçue par le fils de Rafic Hariri qui ne comprend pas le jeu saoudien. « Ils me demandent d’aller à la confrontation du Hezbollah alors qu’ils vont parler à l’Iran et à la Syrie », aurait réagi Saad Hariri selon l’un de ses proches. Le Premier ministre désigné ne cache pas son inquiétude de voir tous ses rapprochements sur la scène libanaise se faire à ses dépens.


Il ne sort quasiment plus de sa maison et passe le plus clair de son temps dans un état de nervosité et de colère. Saad Hariri en veut actuellement à la terre entière, aussi bien à ses adversaires politiques qu’à ses anciens parrains : à Michel Aoun et à Gebran Bassil qu’il accuse de préférer régner sur des ruines plutôt que de céder un pouce de terrain ; à l’Arabie...

commentaires (19)

ERRATUM : Sur mon commentaire précédent prière de lire « ET REPARTIRONT comme en 14 » « Bery le magnifique toujours rasé de près, habillé à QUATRE épingles compte les points » Désolés pour ces erreurs . Cordialement.

Le Point du Jour.

19 h 31, le 10 mai 2021

Tous les commentaires

Commentaires (19)

  • ERRATUM : Sur mon commentaire précédent prière de lire « ET REPARTIRONT comme en 14 » « Bery le magnifique toujours rasé de près, habillé à QUATRE épingles compte les points » Désolés pour ces erreurs . Cordialement.

    Le Point du Jour.

    19 h 31, le 10 mai 2021

  • Malheureusement il n'y a plus Jacques Chirac un grand président, je suis sûre que le gouvernement aurait été fait , un grand ami du Liban et de Rafic Harriri et tous ces guignols auraient été mis out ???

    Eleni Caridopoulou

    17 h 18, le 10 mai 2021

  • les croque-morts sont à l’affut du dernier souffle d’un Liban malade, une fois sa dépouille enterrée, les tractations se feront pour bâtir sur ses ruines une tour de Babel pour régler leurs magouilles, et repartir comme en 14. La question restera toujours la même, qui prendra les commandes de cette farce sans nom? Joumblatt père et fils prendront les devants en négociant leurs côtes part, Bassil/Aoun , oui je dis bien Bassil/Aoun pas le contraire, puisqu’il est clair pour tout le monde que c’est le Président Bassil qui décide et son adjoint Aoun qui exécute. Hariri patient, qui ne veut pas nuire à ses proches de peur des menaces De Le Drian, attendra des jours meilleurs pour se manifester. Bery le magnifique toujours rasé de près, habillé à épingles compte les points et intervient par petites touches qui portent leurs fruits puisque personne n’ose bouger sans le consulter. Le hezb silencieux mais jamais inactif, et c’est là qu’il est le plus dangereux tire les ficèles de toutes ces marionnettes qui lui obéissent au doigt (levé) et a l’œil, au moindre ordre donné. Geagea, Gémayel, Frangié et les autres laissés pour compte observent, et tournent les pouces en attendant que le Saint Esprit leur vienne en aide pour une solution-miracle ! Le peuple libanais, lui paie l’addition en silence. Voilà pourquoi personne ne fait rien pour le pays qui se meurt à petit feu avec la bénédiction de tous. Désespérant, déprimant, bouleversant, sans espoir et pourtant c’est la vérité.

    Le Point du Jour.

    16 h 27, le 10 mai 2021

  • Paillasson...Le Liban et son peuple ne sont plus qu'un paillasson, sur lequel s'essuient allègrement toutes les forces internationales, régionales, et les minables locales. Dans quelques semaines, il ne restera aux Libanais que leurs yeux pour pleurer, Pour autant qu'il leur reste des larmes.....

    Sfeir walid

    15 h 12, le 10 mai 2021

  • Le premier ministre au fil de sa carrière politique n'a pas toujours eu des décisions judicieuses, entre le fait de continuer à transiger avec les fossoyeurs de son père, sa complicité active d'introduire au Palais de baabda, pour des raisons purement personnelles, la plus grande supercherie de l'histoire du Liban et maintenant le fait d'avoir misė sur la France , pays confronté à une régression et ā une décadence politique et morale qui n'a plus les moyens de ses ambitions,.. la seule alternative, pour lui, serait de provoquer un électro choc, en revitalisant les forces de 14 mars, de démissionner en bois afin de provoquer des élections au parlement, ce à quoi le chef de la chambre ne serait pas forcément opposé .. mais est il suffisamment courageux pour de telles mesures ?

    c...

    14 h 46, le 10 mai 2021

  • "Le Premier ministre désigné se sent isolé, cerné, coincé, et a mis sur la table cette semaine, pour la première fois depuis sa nomination en octobre dernier, l’option d’une récusation. " Je me demande comment il a fait pour durer aussi longtemps! Ah ces hommes politiques! Qu'est-ce qui les attache tellement à la fonction publique, surtout quand ils sont milliardaires et qu'ils peuvent vivre à leur guise n'importe où dans le monde, loin surtout de ce marécage du Moyen-Orient? Mystère...

    Georges MELKI

    13 h 42, le 10 mai 2021

  • tout ce temps perdu et l effondrement du Pays est idel pour le Hezbollah et L iran ils veulent ni hariri ni personne, et se cachent derriere le fantôme de Baabda

    Jack Gardner

    12 h 33, le 10 mai 2021

  • À quoi jouent les politiques français? Un jour ils boudent Le camp vendu puis le remettent en selle puis à nouveau le menace de sanctions pour enfin lui céder le pouvoir et le pays en sachant que ceci va à l’encontre du pays et de ses citoyens. Le but n’est pas de former un gouvernement quelque soit sa composition sinon on aurait pas fait appel à leur aide. On se serait contenté d’avoir un gouvernement Diab bis et de fermer les yeux sur la destruction du pays. Les Français déçoivent les libanais qui misaient sur leur bon sens et leur fermeté qui se sont avérés superficiels et mous et qui ont toujours manqué de sérieux quant au dossier libanais. Nous avons l’impression que des amateurs jouent avec le sort du pays et de son peuple en fonction des arrangements régionaux et internationaux en rejetant la faute sur les libanais qui eux continuent de souffrir tout en se perdant dans cet amateurisme politique qui ne dit pas son nom. Libanais, vous êtes les seuls à pouvoir sauver votre pays, alors au boulot, levez-vous montrez au monde que le Liban n’est pas une chose qu’on négocie pour sauver la face de certains qui ne voient que leur triomphe politique et personnel sur les cadavres et les ruines. Je ne nomme personne mais tous les pays amis comme ennemis sont concernés. Honte à vous tous.

    Sissi zayyat

    12 h 13, le 10 mai 2021

  • M. ’INUTILE (fils à papa) faite la politique du médecin des FL : TOUJOURS ayez le VENT EN POUPE et changez votre FUSIL D’ÉPAULE : AUJOURD‘HUI porte DRAPEAU PALESTINIEN , DEMAIN LE HEZB , ET … ÇA MARCHE ET ÇA ARRONDI LES FINS DE MOIS.

    aliosha

    11 h 30, le 10 mai 2021

  • Tout est vrai dans ce commentaire, hélas...et quelle tristesse!

    Bontems Christiane

    11 h 06, le 10 mai 2021

  • Tout ceci n'est pas serieux. c'etait quoi le plan? forcer Aoun a accepter la mouture du gouvernement, et ensuite forcer Bassil a accorder la confiance des deputes CPL? sans compter la declaration de politique generale qui presageait un autre combat. Hariri a utiliser l'Initiative Francaise pour essayer de commetre un hold up politique, mais quand ca veut pas veut pas.

    Ventre-saint-gris

    10 h 47, le 10 mai 2021

  • Un gouvernement ! Mais pourquoi faire ? La république libanaise est elle encore viable ? Depuis l’indépendance on ne fait que vivre des crises successives de plus en plus importantes jusqu’à arriver à la situation catastrophique actuelle. L’Etat a volé toute l’épargne de la population et s’est arrêté subitement d’honorer sa signature sur le remboursement de la dette. La BdL ne possède plus aucune réserve. La livre ne vaut même pas son pesant de papier. Dans un mois il n’y aura plus de production d’électricité, plus de carburants et des denrées alimentaires à des prix inabordables. Pour les autres produits importés, nous allons être pire que le pays le plus arriéré du monde. Quant à l’or, il n’y a plus eu d’inventaire physique depuis 1996; on apprendra bientôt qu’une partie a sans doute disparu... alors présidents ou premier ministre ou ministres ou députés ou fonctionnaires, à quoi vont ils servir? L’Etat n’existe plus tant qu’il n’honore pas ses dettes. L’Etat est insolvable et en faillite. Alors continuez à vous disputer, vous accuser mutuellement, bouder, faire des déclarations télévisées creuses et mensongères.... dans très peu de temps tout le pays va disparaître à cause de vous, dirigeants politiques depuis des décennies. Maudits, soyez tous maudits jusqu’à la quarantième génération. J’espère vous voir un jour devant une véritable justice répondre de vos actes.

    Liberté de Penser

    09 h 10, le 10 mai 2021

  • Donc, chez nous la gouvernance du pays et le sort du peuple dépendent en premier de l'entente ou de la mésentente entre leur dirigeants, leurs rivalités ainsi que leurs appartenances à une puissance étrangère ! Pour couronner tout cela, l'entêtement et l'orgueil démésuré de certains, et leurs projets familiaux illogiques. Sans oublier le comportement digne d'un adolescent d'un autre acteur qui évolue en ce moment sur la scène ou dans les coulisses du théatre délabré qu'est devenu notre malheureux Liban... - Irène Saïd

    Irene Said

    09 h 09, le 10 mai 2021

  • Responsable du blocage au même titreé que Bassil-Aoun? Bien sûr! Afin d'être nommé par le tandem Amal-Hezbollah, il lui a, au préalable, accordé des privilèges exorbitants. Il était bien évident dès lors, que Bassil allait exiger une équivalence. Le blocage était inéluctable.

    Yves Prevost

    07 h 50, le 10 mai 2021

  • "... le fils de Rafic Hariri ne comprend pas le jeu saoudien. « Ils me demandent de ... » ..." - Justement, il ne devraient RIEN te demander. C’est quoi cette mentalité de soumission aux parties externes? Ah bon, les autres le font, alors il faut le faire? Kelkon ya3ni kelkon!

    Gros Gnon

    07 h 22, le 10 mai 2021

  • Malheureusement l axe du mal est en train de gagner la partie....TRUMP n est plus a la maison blanche et les francais sont des guignols pretencieux ....

    HABIBI FRANCAIS

    07 h 06, le 10 mai 2021

  • Mais cheykh saad .. a votre avis pq les FL vous avez conseillé de ne pas être candidat 1

    Bery tus

    06 h 38, le 10 mai 2021

  • Il a fâché royalement et absolument tout le monde , même sa propre famille . C'est vraiment nul

    Chucri Abboud

    02 h 11, le 10 mai 2021

  • Adib s'était récusé pour les mêmes raisons que hariri donne pour justifier la non formation de gouvernement...face à eux toujours le même tandem aoun-bassil sous commande du hezb... En attendant Godot (à comprendre le monstre sorti de l'union, contre nature, iranio-israelienne) qui va réduire le Liban en paillasson devant leur portail. Et nos hommes au pouvoir....? ... Ils auront leur carte sajjad version paillasson fatigué! Merci au pouvoir fort et au toit en acier sans fenêtres, qui nous garde dans la nuit des siècles passés et nous suffoque!!

    Wlek Sanferlou

    01 h 43, le 10 mai 2021

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