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Nos Lecteurs ont la Parole

Chasse aux vaccins !

Alors qu’AstraZeneca vient d’être admis à nouveau par les autorités européennes,

Alors que Jansen (le vaccin de J&J) vient d’être réintroduit sur le marché aux États-Unis,

Alors que l’Inde, après avoir atteint l’immunité collective suite à son vaccin dont personne n’a parlé, a vu éclore un nouveau variant aussi dangereux que les autres, voire plus

Alors que la France possède deux nouveaux variants,

Alors que les pays d’Afrique souffrent (une fois de plus !) du manque de vaccins à tel point que la France a décidé de leur envoyé 500 000 doses,

Alors que le Liban n’a vacciné que 5 % de la population, en voyant très, très large,

Alors que nous en sommes encore à débattre, comme de grands épidémiologistes, de la valeur ajoutée de Pfizer par rapport à AstraZeneca ou à Spoutnik,

Alors que nos yeux se tournent vers les pays voisins qui ont au moins 50 % de leur population vaccinée,

Alors que les prix flambent dans les pharmacies comme dans les supermarchés,

Alors que maintenant nos exportations agricoles vont aller s’ajouter au désastre économique,

Alors que…

Alors que…

La liste est interminable, épuisante, énervante, agaçante, de quoi rendre hystérique les plus normaux d’entre nous (s’il en reste).

Nous ne nous intéressons plus vraiment à certaines évolutions au niveau Covid. Et pour cause, notre regard se tourne inlassablement vers les grands laboratoires pour avoir ne serait-ce que quelques gouttes du précieux élixir dans nos veines.

« Nous apportons une réponse à la pandémie large et équitable », affirmait encore, depuis quelque temps, le PDG d’AstraZeneca. Large peut-être, mais équitable ? Reste à voir. Certes, énormément de pays ont eu droit au vaccin suédo-britannique. Mais d’autres sont restés en plan et continuent de le rester. Ironiquement, depuis le problème des contre-indications sur AstraZeneca, les médecins en France ne trouvent plus de clients pour les administrer. Du coup, les précieuses fioles se retrouvent à la poubelle, alors que dans de nombreux pays, on se tuerait pour en avoir.

Pfizer a la cote avec 94 % de réussite pour son vaccin. Quand on met les moyens (2 milliards de dollars) et qu’on prend les risques adéquats, les résultats apparaissent plus ou moins rapidement. Du coup, Pfizer a gagné son pari auprès des gouvernements à un prix relativement raisonnable. Il faut dire aussi qu’il a un gouvernement qui l’aide. Autant Donald Trump (tardivement) que Joe Biden a mis du sien pour que la population soit en mesure d’être vaccinée. Le résultat est là : plusieurs États américains sont revenus à une vie normale.

Et j’en passe des innovations technologiques qui rendent les vaccins plus efficaces. Moderna a déjà mis en place son produit pour lutter contre le variant sud-africain. Mais les moyens et le financement du gouvernement américain ont aidé aussi (2,5 milliards de dollars). Résultat des courses : un vaccin contre le virus de base aussi efficace que celui de Pfizer. Les idées novatrices de Moderna vont le mener à concurrencer, voire à devancer, les grands laboratoires précités, avec Sanofi qui n’avait pas réussi à mettre en place un antidote français.

Par contre, de nouveaux vaccins sont en train d’être mis en place contre le Covid. Ils ne sont certes pas encore valides internationalement. Mais les start-up génératrices de ces remèdes y travaillent. Ainsi, la biotech nantaise Valneva a créé un vaccin novateur, décrié par les autorités françaises en un premier temps, et étonnement financé par… les Britanniques avec 100 millions de doses commandées. Il paraît que le vaccin aurait fait ses preuves. Le Royaume-Uni aurait même donné son aval pour une unité de production en Écosse, ce qui n’est pas peu dire.

Et voilà où nous en sommes !

Par contre, au Liban, nous attendons toujours notre dose. Certains l’ont déjà eue. D’autres peinent à l’avoir. Le Liban serait-il un cancre vaccinal ? Apparemment pas, vu la difficulté de beaucoup de pays à recevoir les doses dans les délais impartis, s’ils les reçoivent. Par contre, si la blague que toute la population libanaise sera vaccinée d’ici à 2031 se concrétise, nous courons tout droit à la catastrophe. Nous pouvons, évidemment, nous targuer de ce que le nombre d’infections a baissé légèrement et qu’il se stabilise à environ 1 500 cas par jour avec un taux de mortalité, par contre, qui ne diminue pas. Mais est-ce vraiment à cause du vaccin ? Ou à un soudain réveil de la population qui réalise après un an et demi la dangerosité du virus ? Encore que ce n’est pas assez.

Nous nous sommes plaints des lenteurs de Pfizer et nous ne voulons plus d’AstraZeneca (alors qu’il continue à être distribué quand le vaccin de Pfizer manque, par décision discrétionnaire), mais qu’en est-il de Spoutnik ? Le vaccin russe a fait ses preuves et la solution d’accorder la permission à des entreprises pharmaceutiques privées est louable. Cependant, nous restons dans l’attente. Une attente interminable pour les plus hypocondriaques d’entre nous et, étonnemment, satisfaisante pour ceux qui continuent à croire au marketing exagéré du Covid et qui mettent en exergue un vaccin falsifié sans aucune réelle conséquence thérapeutique et qui, par conséquent, refusent d’être vaccinés. Le vaccin serait-il une solution ultime ? Non, le vaccin n’est efficace que si on continue à prendre les mesures de protection nécessaires car il n’empêche pas la contamination, mais fait plutôt que la personne vaccinée ne ressent pas les effets du virus sur elle-même. Il faut être clair là-dessus.

Se vacciner : oui. À quel prix ? Celui d’une attente intolérable qui nous dégoûterait presque de l’injection. Pour le moment, il s’agit de continuer à vivre avec les gestes barrières et avec les masques étouffants et, surtout, ne pas trop se mêler à des mouvements de foule, quitte à continuer à sacrifier certaines réunions amicales ou familiales. C’est malheureux mais c’est comme ça !

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Alors qu’AstraZeneca vient d’être admis à nouveau par les autorités européennes,
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