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Société - Enquête

Explosion au port de Beyrouth : ce qui pourrait avoir déclenché l'incendie

Qu’est-ce qui a fait brûler le hangar numéro 12 et conduit à l’explosion gigantesque du port de Beyrouth ? Bien qu’aucune hypothèse ne soit à écarter, la piste d’un incendie accidentel plutôt qu’une attaque extérieure demeure la plus réaliste selon nos investigations.

Explosion au port de Beyrouth : ce qui pourrait avoir déclenché l'incendie

Le port de Beyrouth après l'explosion du 4 août 2020. Archives AFP

Huit mois se sont écoulés et les Libanais attendent toujours des réponses sur ce qui a pu conduire à l’une des plus grosses explosions non nucléaires de l’histoire humaine, lorsque des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium ont détoné au sein du port de Beyrouth le 4 août dernier, ôtant la vie à plus de 200 personnes et détruisant des quartiers entiers de la capitale.

L’enquête en cours comprend trois volets. Le premier concerne l’historique du Rhosus, le navire qui transportait les 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, un fertilisant agricole qui peut également être transformé en explosif. Il s’agit de savoir pourquoi ce navire poubelle enregistré en Moldavie est arrivé au port de Beyrouth en 2013 et à qui appartient véritablement la marchandise qu’il transportait. Le deuxième volet tente d’établir les responsabilités à différents échelons qui ont conduit à ce que ces matières dangereuses demeurent pendant de si longues années dans l'enceinte du port et notamment dans le hangar n° 12. Le troisième volet vise à savoir ce qui s’est passé le 4 août, pour que le hangar prenne feu et que le nitrate d'ammonium explose.

L'édito de Issa GORAIEB

Haute politique et petits arrangements

Selon les sources judiciaires proches du dossier, les deux premiers volets sont ceux qui avancent le plus. En revanche, on ne saurait toujours pas ce qui a mis le feu aux poudres le 4 août. Une expression à prendre au sens littéral, étant donné l’énorme quantité d’explosifs qui étaient stockée aux côtés des sacs de nitrate d’ammonium. La piste d’un incendie accidentel lié à des travaux de réparation ayant lieu le même jour au hangar n°12 a été rapidement privilégiée par les autorités libanaises au moment des faits. Mais pour élucider cette partie de l'enquête, la justice libanaise compterait beaucoup sur le rapport d'experts commissionnés par la France qui ne leur a toujours pas été remis. La France tout comme les États-Unis et la Grande-Bretagne avaient envoyé, après le drame, des experts qui ont travaillé conjointement avec les forces de sécurité intérieure libanaises sur le terrain pour tenter de reconstituer les événements et élucider les causes de l’explosion. Si le FBI a rendu son rapport en octobre, il ne semble pas être parvenu à des réponses concluantes allant au-delà des éléments déjà apportés par les services libanais. « Les Français ont procédé au travail technique et scientifique le plus poussé avec des plongeurs qui ont fait des prélèvements sous-marin. Les deux juges successifs Fadi Sawan et Tarek Bitar (chargé de l’instruction de l'enquête) m’ont tous deux dit qu’ils attendaient impatiemment leurs résultats », indique à L’OLJ la ministre sortante de la Justice Marie-Claude Najm.

La piste d’une attaque extérieure

Les circonstances entourant l’explosion du port de Beyrouth pourraient alimenter les scénarios les plus paranoïaques tant les coïncidences mises bout à bout semblent invraisemblables. Comment est-il possible que des matières chimiques restées pendant six ans dans un hangar dans des conditions de stockage déplorables finissent par exploser au moment où des travaux de sécurisation étaient enfin lancés ? Comment interpréter le fait que cette catastrophe se produise deux semaines seulement après la remise d’une lettre au président de la République l’informant, pour la première fois, de la présence de cette quantité massive de nitrate d'ammonium ? Comment oublier que quelques heures avant l’explosion, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait menacé de faire payer au Hezbollah le même prix qu'en 2006, après une série de heurts survenus à la frontière israélo-libanaise ? Et enfin comment ne pas se souvenir que le Tribunal spécial pour le Liban devait rendre son verdict sur l’assassinat de Rafic Hariri trois jours après la catastrophe ?

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Pour mieux démêler le complexe écheveau, il faut revenir sur les instants qui ont précédé l’explosion, ce mardi 4 août 2020. Vers 17h55, les pompiers de la caserne de la Quarantaine sont avertis qu'un incendie s’est déclaré au port de Beyrouth. On ne leur donne toutefois aucune information quant à la présence d’un stock de nitrate d’ammonium sur les lieux. À la même heure, une première vidéo postée sur les réseaux sociaux montre des colonnes de fumée blanche se dégageant du hangar situé juste en face des énormes silos à grains. Lorsque les pompiers arrivent sur place, quelques minutes plus tard, l’incendie a gagné en intensité et la fumée est devenue noire. Ils appellent du renfort et tentent d’ouvrir le hangar. Mais rapidement le feu prend une autre tournure et une série d’explosions se déclenche, accompagnée de grosses étincelles qui suggèrent la présence de feux d’artifice. À 18h08, une énorme boule de feu se forme au milieu du hangar, suivie de la gigantesque détonation équivalente à environ 600 tonnes de TNT qui laissera un cratère de 100 mètres de long et 6 mètres de profondeur. Une déflagration qui fera des dégâts jusqu’à 10 kilomètres de distance.

Quelques heures seulement après le drame, alors que les autorités commencent à évoquer la piste de l’explosion accidentelle d’un stock de nitrate d’ammonium, Donald Trump déclare que « cela ressemble à une terrible attaque » et affirme détenir des informations de généraux américains dont il ne révèle pas l’identité. Les propos du président des États-Unis sont toutefois contredits le même jour par ceux de ses responsables de la défense. Selon eux, s’il y avait eu des indications montrant qu'un acteur régional (sous-entendu Israël) ait pu exécuter une opération de cette ampleur, Washington aurait automatiquement renforcé ses troupes et protégé ses intérêts dans la région par craintes de représailles.

Trois jours après l'explosion, c’est au tour du président libanais d’évoquer la possibilité d’une attaque « au moyen d’un missile ou d’une bombe ». Michel Aoun dit avoir demandé à la France l'accès à des images satellitaires « afin de savoir s'il s'agit d'une agression extérieure ou des conséquences d'une négligence ». Interrogé par L’OLJ pour savoir si le président Aoun maintient ses déclarations aujourd'hui, Salim Jreissati, son conseiller, répond qu’à l'époque et face à l’ampleur du désastre, le président ne pouvait pas écarter l’hypothèse d’un acte de guerre ou d’un sabotage. « Comme beaucoup de Libanais avaient affirmé avoir entendu des avions, le président a demandé des images satellitaires. Mais dès que l’affaire a été déférée devant la Cour de justice, le chef de l’État ne s’est plus jamais exprimé sur l’enquête ni prononcé sur aucune hypothèse », ajoute-t-il. Habitués au viol fréquent de leur espace aérien par les avions israéliens, nombreux sont les Libanais qui disent avoir reconnu le son d’un avion avant la déflagration. Le général à la retraite Khalil Helou en fait partie. « Je suis persuadé que c’est une attaque israélienne que le monde est en train de couvrir. Le fait que les Français ne fournissent pas toutes les images au Liban est en une preuve », déclare l’ancien militaire libanais.

Sur l'accès aux images satellitaires, la France ne semble pas très claire. Y a-t-il eu refus de les fournir ? « Non. Mais les demandes n’avaient pas été envoyées par les voies judiciaires. C’est une question de procédure », déclare une source diplomatique française à L’OLJ. Au sein du gouvernement libanais, on confirme toutefois que la France a promis de fournir ce matériel. Les images seront-elles transmises au juge Bitar en même temps que le rapport d’expertise scientifique tant attendu ? On apprend d’une source officielle libanaise que lorsqu'il était encore aux manettes de l’enquête, le juge Sawan avait fait appel aux Nations unies pour qu’elles demandent aux États membres de livrer ces images au Liban. Une requête non conforme aux prérogatives de l’ONU lui avait répondu son secrétaire général. Les États-Unis auraient, quant à eux, transmis des images très peu significatives de type « google map ». La chance qu’un satellite de renseignements ait pu capter des images au-dessus du port de Beyrouth au moment de l'explosion est toutefois infime, car la plupart opèrent en orbite basse. Ils tournent autour du globe à une vitesse supérieure à la vitesse de rotation de la Terre et ne restent pas au-dessus d’un point donné.

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Pour le moment, il n’existe donc aucune preuve pointant vers une attaque aérienne. Dans un document datant du 7 août et accompagné d'images que L’OLJ a pu consulter, la Direction générale de l’Aviation civile libanaise écrit que les systèmes de radars locaux n’ont repéré aucun appareil militaire ennemi ou ami dans le ciel libanais et alentour entre 17h et 18h10. En outre, l’analyse des photos et vidéos prises au moment de l’incendie et de l’explosion n’a montré aucun indice appuyant l'hypothèse de la présence d'un avion ou d'un missile, ce dernier étant généralement détectable à l'œil nu, s’il est gros, mais aussi par les radars. « L'explosion ne peut pas être le résultat d'une opération d'un avion ou d’un drone militaire, car cela aurait été aussi repéré par tous les radars des pays voisins », affirme pour sa part Joseph Henrotin, rédacteur en chef du magazine Défense et Sécurité internationale. « Il est trop tiré par les cheveux d’imaginer que tout le monde voudrait cacher l’information », ajoute-t-il. « Et puis frapper comme ça en pleine ville, à côté des silos à grains c’est trop gros ! Je ne connais aucun officier de force aérienne qui recommanderait une option pareille. C’est créer des dommages collatéraux absolument incontrôlables, d’une part, et de l’autre, c’est ridicule du point de vue de la discrétion », poursuit-il. Selon le politologue spécialiste de la défense, si Israël avait voulu neutraliser une cible située en pleine ville, il aurait fait intervenir des forces spéciales.

L’hypothèse d’une cache d’armes du Hezbollah

Les Israéliens ont nié toute implication dans les événements du 4 août. « L’État Hébreu ne s'attendait pas à créer des dégâts d'une telle ampleur car son objectif n’était pas de viser le nitrate d’ammonium mais un dépôt d’armes ou des intérêts du Hezbollah au port de Beyrouth », martèle quant à lui l’ancien général libanais Khalil Helou, pas convaincu par les dénégations israéliennes.

Ces allégations partagées par une partie de l'opinion publique et relayées dans certains articles ont été fermement démenties par Hassan Nasrallah. « Il n’y a rien nous appartenant au port, pas de stock d’armes, pas de roquettes, pas de pistolets, pas de bombes, pas de balles, pas de nitrate. Il n’y en a pas, il n’y en a pas eu et il n’y en aura pas », avait martelé, lors d'un discours le 7 août, le leader du parti de Dieu en affirmant que l'investigation lui donnerait raison.

Ces dernières années, Israël a eu pour habitude d’effectuer des frappes aériennes contre des positions du Hezbollah sur le sol syrien dans le but affiché d'empêcher le ravitaillement en armes du mouvement chiite par Téhéran. Toutefois, en 2019, les Israéliens ont réalisé une attaque inédite au sein de la capitale libanaise. Des petits drones, dont l’un transportait une charge explosive de 5 kilos, se sont écrasés dans la banlieue sud de Beyrouth. L’UAV armé a explosé contre un centre appartenant au Hezbollah, faisant trois blessés et des dégâts matériels. C'était la première fois que l’on voyait des drones chargés d'explosifs survoler l'aéroport, mettre en danger l’aviation civile et commerciale et s’écraser dans les rues du Liban.

Si de tels petits engins étaient à l'origine des explosions du 4 août, il faudrait néanmoins qu’ils aient pénétré avec une impressionnante précision et sans être vus dans le hangar à travers une ouverture pour pouvoir causer les dégâts escomptés. Plusieurs des fenêtres du hangar n° 12 étaient ouvertes au moment de l'incendie, mais elles étaient aussi couvertes d’un grillage d’après les informations d’une des personnes placées en détention.

Par ailleurs, il faudrait encore prouver qu'il y avait bel et bien une réserve d’armes au sein de ce bâtiment. « Pourquoi le Hezbollah utiliserait-il le port de Beyrouth, où opèrent de nombreux services de sécurité, comme entrepôts d’armes ? Ça n'a pas de sens », estime Mohanad Hage Ali, chercheur au Carnegie Middle East Center selon lequel rien n’a jamais accrédité cette thèse par le passé. « Le port est une institution libanaise où toutes les parties sont représentées et y opèrent. C’est un lieu trop exposé pour que le Hezbollah puisse y fabriquer librement des munitions. » Selon le rapport d’enquête de la police judiciaire libanaise consulté par l'OLJ, aucune trace de munitions ne semble avoir été retrouvée. Ce document produit un inventaire des matières collectées sur les lieux de la déflagration par les experts libanais. Les morceaux métalliques que certaines personnes ont trouvés ça et là dans les rues de Beyrouth et dont certains ont estimé qu'il s'agissait de débris de roquettes et de munitions, ont été identifiés comme des morceaux de la structure du hangar 12 qui a été pulvérisé. Il est écrit, dans ce rapport daté du 24 août, que les prélèvements analysés n’ont révélé aucune trace d’explosifs militaires ou d’obus. Des entretiens entre le FBI et les enquêteurs libanais en date du 21 août, dont les procès verbaux ont fuité dans le quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah, vont dans le même sens. Il faudra encore attendre les conclusions des Français.

Une partie de l’opinion publique libanaise soupçonne d’autre part le Hezbollah d’avoir voulu mettre le feu au stock de nitrate d’ammonium pour effacer les preuves de son utilisation. Selon cette théorie, le mouvement chiite aurait servi de mule au régime syrien en acheminant ces matières, qui peuvent être détournées pour fabriquer des explosifs, vers Damas. L’arrivée de cette marchandise au Liban coïnciderait au moment où le régime de Bachar el-Assad était accusé de larguer des barils d'explosifs (des barils chargés de morceaux de ferraille et de TNT) sur sa population et Damas aurait eu tout intérêt à garder le nitrate d’ammonium au port de Beyrouth au risque d'interpeller la communauté internationale. Une enquête du journaliste Firas Hatoum diffusée fin janvier sur la chaîne télévisée al-Jadeed avait pour sa part fait état de l’implication présumée de trois hommes d’affaires syro-russes proches du régime de Assad dans l’acheminement du nitrate d'ammonium vers le port de la capitale libanaise.

Pour pouvoir vérifier une telle hypothèse, il faudrait entre autres pouvoir prouver que le stock de nitrate d’ammonium avait été entamé. D’après une source judiciaire, les expertises libanaise et française estiment que 20 à 25 % de la totalité du stock ont explosé, soit 550 à 700 tonnes sur les 2 750. Mais cela signifie-t-il pour autant que le reste du stock n’était plus dans le hangar avant l’explosion ? Pas nécessairement. Dans le rapport de la police judiciaire libanaise, il est indiqué qu’en raison de leur mauvais entreposage, les sacs de nitrate n’ont pas entièrement détoné ce qui aurait fortement réduit la force de la déflagration. De plus, la quantité qui n’a pas explosé pourrait avoir brûlé, ou s’être dispersée. Selon Gareth Collett, expert onusien en explosifs, il est quasi impossible de déterminer la quantité exacte présente dans le hangar avant la déflagration.

Le hangar n° 12 : une bombe à retardement

Ingénieur britannique, Gareth Collett est celui qui a travaillé avec le centre de recherche Forensic Architecture (FA) sur la fameuse reconstitution 3D du hangar n° 12 avant son explosion. Son expertise a permis à FA de définir comment étaient entreposées les différentes matières au sein du bâtiment et la manière dont le feu s’y est propagé grâce à l’étude des différentes fumées se dégageant du hangar au moment de l’incendie que l’on a pu observer via les nombreuses vidéos ayant circulé. Le hangar n° 12 contenait une quantité de matériaux inflammables et hautement incompatibles en ce qui concerne leur stockage : 23 tonnes de feux d’artifice, des pneus, du méthanol, des mèches d’allumage, des huiles, des meubles, du bois, de la nourriture et, évidemment, 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium. En mettant de côté l’hypothèse d’une attaque, toutes les conditions étaient déjà réunies pour que ce cocktail redoutable explose au moindre incident.

Interrogé par L’OLJ pour savoir ce qui a pu brûler en premier au sein du hangar, Gareth Collett affirme que les fumées blanches visibles au début sont typiques de matières rapidement inflammables, comme le carton et le bois, dont la combustion peut être provoquée par une simple cigarette ou allumette, ou n’importe quelle étincelle émise dans le cadre d’une soudure ou d’un problème électrique. Le feu s’est par la suite développé et propagé à d'autres matières combustibles, comme les pneus, les liquides inflammables et les feux d'artifice. L’intensité avec laquelle ces derniers se sont mis à brûler a propagé des sources d'inflammation dans d'autres zones de l'entrepôt. D’après l’expert britannique, le nitrate d’ammonium contaminé par des années de stockage défaillant ne pouvait pas résister à une chaleur aussi intense. Sa détonation, dans ces conditions, était alors inéluctable.


Les enquêteurs libanais étaient-ils conscients qu’ils avaient affaire à une véritable bombe à retardement pour s'être orientés si rapidement vers la piste d’un accident lié à des travaux de soudure ? Le hangar n° 12 subissait en effet des réparations depuis le 29 juillet 2020. Un rapport de la sûreté de l’État établi deux mois plus tôt par le capitaine Joseph Naddaf avait mis en lumière les conditions déplorables de cet entrepôt. Le procureur de la République Ghassan Oueidate avait, par conséquent, ordonné des travaux de sécurisation du hangar n° 12 pour empêcher toute intrusion et le vol de ces matières à des fins terroristes.

La compagnie de l'entrepreneur Salim Chebli, qui intervient au port depuis 1994, a remporté l'appel d'offre pour exécuter les travaux chiffrés à 6 millions de livres libanaises qui consistaient à réparer quelques portes et à reboucher des trous, dont un de 40 cm de diamètre, au niveau des murs du hangar. Au quatrième et dernier jour de leur intervention, soit le jour de l'explosion, les trois ouvriers de la compagnie Chebli ont effectué des travaux de maintenance et de soudure sur deux portes du hangar n° 12.

Placés en détention avec leur patron Salim Chebli depuis le mois d’août, les ouvriers ont assuré, selon les informations obtenues par L'Orient-Le Jour, avoir effectué leurs dernières soudures sur les portes 3 et 11 (voir schéma) aux alentours de 16h. Ils se sont ensuite rendus sur un autre site pour y effectuer des réparations avant de quitter le port vers 17h, ce qui a pu être confirmé par les caméras de surveillance.

Les réparations effectuées ce jour-là auraient-elles pu déclencher le feu constaté un peu moins de deux heures plus tard dans le hangar ? La probabilité qu’une étincelle liée à la soudure ait pu mettre le feu aux poudres est mince. D’abord parce que la maintenance sur les portes a été effectuée à partir de l'extérieur du bâtiment, et ensuite parce que l’incendie s’est déclenché à près de 50 mètres de la zone d’intervention des ouvriers. Rien ne peut toutefois garantir qu’aucun incident, comme le jet d’une cigarette allumée ou n'importe quelle autre erreur ou négligence, voire même qu'un acte malveillant, n’ait pu se produire pendant les travaux tant les dispositifs de sécurité au sein du port se révèlent pitoyables.

D’après les informations obtenues par L'OLJ, les ouvriers ont certes aperçu de gros sacs éventrés entreposés n'importe comment dans le bâtiment. Mais ils ne savaient pas qu'ils contenaient du nitrate d'ammonium et n'avaient aucune idée de la nature explosive de ces matières. À aucun moment, lors de leurs travaux, ils n'ont, en outre, été alertés quant à un possible danger. Un des hommes rapporte même qu’un responsable au port lui a demandé d’entrer dans le hangar pour ouvrir une des portes (qui ne s’ouvre que de l’intérieur ) et qu’il a dû marcher sur les sacs qui s'étalaient sur toute la surface du sol pour pouvoir y accéder.

Aucune disposition adéquate n'avait donc été prise pour intervenir sur un site abritant des substances dangereuses, ni par les personnes en charge du hangar ni par les ouvriers et leur superviseur. Une photo d’eux travaillant devant le hangar a longtemps circulé sur le web et on y voit clairement les conditions rudimentaires de l'opération de maintenance : les ouvriers travaillent en simple pantalon et basket, et ne portent aucune tenue, outil ou protection adaptés.

À cela s’ajoute la surveillance bancale des travaux. Toute la journée du 3 août, les ouvriers ont travaillé seuls, alors qu’un employé de la direction du port était désigné pour les accompagner pendant toutes les étapes de l'opération de maintenance. La porte sur laquelle ils travaillaient la veille avait été tirée sans être verrouillée, afin qu'ils puissent poursuivre les travaux le lendemain. Cela signifie que les travailleurs ont eu librement accès au hangar, en dehors de toute surveillance. Enfin, détail qui a son importance : alors que la direction du port avait donné aux ouvriers l'ordre de quitter le hangar à 14h30, ces derniers sont restés au-delà de cette heure limite afin de boucler les travaux. Personne n'était donc présent avec eux pendant les dernières heures de maintenance qui ont précédé l'incendie.

D’autre part, comment un tel chantier a-t-il pu démarrer sans qu’aucun inventaire précis de ce que contient le hangar n’ait été établi au préalable et transmis aux prestataires ? Les informations obtenues par L'OLJ semblent indiquer que cet inventaire n’a jamais été fait alors que les 23 tonnes de feux d’artifice avaient été placées dans l’entrepôt plusieurs années avant le nitrate d'ammonium. Cette information à elle seule aurait dû suffire pour mettre en pause les travaux et faire évacuer les produits pyrotechniques qui doivent être strictement isolés au sein d’un bâtiment selon la réglementation. En somme, les prestataires du port de Beyrouth ont effectué des réparations près d’une véritable bombe que la moindre étincelle pouvait activer, tandis que les responsables successifs du hangar et leur hiérarchie semblent n’avoir jamais envisagé que leur négligence puisse atteindre un degré extrême de criminalité. « En fin de compte, la cause de l’explosion paraît secondaire par rapport au fait que nos responsables ont trimballé cette bombe pendant six ans sans savoir quoi en faire. C’est cela le plus choquant, et cela en dit long sur nos institutions », estime le chercheur Mohanad Hage Ali en référence à toutes les preuves qui ont révélé que des responsables à tous les niveaux étaient au courant du danger que représentaient ces matières stockées au cœur de Beyrouth, sans avoir jamais donné l’ordre de les évacuer loin des zones d’habitations.


Huit mois se sont écoulés et les Libanais attendent toujours des réponses sur ce qui a pu conduire à l’une des plus grosses explosions non nucléaires de l’histoire humaine, lorsque des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium ont détoné au sein du port de Beyrouth le 4 août dernier, ôtant la vie à plus de 200 personnes et détruisant des quartiers entiers de la...

commentaires (17)

En fin de compte et quelqu’en étaient les intentions de HB ou d’Israël. Les deux ont agi de façon à ce que le Liban soit leur seule victime. HB a déposé les matières dangereuses d’une façon particulièrement étudiée pour détruire une patrie bien précise de la capitale et les israéliens se se précipités pour les détruire sachant qu’il y aura des victimes civiles persuadés que les fossoyeurs ne la citeraient pas dans leurs accusations de peur d’être démasqués par les libanais dans leur complot de les détruire. Fin de l’histoire. Mais ils se disent ennemis alors que les deux ont le même but qui est de DÉTRUIRE NOTRE PAYS au fond ils doivent se féliciter du travail accompli. Le plus grave dans l’histoire c’est que nos irresponsables politiques et à leur tête ce prez. Se sont mis d’accord comme jamais pour aucun autre problème et à l’unisson pour refuser une enquête internationale. Assez Chercher les coupables ils sont toujours les mêmes dans toutes les affaires de vols, crimes, trahison et destruction du pays...

Sissi zayyat

15 h 28, le 19 avril 2021

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Commentaires (17)

  • En fin de compte et quelqu’en étaient les intentions de HB ou d’Israël. Les deux ont agi de façon à ce que le Liban soit leur seule victime. HB a déposé les matières dangereuses d’une façon particulièrement étudiée pour détruire une patrie bien précise de la capitale et les israéliens se se précipités pour les détruire sachant qu’il y aura des victimes civiles persuadés que les fossoyeurs ne la citeraient pas dans leurs accusations de peur d’être démasqués par les libanais dans leur complot de les détruire. Fin de l’histoire. Mais ils se disent ennemis alors que les deux ont le même but qui est de DÉTRUIRE NOTRE PAYS au fond ils doivent se féliciter du travail accompli. Le plus grave dans l’histoire c’est que nos irresponsables politiques et à leur tête ce prez. Se sont mis d’accord comme jamais pour aucun autre problème et à l’unisson pour refuser une enquête internationale. Assez Chercher les coupables ils sont toujours les mêmes dans toutes les affaires de vols, crimes, trahison et destruction du pays...

    Sissi zayyat

    15 h 28, le 19 avril 2021

  • "Le premier concerne l’historique du Rhosus, le navire qui transportait les 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium, un fertilisant agricole qui peut également être transformé en explosif. " Je regrette, mais le NA qui se trouvait à bord du Rhosus contenait 34,7% d'azote, ce qui fait que c'est purement et simplement un explosif , et non un fertilisant! Cette matière ne peut entrer au Liban qu'en vertu d'un permis d'importation issu par le Conseil des Ministres sur demande du Ministère de l'Intérieur et sous la supervision du Ministère de la Défense...Tous les autres détails sont insignifiants, si on ne sait pas comment ces 2750 tonnes ont été déchargés contrairement à la loi...

    Georges MELKI

    11 h 43, le 19 avril 2021

  • Pourquoi chercher MIDI à QUATORZE heures ?? La réponse nous a été donné par nos très sérieux reporters du EL JEDID et la MTV avec l’appui des agents OSS 117 et James BOND 007 !! On reste toujours dans le domaine : FICTION .

    aliosha

    10 h 47, le 18 avril 2021

  • Février 2026 nosrallah declarait pouvoir détruire le port de Haifa et son port en visant ses dépôts de nitrate d'ammonium... Ou... plutôt...confirmait il à Israël que le nitrate est bien arrivé à Beirut et est bien sécurisé et sous contrôle...l'histoire ne le dit point...mais Ashraf Rifi aurait peut être raison: les syriens sont partiellement aidés à détruire leurs villes avec les tonneaux explosifs, le hezb devient la puissance soi-disant menace te de l'état hébreux donc pas de problème, le onomie et toutes les autres structures de l'état libanais sont detruit surtout le port, la fierté de l'économie libanaise et bien sûr les banques et tout le reste... 1967 version libanaise...

    Wlek Sanferlou

    02 h 38, le 18 avril 2021

  • Le Hezbollah qui, pour un oui ou pour un non se hate de blamer Israel, a immediatement apres l'explosion, denier qu'Israel est derriere cette attaque. Pourquoi? A mon avis c'est parceque en effet Israel s'est attaque a son arsenal au port et confirmer l'attaque ce serait confirme qu'il avait des munitions au port. Voila toute la verite. Et Israel s'est frotte les mains en apprenant que le Hezb lui avait donne l'absolution...

    IMB a SPO

    20 h 51, le 17 avril 2021

  • L'auteur démontre brillamment la complexité de la problématique. Un jour, qui sait, les images des satellites parleront (engins capables par ailleurs dit-on de filmer une araignée sur le plancher des vaches !!)

    Bassam Youssef

    19 h 35, le 17 avril 2021

  • "nier" et non pas "nié", j'aurais dû me relire...

    Politiquement incorrect(e)

    19 h 00, le 17 avril 2021

  • Ce général me fait doucement rire... comment peut-on être aussi peut objectif?! N’importe quel ingénieur electro-mécanicien, enquêteur expert en risque industriel ou militaire de ce rang savent qu’aucune norme n’a été respectée sur ce site depuis le début du stockage jusqu’à cette maintenance. Pourquoi s’inventer des chimères alors que déjà le faisceau de preuves est considérables pour comparer la doctrine en accidentologie des risques technologiques comme par exemple la fiche spécifique au nitrate d’ammonium que l’on peut trouver en libre accès à l’école nationale supérieure des officiers des sapeurs pompiers. On ne s’en sortira jamais avec des soit disant experts qui invoquent des chimères totalement improbables surfant sur la bêtise populaire. Le bruit de la succion de l’air, l’effet Venturi, ca ressemble effectivement au bruit d’un avion, comment peut ont délibérément oublier la connaissance scientifique pour sombrer dans le délire paranoïaque? comment peut on encore à ce jour évoquer une piste que rien ne permet de justifier. ils sont tous affligeants de bêtise, ils ne comprennent rien à rien ces sous-doués qui auraient du fermer le site et mettre tout en œuvre pour le protéger dès qu’ils ont su ce qu’il y avait dedans!!! N’importe quel responsable de maintenance industrielle aurait pris les mesures adéquates de protection nécessaire. N’importe quel militaire ou dirigeant digne de ce nom aurait pris en considération l’importance de sécuriser et délimiter une DMZ.

    Free Mind

    16 h 41, le 17 avril 2021

  • La piste israélienne est la plus plausible : cela expliquerait les réticences des Français et des Américains à livrer toutes ces informations qui jetteraient l'opprobre sur leurs protégés. Et tout le monde a entendu ces avions. Peut-être qu'en effet ils ne s'attendaient pas à une catastrophe d'une telle ampleur : s'ils avaient simplement visé un dépôt d'armes, ils s'en seraient vantés, mais au vu de l'impact de cette explosion, ils ont préféré nié toute implication. Et d'ailleurs, pourquoi les chers "amis" français et américains ne les rappellent-ils jamais à l'ordre quand ils violent sans cesse notre espace aérien? Imaginez que ce soit l'inverse...

    Politiquement incorrect(e)

    15 h 07, le 17 avril 2021

  • Je m'étonne du fait que les nombreux avis concernant l'explosion de ce qui restait des 2750 tonnes de nitrate d'ammonium ne font aucun rapprochement avec les silos contigus à l'entrepôt N° 12. Or il est bien connu que les opérations de réception et de livraison des grains en vrac dans les silos génèrent des poussières et poudres ,composées essentiellement d’hydrates de carbone et de matières cellulosiques au pouvoir fortement réducteur, qui peuvent s'enflammer du fait d'une étincelle et entraîner l'explosion des silos (exemple explosion des silos de Strasbourg en 2018). Pour éviter ce genre d'accident ces poussières et poudres sont continuellement évacuées des silos par des ventilateurs qui les rejettent à l'extérieur. Le hangar numéro 12 étant situé en contrebas des silos, les sacs de nitrate d’ammonium (On pense qu’il n’y restait que 300 à 400 tonnes) étaient couverts d’une quantité importante de poussières et poudres accumulée pendant 6 ans et intimement mélangée au nitrates échappés des sacs déchirés (voir les photos qui ont été publiées des sacs éventrés recouverts d'une couche épaisse de poussière). Cette couche de poussières et poudres peut avoir pris feu du fait d'une étincelle générée par une opération de soudage et avoir provoqué l'explosion du nitrate lorsque le feu l'a porté à la température critique. Il reste à déterminer la nature des autres produits explosifs entreposés dans le hangar et le contenu des autres hangars.

    Moussalli Georges

    13 h 36, le 17 avril 2021

  • La question qui tourmente tous les libanais est de savoir pourquoi envoyer des soudeurs pour faire des réparations dans un hangar qui soit disant n’appartient à personne dont le contenu est inconnu? A qui veulent ils faire avaler la pilule? Il aurait pu y avoir des produits chimiques qui tueraient instantanément les citoyens que les irresponsables libanais n’auraient vu que du feu. HB peut nier ce qu’il veut, il n’est pas à son premier mensonge. Comment ces irresponsable de la tête du pouvoir jusqu’à son plus petit fonctionnaire sont ils toujours à leurs postes, et peu importe la cause de l’explosion tout indique qu’aucun d’eux n’a fait son travail dans toute la chaîne qui a abouti à ce désastre. On a toujours le même président, ministres, députés et chefs de files à la noix qui n’ont seulement n’ont pas démissionné ou ont été licenciés mais en plus posent des conditions pour sortir ce pays de son marasme et le monde entier est à leur écoute. Le pire c’est que même les citoyens libanais n’ont pas réagi de la façon qui convient à la situation pour les dégager illico. Pour une simple bavure commise dans un pays démocratique le peuple descend dans les rues et demandent la démission des responsables politiques pendant qu’au Liban on passe vite à autre chose en attendant les prochaines catastrophes qui ne cessent d’ailleurs et différentes formes d’avoir lieu jour après jour pour les anéantir. Vous avez dit peuple?

    Sissi zayyat

    11 h 08, le 17 avril 2021

  • Excellent papier, clair et bien documenté. Le schéma qui l’illustre est bienvenu: on sait enfin de quoi on parle quand on évoque le hangar 12 et ses portes.

    Marionet

    10 h 45, le 17 avril 2021

  • Sans s'attarder sur la raison réelle qui a provoqué les explosions, on peut certifier 2 choses: ignorance et négligence. Le juge Sawan avait tout à fait raison d'accabler, bien que partiellement, tous ceux qui ont, soit par ignorance pour certains d'entre eux, mais, par négligence certaine pour d'autres. Quand à l'hypothèse d'une attaque aidée par un avion, beaucoup d'habitants d'achrafieh ont entendu le bruit d'un avion qui n'était pas de passage ,mais dont le vacarme a duré un bon moment quelques minutes avant les explosions. Il s'agirait du genre qui sillonne l'espace aérien presque quotidiennement, et qui pourrait être invisible aux radars selon sa technologie. On est tenté de croire qu'il y a eu un explosif  non détonant, posé auparavant, et dont la  mise à feu aurait été déclenchée par remote. Et pourquoi alors ce retard suspect aux conclusions des expertises internationales ?

    Esber

    09 h 52, le 17 avril 2021

  • C,EST UN ACTE TERRORISTE. IL N,Y A PAS DE DOUTE A CA. COMMIS DIRECTEMENT OU VIA DES AGENTS SUR PLACE. LE NITRATE STOCKE DANS LE PORT DE BEYROUTH SERVAIT POUR QUE CERTAINS EN PUISENT DE TEMPS A AUTRE ET EXPEDIENT LES QUANTITES PRELEVEES AVEC LEURS PARTISANS DANS DES PAYS ETRANGERS POUR DES ATTENTATS TERRORISTES ET OU PLUSIEURS ONT ETE ARRETES ET ILS ETAIENT DES LIBANAIS PARTISANS DU HEZBOLLAH. PLUSIEURS PAYS CONCERNES L,ONT REVELE. DONC LE PROPRIETAIRE EST BIEN CONNU ET L,EXPLOSION DU NITRATE ET AUTRES PRODUITS CHIMIQUES EXPLOSIFS ETAIT POUR L,EN PRIVE. LA JUSTICE DEVRAIT COMMENCER L,INVESTIGATION EN COOPERATION AVEC LES PAYS OU LES PARTISANS FURENT ARRETES AVEC DES QUANTITES DE NITRATE TOUS VENUS DE BEYROUTH ET TOUS PARTISANS DU HEZBOLLAH. PERDRE LE TEMPS EN INVESTIGATIONS AVEC DES SUBALTERNES ET DE PETITS EMPLOYES QUI N,ONT FAIT QUE SIGNER LES FAUX MANIFESTES QUI LEUR FURENT PRESENTES ( et on sait que des agents maritimes en sont complices des faux manifestes ) C,EST VOULOIR ETOUFFER L,AFFAIRE POUR NE PAS NOMMER LE VRAI PROPRIETAIRE ET UTILISATEUR DE TOUS LES PRODUITS CHIMIQUES EXPLOSIFS A CAUSE DE RAISONS POLITIQUES OU D,INTIMIDATIONS ET DES MENACES. QUE LA JUSTICE AGISSE JUSTEMENT LOIN DE LA POLITIQUE ET DE LA PEUR. L,AFFAIRE EST CLAIRE ET SIMPLE.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    08 h 59, le 17 avril 2021

  • Donc c’est la faute à pas de chance, c’est ça? Ouf! Nos négligeants dirigeants peuvent respirer...

    Gros Gnon

    05 h 57, le 17 avril 2021

  • Dans le rapport de la police judiciaire libanaise, il est indiqué qu’en raison de leur mauvais entreposage, les sacs de nitrate n’ont pas entièrement détoné ce qui aurait fortement réduit la force de la déflagration. De plus, la quantité qui n’a pas explosé pourrait avoir brûlé, ou s’être dispersée. Selon Gareth Collett, expert onusien en explosifs, il est quasi impossible de déterminer la quantité exacte présente dans le hangar avant la déflagration. VOILA GENTILLEMENT DIT QUE LES 2750 TONNES SE TROUVAIENT DANS LE HANGAR ( donc tout est bon et rien ne prouve qu 2250 tonnes sonts sortis du port mais se sont consummes sans exploser evidement ) ET PARCONSEQUENT NI LES SYRIENS/RUSSES QUI ONT ACHETE CETTE MARCHANDISE AVEC UN CREDIT DE LA FEDERAL BANK DE CHYPRE APPARTENANT A 2 FRERES D'ORIGINE IRANIENNES MAIS BIEN LIBANAIS ET QUI A ETE MIS EN FAILLITTE A CAUSE D'UNE INFORMATION DES ETATS UNIS QUI A BLOQUE LEURS ACTIVITES POUR FINANCEMENT DE TERRORISME, NI PERSONNE N'EST IMPLIQUE DANS CE DRAME LA VERITE SI PERSONNE N'A PRIS DES MESURES CONTRE CETTE MARCHANDISE ET QUE MEME DIAB A ETE OBLIGE D'ANNULER SA VISITE AU PORT C'EST BIEN QU'IL Y A UNE TRES FORTE PERSONALITE QUI L'A DEMANDE: RESULTAT A CONCLURE: IL Y A UNE SEULE PERSONNE CAPABLE DE CECI AU LIBAN ET TOUT LE MONDE SAIT QUE C'EST BIEN MR NASRALLAH ET PAS AOUN , BASSIL, HARIRI,I GEAGEA, OU MEME BERRY

    LA VERITE

    03 h 20, le 17 avril 2021

  • Pour faire simple, tous ceux, nombreux, qui ont entendu un avion a réaction, sont victimes d'hallucinations. Et les vidéos ou on entend nettement le bruit caractéristique d'un avion a réaction? Puisqu'on ne l'a pas vu cet aéronef, donc il n'a pas existe! Apres la thèse du soudeur, voila la thèse du mégot de cigarette...

    Mago1

    00 h 58, le 17 avril 2021

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