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Nos lecteurs ont la parole

Trump et feue Bader Ginsburg

Le président Donald Trump se trompe en forçant la nomination d’un juge à la Cour suprême d’ici à la présidentielle du 3 novembre en remplacement de la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée récemment. Primo, il choque plusieurs États-Uniens, considérant que les sénateurs républicains avaient refusé la pareille au président Barack Obama en 2016, arguant que cela ne se fait pas en année électorale. Deuzio, il nuit aux sénateurs qui veulent se faire réélire dans les États où les républicains ne sont pas aussi bien vus qu’en 2016.

Si Trump était fin stratège, il se servirait plutôt de cette nomination comme d’un levier pour se faire réélire. S’il disait aux électeurs qu’il compte nommer une femme conservatrice à la Cour suprême à la condition qu’il soit réélu, il calmerait d’abord le jeu chez les démocrates, puis verrait ses partisans se mobiliser comme jamais d’ici au 3 novembre. En même temps, il ferait en partie oublier sa politique catastrophique touchant la pandémie. Cette impulsion inespérée pourrait même faire la différence entre une défaite et une victoire.

Si Trump perd malgré tout la présidentielle et que les républicains demeurent majoritaires au Sénat, il lui restera quand même deux mois et demi durant l’intérim pour rompre sa promesse et tenter de faire nommer sa juge préférée à la plus haute cour du pays. Parmi les sénateurs qui refusent ou refuseront de voter cette nomination avant les élections, ceux qui seront réélus se montreront plus pragmatiques, même si leur président a perdu.

Sylvio LE BLANC

Montréal-Québec

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.

Le président Donald Trump se trompe en forçant la nomination d’un juge à la Cour suprême d’ici à la présidentielle du 3 novembre en remplacement de la juge Ruth Bader Ginsburg, décédée récemment. Primo, il choque plusieurs États-Uniens, considérant que les sénateurs républicains avaient refusé la pareille au président Barack Obama en 2016, arguant que cela ne se fait pas en année électorale. Deuzio, il nuit aux sénateurs qui veulent se faire réélire dans les États où les républicains ne sont pas aussi bien vus qu’en 2016.Si Trump était fin stratège, il se servirait plutôt de cette nomination comme d’un levier pour se faire réélire. S’il disait aux électeurs qu’il compte nommer une femme conservatrice à la Cour suprême à la condition qu’il soit réélu, il calmerait d’abord le jeu chez les...
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