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Nos Lecteurs ont la Parole

La honte d’un deuil

Quelle honte ! Il semble et j’en suis certain que nos politiciens ne savent même pas ce que veulent dire les mots « honte » et « deuil », ce qui est grave. Il ne faut surtout pas le leur demander, et s’ils connaissent leur sens, c’est encore plus grave !

Quelle honte ! Pendant que le monde entier a porté le deuil de Beyrouth et des Libanais, le drapeau libanais n’a même pas été mis en berne, ne serait-ce que 24 heures. Il aurait dû l’être dans le monde entier dans toutes les ambassades.

Quelle honte ! Notre classe dirigeante n’a même pas eu le courage de descendre voir la catastrophe, la misère et la douleur du peuple libanais. S’ils ont peur, c’est qu’ils ne sont pas dignes de le représenter et d’être à leur poste. On ne bâtit pas une nation avec des couards.

Quelle honte ! Le jour de la commémoration des 30 jours devant un mémorial de fortune, et le 40e à la villa Sursock, pas un seul d’entre eux n’était présent pour représenter l’État. Ne fallait-il pas que l’État réalise ces deux évènements, ne serait-ce que par respect aux morts ?

Quelle honte ! Vous n’avez pas honte de voir toutes ces ONG, ces jeunes, faire un travail d’aide, de ravalements, de quêtes, que vous (État, municipalité, personne physique politique) auriez dû entreprendre ? Bien sûr, vous êtes confortablement assis dans vos fauteuils et tranquilles dans votre chez-vous. Votre souci est loin d’être un respect au deuil mais votre souci est d’ordre matériel et personnel.

Quelle honte ! Que nos parlementaires et nos ministres perçoivent à vie leurs indemnités, eux et leur famille, alors que nous n’avons pas de retraite pour tous les travailleurs. Aucun d’entre eux n’a eu le geste de se désister en faveur des plus démunis, à l’exception de M. Frem.

Quelle honte ! Que la condition sine qua none soit que les dons extérieurs aillent directement aux ONG et aux associations et ne soient pas remis à l’État qui est traité de voleur via ses représentants. N’ont-ils pas honte d’être traités de voleurs indirectement ?

Quelle honte ! Pas même un message personnel individuel de condoléances aux familles des victimes.

Notre deuil : quant au jour où nous aurons à porter votre deuil, ça sera un jour de fête, nous fêterons ce jour avec des feux d’artifice, des chansons de joie et de bonheur, ça sera notre fête, comme maintenant il semble que c’est la vôtre. On vous voit à la télévision avec des sourires narquois, des argumentations politiques électorales de polichinelle, sans même un mot ou une pensée pour nos martyrs.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour. Merci de limiter vos textes à un millier de mots ou environ 6 000 caractères, espace compris.


Quelle honte ! Il semble et j’en suis certain que nos politiciens ne savent même pas ce que veulent dire les mots « honte » et « deuil », ce qui est grave. Il ne faut surtout pas le leur demander, et s’ils connaissent leur sens, c’est encore plus grave !

Quelle honte ! Pendant que le monde entier a porté le deuil de Beyrouth et des Libanais, le drapeau...

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