Polémique

Dorothy Shea : Non, l'ambassade US au Liban ne sera pas réduite au silence

Le juge des référés à Tyr, Mohammad Mazeh, interdit aux médias au Liban d'interviewer la diplomate américaine après ses propos sur le Hezbollah, dans un entretien accordé vendredi à la chaîne Al-Hadath.

Dorothy Shea : Non, l'ambassade US au Liban ne sera pas réduite au silence

L'ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea. Photo tirée de la page Facebook de la chaîne al-Hadath

L'ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, a réagi samedi à la décision du juge des référés à Tyr, Mohammad Mazeh, d'interdire aux médias opérant au Liban d'interviewer la diplomate après ses propos sur le Hezbollah, en affirmant que l'ambassade US "ne sera pas réduite au silence".

Le juge Mazeh a décidé samedi d'interdire aux médias libanais et étrangers travaillant au Liban d'interviewer, durant un an, l'ambassadrice des États-Unis, au lendemain d'un entretien qu'elle avait donné à la chaîne al-Hadath, et dans laquelle elle affirmait que le Hezbollah "empêche toute solution économique" au Liban en crise, prévenant que des sanctions pourraient viser des alliés non-chiites du parti pro-iranien.

"C'est malheureux (la décision du juge, NDRL), et je pense qu'il s'agit d'une distraction", a affirmé l'ambassadrice à la chaîne locale MTV. J'aurais aimé que les Libanais se concentrent plutôt sur les solutions aux problèmes auxquels fait face leur pays, sachant que celui-ci est frappé par une crise économique et que les gens s'inquiètent de ne pas pouvoir manger à leur faim. Donc non, l'ambassade des États-Unis ne sera pas réduite au silence. En tout cas, j'ai déjà reçu des excuses de la part du gouvernement libanais après cette décision du juge. Mais le plus important, c'est que les Libanais ne voient pas que leur liberté d'expression est touchée", a poursuivi la diplomate.

L'ambassade américaine a également réagi sur Twitter : "Nous croyons fermement en la liberté d'expression, et le rôle important que jouent les médias libres aux Etats-Unis et au Liban. Nous nous tenons au côté du peuple libanais".

Dans une décision rédigée à la main et que L'Orient-Le Jour s'est procurée, le juge Mazeh explique qu'une note d'information via e-mail a été envoyée samedi au tribunal des référés de Tyr. Elle provenait d'une personne, Faten Ali Kassir, qui a entrepris cette démarche après avoir écouté l'interview de l'ambassadrice US à la chaîne arabe al-Hadath, "dans laquelle la diplomate a fait des déclarations insultantes à l'adresse du peuple libanais pouvant inciter à la discorde et exacerber les tensions intercommunautaires. Ces propos constituent ainsi une menace à la paix civile et le vivre-ensemble". Le juge explique que la plaignante "demande que des mesures soient prises pour mettre un terme à ces déclarations". 

Heurter "les sentiments de nombreux Libanais"

Le juge Mazeh explique ensuite que "même si la note d'information a été transmise durant un jour de congé, au vu de la dangerosité du sujet", il "lance immédiatement l'enquête de sa propre initiative de manière non publique, et mènera les investigations qu'il jugera nécessaires (...)". Le magistrat revient ensuite sur le contenu de l'entretien de l'ambassadrice américaine, en évoquant ses propos sur le Hezbollah, tout en se gardant de nommer le parti dans sa note. Le juge estime que les propos de Dorothy Shea "portent sur des affaires intérieures libanaises et violent les usages et coutumes diplomatiques consacrés par les traités internationaux". 

Pour le juge, ces propos "heurtent les sentiments de nombreux Libanais (...) et constituent une incitation aux dissensions communautaires, confessionnelles et politiques". Il a ainsi "décidé d'interdire durant un an à tous médias, libanais ou étrangers, audiovisuels ou écrits, d'interviewer l'ambassadrice américaine, sous peine d'être interdits d'exercer durant un an (...)". Le magistrat a ensuite transmis une copie de sa décision au ministère de l'Information et au Conseil national de l'information afin que ceux-ci la diffusent auprès des médias. 

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Les autorités libanaises critiquent le juge Mazeh

Des sources au ministère libanais des Affaires étrangères ont affirmé à la chaîne LBCI que "la décision de justice en question est contraire aux traités et conventions internationales, notamment la convention de Vienne qui régit les relations diplomatiques", dans une critique claire de la décision du juge Mazeh.

La ministre libanaise de l'Information, Manale Abdel Samad, a également critiqué la décision du juge. "Je comprends l'attachement de la justice à la sécurité du pays face aux ingérences de certains diplomates dans nos affaires intérieures. Mais personne n'a le droit d'interdire aux médias d'informer ni de limiter la liberté de la presse. Si quelqu'un a un problème avec les médias, la solution doit provenir du ministère de l'Information, de l'Ordre de la presse, en coordination avec le Conseil national de l'information, et enfin devant le tribunal des imprimés", a écrit la ministre sur son compte Twitter. Toutefois, elle a démenti les affirmations de l'ambassadrice Shea selon lesquelles le gouvernement a présenté des excuses à la diplomate. Mme Abdel Samad a ainsi appelé à clarifier les informations sur les parties qui aurait présenté ces excuses.

De nombreux partis et responsables politiques ont également condamné la décision du juge Mazeh. Dans une réaction à la chaîne LBCI, le juge Mazeh a affirmé que sa décision est "dénuée de toute motivation politique". 

Le Liban connaît une crise économique et financière aiguë. Après avoir fait défaut sur le remboursement de sa dette en dollars, le pays a demandé l'assistance financière du Fonds monétaire international, mais cette aide ne s'est toujours pas concrétisée en raison des discussions qui font du surplace. Dans ce contexte, Washington entend mettre la pression sur les autorités libanaises afin qu'elles soient plus fermes envers le Hezbollah, allié de l'Iran et ennemi juré des États-Unis.

Dans son entretien à la chaîne al-Hadath, Dorothy Shea a estimé que le gouvernement libanais de Hassane Diab était "contrôlé par le Hezbollah". Elle avait également affirmé que la loi César, entrée en vigueur le 17 juin et qui impose des sanctions sévères contre quiconque soutient le régime syrien de Bachar el-Assad dans certains secteurs économiques, "n'est pas dirigée contre les Libanais et l'économie libanaise". Mercredi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo avait lui souligné que les États-Unis "sont prêts" à soutenir le gouvernement libanais si celui-ci engage de véritables réformes et s’il le fait sans être "redevable" au Hezbollah. Le directeur des opérations du Pentagone au Moyen-Orient, le général Frank McKenzie, avait pour sa part affirmé que l'armée libanaise offrait "la meilleur opportunité pour assurer la sécurité et la souveraineté du Liban", coupant ainsi court à des informations sur un éventuel arrêt des aides américaines à l'armée libanaise.

L'ambassadeur britannique critique le Hezbollah

Dans ce contexte, l'ambassadeur du Royaume-uni au Liban, Chris Rampling, a lui aussi critiqué clairement le Hezbollah. Il a ainsi affirmé dans un entretien au média britannique The Independent dans sa version arabe que le parti chiite "porte atteinte à la stabilité du Liban et de la région".

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"L'année dernière, il a été décidé d'interdire intégralement le Hezbollah, notamment sa branche politique. Ceci constitue une partie importante de notre politique. L'une des raisons de cette décision est que nous avions constaté qu'ils œuvraient depuis des années de manière directe, et dans toute la région, contre la politique de distanciation. Ils ont eux-même dit qu'il n'y a pas de distinction (entre la branche politique et la branche militaire du parti, NDLR), et cela déstabilise également le Liban", a affirmé M. Rampling dans cet entretien. Le 25 février 2019, Londres avait annoncé considérer le Hezbollah dans son intégralité comme une organisation "terroriste", et non plus seulement son aile militaire. Cette décision était entrée en vigueur en mars 2019.

La décision du juge des référés à Tyr intervient dans un climat de répression des libertés au Liban, alors qu'une contestation populaire sans précédent secoue le pays depuis le 17 octobre 2019 contre une classe politique jugée corrompue et incompétente. Certains manifestants appellent également au désarmement du Hezbollah, seule formation à avoir maintenu ses armes après la fin de la guerre civile en 1990.


L'ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, a réagi samedi à la décision du juge des référés à Tyr, Mohammad Mazeh, d'interdire aux médias opérant au Liban d'interviewer la diplomate après ses propos sur le Hezbollah, en affirmant que l'ambassade US "ne sera pas réduite au silence".

Le juge Mazeh a décidé samedi d'interdire aux médias libanais et étrangers...

commentaires (28)

Réduire au silence les USA. Quelle anomalie mentale !

SATURNE

14 h 18, le 28 juin 2020

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Commentaires (28)

  • Réduire au silence les USA. Quelle anomalie mentale !

    SATURNE

    14 h 18, le 28 juin 2020

  • Le pire est la position du président qui dit que HEZBALLAH est une grande partie du peuple Libanais et représenté au parlement etC’EST SON ALLIÉ qui lui a donc permis d’avoir le plus grand nombre de députés à la chambre et n’a pas ouvert la bouche hier pour critiquer cette décision alors que tous les jours il refuse que des Libanais bloquent les routes car ils n’ont plus de quoi manger LA VÉRITÉ TOUS LES LIBANAIS RÊVENT DU JOUR OU SON GENDRE LE FOUGUEUX BASSIL SERA MIS SUR LA LISTE AMÉRICAINES DE KAISSAR POUR EN FINIR AVEC CE PARTI QUI A VENDU SON ÂME À NASRALLAH POUR LE PLUS GRAND MALHEUR DU LIBAN . Quand les membres de ce parti se rendront compte que tout le malheur de ce pays et toutes les grandes corruptions viennent de ce parti et se désolidariseront de leur leader? LE RÉVEIL SERA BRUTAL POUR CELUI QUI A DES AMIS QUI LUI OFFRENT GRATUITEMEMT DES AVIONS PRIVES POUR SES BALADES A L’ETRANGER

    LA VERITE

    12 h 30, le 28 juin 2020

  • Honte au gouvernement libanais et à ses mentors de ne pas désavouer ce personnage ridicule et de le révoquer séance tenante pour ignorance crasse!

    TrucMuche

    12 h 05, le 28 juin 2020

  • Décidément, le ridicule ne tue jamais au Liban... cette décision est d’une telle aberration que je donnerais le bénéfice du doute à ce juge : sa décision va probablement à l’encontre de ses propres convictions mais il n’a pas le choix. Peu importe : publier une telle décision en prétendant que l’interview de l’ambassadrice US heurte la susceptibilité d’une partie des libanais, alors que l’autre partie du peuple (qui constitue la grande majorité) subit les actes illégaux du Hezbollah ainsi que ses vexations, humiliations, son mépris et son arrogance depuis plus de 20 ans sans qu’aucune mesure n’ait été prise pour remédier à cela démontre une fois de plus l’état de délitement total de ce pays.

    Khoury Karim

    09 h 51, le 28 juin 2020

  • Une parodie de justice qui ne m’étonne pas de la part d'un obscur magistrat faisant allégeance a un parti islamo-fasciste coutumier du terrorisme intellectuel ( pas seulement)

    Tabet Ibrahim

    08 h 28, le 28 juin 2020

  • En critiquant le Hezbollah, elle prend du même coup la défense du Liban et de son peuple. Où est lw crime? Une décision ahurissante d'un juge qui n'a certainement pas l'autorité nécessaire. Elle est donc nulle de plein droit et non avenue. Autrement dit, personne n'a à en tenir compte. Quant au juge, il devrait être immédiatement démis de ses fonctions pour avoir outrepassé ses droits, et, en plus créé la discorde avec un pays ami.

    Yves Prevost

    07 h 13, le 28 juin 2020

  • Ce jugement prive des journalistes de la possibilité de lui poser des questions auxquelles elle n'aurait pas envie de répondre, car elle a mille autres manières de s'exprimer.

    M.E

    04 h 40, le 28 juin 2020

  • A quand un referé identique contre le chef du Hezbollah qui met en danger notre paix civile et notre économie depuis 15 ans ?

    Aboumatta

    03 h 24, le 28 juin 2020

  • EL ESSA (MAZEH) YIA 3AMME !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    00 h 10, le 28 juin 2020

  • Article de l’Orient le jour (2018) : Rajeh KHOURY : “Au Liban, la liberté, la souveraineté et l’indépendance n’ont pas pu être réalisées. Il en est de même du grand rêve que se faisaient pour le Liban Gebran Tuéni et tous ceux qui ont payé de leur vie leur attachement au pays. Le rêve est mort avec eux. » L’époque des attentats de 2005 avaient l’empreinte d’un état policier voisin avec une aide en interne et notre état se ressemble aujourd’hui de plus en plus à ce régime. Les libanais sont il pris en otage ? 2005: les attentats ont tué beaucoup de civils. En 2006, la guerre a tué 1200 civils. Mais qui en est la cause ? S’en prendre au plus faible est monnaie courante mais l’ambassadrice US est hors de portée et dira ce que tout le monde pense fort et pas seulement les lecteurs de l OLJ .N’oublions pas tout ses martyrs courageux mort pour La souveraineté et l’indépendance du Liban et de tous les libanais(es)!

    Alors...

    22 h 05, le 27 juin 2020

  • La ministre technocrate de l'information, au lieu de se contredire en un laps de temps, aurait mieux fait de se résigner au silence. Ça aurait été plus expressif.

    Chahine

    21 h 32, le 27 juin 2020

  • Si par un miracle inattendu les armes de la milice disparaissaient, il y aurait des feux d'artifices au sud du ban bien plus qu'ailleurs. Cette resistance n'est qu'une facade. Mais la roue tourne. Tout cauchemar a une fin.

    Jean Michael

    21 h 31, le 27 juin 2020

  • je m'amuse toujours à m'imaginer le "spin" que Scarlett Haddad va mettre sur cette histoire et toutes les autres qui déferlent sur nous. Style "la justice libanaise se défend contre les ingérences étrangères" J'ai hâte au prochain décryptage.

    Michael

    21 h 23, le 27 juin 2020

  • Le juge Mazeh peut s'expliquer de 3 façons toutes valables: 1- sa réaction est dictée par le hezb, ou, 2-il a la déprime et n'est pas conscient de ce qu'il fait, ou, 3- la plus plausible, il fait honneur à son nom de blagueur (Mazeh) et on s'est tous fait prendre par cette mazha!!....en conclusion, il doit s'excuser, avant tout et surtout, au peuple libanais, et puis bien sûr à sa propre famille pour l'embarras...

    Wlek Sanferlou

    21 h 19, le 27 juin 2020

  • "... L'ambassade américaine a également réagi sur Twitter ..." chiche que l’honorable juge Mazeh n’osera pas interdire Twitter pendant un an au Liban...

    Gros Gnon

    21 h 06, le 27 juin 2020

  • Elle n ‘a qu’à déléguer le peuple Libanais il parlera à sa place. Tout cela c’est la faute du CPL car sans les Aounistes les Libanais fédérés en aurait fini de cette clique d’obscurantistes destructeurs de la pensée de la vie de l’humanité de l’humain et du progrès!

    PHENICIA

    20 h 26, le 27 juin 2020

  • Ohhh... nous sommes dans la 4e dimension là... un pantin de juge manipulé par les barbus islamistes intégristes à l’idéologie aux antipodes du Libanais...installé dans un fief de ce parti vient de décider du futur des relations diplomatiques du liban, de la liberté d’expression des médias, de la liberté du peuple ??? !Et l’autre , donneur de leçons qui regarde ailleurs évidemment pour couvrir ses alliés.

    RadioSatellite.co

    19 h 52, le 27 juin 2020

  • Vous confondez ,je crois , entre la majorité du peuple libanais qui veut se débarrasser du hezbollah comme vous dites, et la majorité des commentateurs de l'OLJ....... sur ce sujet. Il ne faut pas prendre vos vessies pour des lanternes.... vous ferez fausse route.

    HIJAZI ABDULRAHIM

    19 h 47, le 27 juin 2020

  • Il y a obligation d’intervention, face à une clique armée, prenant en otage un peuple , des institutions , un pays !

    LeRougeEtLeNoir

    19 h 37, le 27 juin 2020

  • C.Q.F.D.

    Gros Gnon

    19 h 27, le 27 juin 2020

  • Vive le pluralisme et la liberté d’expression dans notre pays de cocagne. L’étau se resserre progressivement. Nous nous dirigeons droit vers une théocratie ou une nouvelle guerre civile. Nous ne nous laisserons pas faire.

    Bashir Karim

    19 h 19, le 27 juin 2020

  • C ahurissant..c inimaginable...est ce qu ce juge est serieux....il s'adresse au gouvernement Americain et a nos medias....j'aimerai connaitre l'avis de notre president et notre premier ministre Dommage que votre journal n'a pas publie le torchon ecrit par ce fameux juge...il y a de quoi se bidonner

    Houri Ziad

    19 h 06, le 27 juin 2020

  • La grande majorite des libanais veulent se debarrasser du Hezbollah. Personne n'en tient compte. Il a suffit qu'ne personne fanatique exprime son desaccord, pour qu'un juge encore plus fanatique emette une "fathwa" imposant une censure totale a TOUS LES LIBANAIS. Akh, Ya Dounia!!LAMENTABLE.

    Jean Michael

    18 h 51, le 27 juin 2020

  • Soyez tranquille, elle n'aura pas besoin de permission pour ses déclarations.

    Chahine

    18 h 50, le 27 juin 2020

  • évidemment sans commentaire car plus aucun libanais n'est dupe ;J.P

    Petmezakis Jacqueline

    18 h 49, le 27 juin 2020

  • DU PIPEAU ! ET LES VOYOUS ENVOYES SUR MOBILETTES AVEC BATONS, COUTEAUX ET PIERRES POUR INTIMIDER LES MANIFESTANTS PACIFIQUES ET CREER DES TROUBLES ET DU VANDALISME UN PEU PARTOUT DANS LE PAYS ILS NE HEURTENT PAS LES SENTIMENTS DES LIBANAIS ET N,INCITENT PAS LES HAINES AVEC DANGER D,ALLUMER UNE GUERRE CIVILE ? OU SONT LES JUGES ET L,ETAT ?

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 49, le 27 juin 2020

  • Le proverbe libanais dit “si ça ne grandit pas ça n’en va pas se résorber”. Il faut qu’éclate au grand jour la position du CPL qui éloigne le Liban de son milieu naturel et qui le fait suivre le hezb bientôt au son des chants de “al mawt li amreeka”. Le CPL et le gendrissime offrent la feuille de figuier qui prétend encore cacher le sexe de ce parti à l’an solde de l’Iran et du régime assadien. Qui encore croit aux balivernes de résistance et de lutte contre l’ennemi? Honte, HONTE à ceux qui suivent encore les partis de la Moumanaa. Les autres sont complices aussi. Il faut que tout le monde dégage au plus vite.

    Michael

    18 h 34, le 27 juin 2020

  • Ce juge veut couper les relations du pays avec les États-Unis. Bravo ! Vive la démocratie, ce n'est pas au gouvernement de décider de ce genre de choses ? Il faut que le Hezbollah désarme !

    TrucMuche

    18 h 33, le 27 juin 2020