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Détruire le Liban pour le sauver du Hezbollah ?

Détruire le Liban pour le sauver du Hezbollah ?

Une parade des combattants du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, en mai 2019. Archives AFP

Jusqu’à quel point le Liban risque-t-il de faire les frais du durcissement de la politique américaine contre le Hezbollah ? Cette question trouve un nouvel écho à travers la lecture du rapport de stratégie de sécurité nationale publié le 10 juin courant par le Comité d’étude républicain du Congrès (RSC), un think thank du parti conservateur à la Chambre des représentants, dont les passages relatifs à l’intensification de la stratégie de pression maximale contre Téhéran contiennent nombre d’éléments inquiétants pour Beyrouth.

Les passages concernant l’inclusion du Liban dans l’effort d’endiguement de l’Iran et de ses alliés introduisent deux axes de rupture potentiels dans l’approche du parti présidentiel. Le premier porte sur la recommandation d’un arrêt de l’aide financière à l’armée libanaise et, parallèlement, que le Congrès adopte une loi « interdisant que l’argent des contribuables versé au (Fonds monétaire international) soit utilisé pour renflouer le Liban », dans la mesure où, selon les auteurs, cela « ne ferait que profiter au Hezbollah à un moment où les manifestants au Liban exigent la fin de la corruption et s’opposent au joug du Hezbollah ». Le second consiste à recommander que les sanctions américaines frappent, pour la première fois, des alliés du Hezbollah au Liban, citant explicitement le gendre du président Michel Aoun et chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil et le président du Parlement Nabih Berry.

Dangereuse équation

Certes, rien n’indique a priori que ces recommandations soient suivies d’effets. D’autant que l’existence d’une majorité démocrate à la Chambre des représentants et le contexte électoral actuel constituent de sérieux obstacles à la traduction de ces préconisations en mesures législatives concrètes. En outre, au sein même de l’administration américaine, le secrétaire d’État Mike Pompeo ne semble pas prêt pour le moment à suspendre l’aide américaine au Liban.

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Cependant, l’attitude américaine envers le pays du Cèdre est en train de changer rapidement. On ne peut pas en outre ignorer à quel point ces recommandations entrent en résonance avec l’interprétation israélienne de la situation libanaise, ce qui pourrait potentiellement renforcer leur attractivité d’un point de vue bipartisan. Les responsables israéliens et leurs alliés américains, dont plusieurs sont cités dans le rapport, pensent depuis longtemps, peut-être raisonnablement, que l’arsenal de missiles du Hezbollah constitue une menace stratégique pour Israël. Suivant l’équation posée par l’ancien ministre israélien de la défense, Avigdor Lieberman – « le Liban = le Hezbollah » – ils en déduisent que ce n’est qu’en paralysant le pays que les États-Unis pourront affaiblir le parti de Dieu. Cette logique est d’ailleurs explicitement résumée par, comble de l’ironie, le chercheur libano-américain Tony Badran dans un article publié en décembre 2017 dans la revue The Caravan, de la Hoover Institution : « La stabilité du Liban, dans la mesure où elle signifie la stabilité de l’ordre iranien et de la base de missiles avancée qui s’y trouve, ne constitue pas, de fait, un intérêt américain », écrit-il.

Certes, les responsables politiques libanais portent une part importante de responsabilité dans cette évolution. En permettant au Hezbollah de transformer le Liban en un avant-poste iranien, ils ont fait preuve d’une négligence criminelle à l’égard des conséquences potentielles de cet état de fait pour le pays. S’ils ne disposaient sans doute pas des moyens et de la marge de manœuvre nécessaires pour s’y opposer, ils n’ont même pas tiré la sonnette d’alarme sur le fait que cela ne pourrait que placer le Liban dans le collimateur des Américains et des Israéliens. L’ancien ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil était tellement désireux d’obtenir le soutien du Hezbollah dans l’optique de sa future candidature à la présidence de la République, qu’il en a omis d’accomplir sa tâche, consistant notamment à prévenir son gouvernement du changement de pied périlleux qui s’annonçait à Washington. D’une certaine manière, il aura donc cherché ces sanctions éventuelles... Et ce, même si du point de vue américain, le fait de maintenir ce couperet au-dessus de sa tête sans nécessairement le faire tomber s’avérerait sans doute être un moyen plus sur plus d’obtenir des concessions de sa part.

Il reste que les conséquences d’une éventuelle application des recommandations du RSC dépassent largement la question de l’endiguement du Hezbollah. Ne serait-ce que parce que si l’équation posée par Lieberman correspondait à la réalité du pays, le document du RSC n’aurait pas pris la peine de mettre l’accent sur les nombreux Libanais qui s’opposent à l’agenda du parti de Dieu. Juger et punir tous les Libanais parce qu’un parti leur a imposé sa volonté par les armes est une assertion qui mériterait pour le moins d’être réévaluée. De même, empêcher un renflouement du Liban par le FMI n’aurait d’autres conséquences que de renforcer la perspective d’une destruction sociale et économique du pays, celui-ci risquant déjà de se retrouver bientôt à court de devises pour importer des produits de première nécessité comme la nourriture, les médicaments et le carburant. D’autant que l’entrée en vigueur, cette semaine, de la loi César, qui vise à sanctionner le régime de Damas et ses relations, va de facto affecter une autre soupape de sécurité, permettant au Liban d’effectuer des transactions via la Syrie. Dans un tel scénario, le Liban pourrait donc vite se retrouver dans une situation pire que celle que connaît le Venezuela.

Efforts diplomatiques

Si le RCS est réellement préoccupé par le sort des Libanais qui exigent la fin de la corruption et sont opposés au pouvoir du Hezbollah, il devrait admettre que les appauvrir, priver leurs enfants d’un avenir et créer une situation pouvant potentiellement conduire à un conflit civil, voire interconfessionnel, ne constitue guère une voie stratégique à suivre. Sauf à parier implicitement sur le fait qu’une nouvelle guerre civile serait un moyen idéal de neutraliser le Hezbollah – tout comme la guerre de 1975-1990 a sérieusement endommagé la force de l’OLP dans le pays. Si tel est le raisonnement sous-jacent, alors les décideurs politiques américains et les idéologues qui leur fournissent ce type d’argumentaire devraient se tenir prêts à affronter les répercussions potentielles qu’aurait pour l’Occident la constitution d’un autre État failli dans la région.

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Tels seraient les arguments que devrait faire valoir un gouvernement libanais compétent auprès des membres du Congrès américain. Certes, l’actuel ministre des Affaires étrangères, Nassif Hitti, possède indiscutablement une expérience diplomatique considérable et saisit très certainement les enjeux d’un tel revirement potentiel. Mais il est handicapé dans sa démarche par les hommes nommés par Gebran Bassil au sein de son administration. Ces derniers ne sont guère les interlocuteurs les plus crédibles pour persuader les législateurs américains de la nécessité d’éviter d’opter pour une telle approche. Et les convaincre que cette punition collective aurait probablement pour effet de fragiliser les opposants au Hezbollah, tandis que ce dernier sortirait relativement renforcé de ce traumatisme.

Les Libanais ont tendance à attendre que le couperet tombe pour prendre conscience des problèmes et y faire face. Les recommandations du RSC ont réussi à faire leur chemin dans le courant dominant du parti dont est issue l’administration, et cela exige une réaction rapide. Le gouvernement libanais ne devrait donc pas ménager ses efforts diplomatiques à Washington pour éloigner cette perspective tout en accélérant les négociations avec le FMI afin de parvenir à un accord avant une éventuelle concrétisation des menaces américaines. Cette perception des risques potentiels doit aussi prévaloir parmi les alliés sincères du pays du Cèdre, tant à Washington que dans d’autres capitales comme Paris et Berlin. Leur voix sera aussi nécessaire pour plaider qu’une destruction du Liban au prétexte de le sauver de l’influence de l’Iran constituerait dans aucun doute la plus folle des voies à suivre.

Ce texte est une traduction, adaptée avec l’auteur, d’un article publié en anglais sur Diwan.

Par Michael Young

Rédacteur en chef de « Diwan », le blog du Carnegie Middle East Center. Dernier ouvrage : « The Ghosts of Martyrs Square : an Eyewitness Account of Lebanon’s Life Struggle » (Simon & Schuster, 2010, non traduit).


Jusqu’à quel point le Liban risque-t-il de faire les frais du durcissement de la politique américaine contre le Hezbollah ? Cette question trouve un nouvel écho à travers la lecture du rapport de stratégie de sécurité nationale publié le 10 juin courant par le Comité d’étude républicain du Congrès (RSC), un think thank du parti conservateur à la Chambre des représentants,...

commentaires (22)

Les israéliens avaient la possibilité de se débarrasser de HN et son parti. La preuve ils se seront occupés de son boss. ils le laissent puisqu’il fait tout dans leur intérêt. Détruire le Liban et le laisser occupé par ses conflits intérieurs et économiques pendant qu’Israël prospère, se développe et s’occupe du bien être de son peuple. Qu’il ne vient nous expliquer que HB combat Israël. Il est le meilleur ennemi du Liban et des libanais.

Sissi zayyat

16 h 33, le 22 juin 2020

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Commentaires (22)

  • Les israéliens avaient la possibilité de se débarrasser de HN et son parti. La preuve ils se seront occupés de son boss. ils le laissent puisqu’il fait tout dans leur intérêt. Détruire le Liban et le laisser occupé par ses conflits intérieurs et économiques pendant qu’Israël prospère, se développe et s’occupe du bien être de son peuple. Qu’il ne vient nous expliquer que HB combat Israël. Il est le meilleur ennemi du Liban et des libanais.

    Sissi zayyat

    16 h 33, le 22 juin 2020

  • Si les UISraéliens voulaient vraiment s'attaquer au Hezbollah ils l'auraient fait là où ça fait le plus mal: en Syrie. Les frappes israéliennes contre le Hezbollah en Syrie relèvent du folklore théatral comparé aux frappes américaines contre Daesh par exemple. L'histoire retiendra que Bush et Obama ont été les meilleurs alliés de l'Iran par l'intervention en Afghanistan, l'intervention en Iraq et la non-intervention en Syrie pour laisser champ libre à l'intervention d'autres puissances étrangères en faveur d'Assad. Trump souhaite affaiblir l'axe de l'imposture mais nullemeng l'anéantir, à la différence d'un W Bush contre Saddam ou les Talibans.

    Citoyen libanais

    23 h 16, le 21 juin 2020

  • J'ai une meilleure idee ,pourquoi ne pas détruire le Hezbollah pour le sauver du Liban puisqu'il fait tout son possible pour ne pas y être intégré

    Liban Libre

    18 h 09, le 21 juin 2020

  • Si Nasrallah n’avait pas aidé Bachar on n’aurait pas un seul Syrien au Liban et nous aurions vécu à côté d’une démocratie et non d’une théocratie Alaouite qui enrichit des milliardaires Sunnites !

    PHENICIA

    16 h 12, le 21 juin 2020

  • Le Liban a fait beaucoup plus que tout autre pays au monde pour accueillir les palestiniens au prix de se fragiliser , le Liban a donné 100 000 martyrs afin d'empêcher Yasser Arafat et Kamal Joumblatt de faire de lui une patrie de remplacement pour les palestiniens , le Liban ne peut naturaliser encore un million d 'étrangers sunnites palestiniens et syriens sans faire une croix sur son visage en partie chrétien , son équilibre déjà fragle sera rompu, il disparaîtra purement et simplement ! Et tout cela pourquoi ? Pour faire plaisir à qui ? Ils veulent que le Hezbollah dépose les armes ? Eh bien nous ne sommes pas contre la paix , nous sommes pour une paix juste et durable ! L'ÉQUATION QUE JE PROPOSE ET QUE TOUT LIBANAIS RAISONNABLE DEVRAIT ADOPTER SERAIT UNEE FORMULE SAINE ET SIMPLE : NOUS DEMANDERONS AU HEZB DE DÉPOSER LES ARMES LE JOUR OÛ LE DERNIER RÉFUGIÉ PALESTINIEN ET SYRIEN QUITTERA LE TERRITOIRE LIBANAIS ! SINON NOUS CONTINUERONS A RÉSISTER .

    Chucri Abboud

    15 h 14, le 21 juin 2020

  • Il reste qu'il faut en priorité désarmer le Hezbollah qui n'est qu'une composante (malfaisante) du puzzle et reconstruire le pays tous ensemble!

    TrucMuche

    14 h 39, le 21 juin 2020

  • Détruire l’économie ne touchera pas le Hezb, parce que de l’aveu de son patron, il contourne le système bancaire. Une intervention militaire détruira le système bancaire et ce qu’il en a encore de beaux restes. Le Hezb sera alors moins touché que l’ensemble de la population, et c’est le coup de grâce pour l’économie du pays, car celui-ci ne peut supporter à la fois, dévaluation de la monnaie, débâcle sanitaire "encore contenue"’, et guerre. C’est de trop pour un seul pays. D’ailleurs, les intellos du Hezb le répètent à ceux qui veulent bien l’entendre qu’ils ne sont pas à l’origine de la mauvaise gouvernance, même si entre les lignes on devine qu’ils ont bien profité…. Il faut bien voir la réalité, et bien en face. C. F.

    CHARLES FAYAD

    14 h 14, le 21 juin 2020

  • "un think thank du parti conservateur à la Chambre des représentants" ou plutôt "Le Congressional Research Service (CRS) travaille exclusivement pour le Congrès des États-Unis, fournissant une analyse politique et juridique aux comités et aux membres de la Chambre et du Sénat, indépendamment de l'affiliation à un parti." Il faut savoir de quoi on parle! On trouve sur ce site un reflet de ce que pensent les représentants du peuple américain contrairement à ce que dit le "Diwan". Maintenant. il est clair que l'opinion américaine, globalement, est influencée par le rêve sioniste des Israéliens!

    TrucMuche

    13 h 56, le 21 juin 2020

  • NETANYAHU, LE ALIBABA ISRAELIEN, PRECONISE DEPUIS QUELQUES ANNEES ET CONSEILLE LES AMERICAINS D,ANNIHILER LE SYSTEME BANCAIRE LIBANAIS POUR EN FINIR AVEC LE HEZBOLLAH. OR ON Y EST DEJA. NOS ABRUTIS CORROMPUS, VOLEURS ET INCOMPETENTS ONT EXECUTE LE JOB ! SANS POUVOIR FINIR DU HEZBOLLAH...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    11 h 59, le 21 juin 2020

  • Pour exister l'Etat doit disposer du monopole de la violence, la force qui s'y oppose le détruit, là se tient le centre de gravité du problème libanais.

    Beauchard Jacques

    11 h 00, le 21 juin 2020

  • le Liban ne renaitra de ses cendres que lorsque ses "fils", tous ses "fils" descendront dans les rues et foutront en prison kelloun ! A condition que tous les "fils" reunis se seront tous debarrasse du complex d'oedip et celui d'electre et de tous les complexes qui les unissent encore aux chefs presumes defenseurs de la nation. A condition que les "fils" n'aient plus qui l'idee du sacrifice, qui celle du djihad, qui celle de l'arabisme qui enfin celle de Baabda

    gaby sioufi

    10 h 45, le 21 juin 2020

  • La chanson de Georges Brassens ,1972, "mourir pour des idées", n'a jamais eu autant de sens que maintenant.. elle explicite ce dogme politique qui pousse au sacrifice ou au martyre ... d'un parti prêt à tout pour se détourner d'une option aussi minime soit elle de sauver, peut être ce qui pourrait être possible , celle du FMI. Cette doctrine absurde qui ne respecte aucune logique expose le Liban à des conséquences graves jamais atteintes à ce jour et pendant ce temps nos hommes politiques pensent à leurs intérêts personnels ... indépendamment de toutes considérations politiques, l'on devrait leur poser la question de savoir si ces "puissances" régionales (l'iran ou la syrie) pourraient nous aider à résoudre ce problème financier.. en investissant dans une centrale électrique ou en effectuant des dépôts d'argent dans nos banques. à ce stade nous serions prêts à accepter des rials iraniens ou des livres syriennes, l'on connaîtrait plus de pénurie de papiers ....

    c...

    09 h 35, le 21 juin 2020

  • L'article donne l'impression à tort que les USA ont une stratégie à long terme pour endiguer l'Iran, alors que l'Irak a été offert à l'Iran gratuitement. La politique américaine est comme les lentilles sans dos ni ventre. Les historiens dans 50 ans diront que les USA et l'Iran étaient des grands alliés depuis la première guerre contre l’Irak en 1991 Si Israël voulait affaiblir le Hezb, elle se retirerait de Cheba'a

    MGMTR

    09 h 28, le 21 juin 2020

  • Et pourquoi pas renvoyer l e Hezbollah iranien pour sauver le Liban libanais ? Irène Saïd

    Irene Said

    08 h 48, le 21 juin 2020

  • Le FMI est un organisme de l ONU ....ce dernier devrait exiger l application de toutes ses resolutions portant sur le desarmememt du HEZB en echange de queconque deblocage de fonds.

    HABIBI FRANCAIS

    08 h 47, le 21 juin 2020

  • "Détruire le Liban pour le sauver du Hezbollah? :Ou bien avoir le courage de se débarrasser de la pieuvre et sauver le pays? Tel est, en effet l'unique alternative qui se présente à nos dirigeants. Tout montre qu'ils en ont choisi le premier terme.

    Yves Prevost

    07 h 49, le 21 juin 2020

  • Les américains me paraissent prendre kle rôle de cet ours de la fable de La Fontaine : "L'Ours allait à la chasse, apportait du gibier, Faisait son principal métier D'être bon émoucheur (4) , écartait du visage De son ami dormant, ce parasite ailé, Que nous avons mouche appelé. Un jour que le vieillard dormait d'un profond somme, Sur le bout de son nez une allant se placer Mit l'Ours au désespoir ; il eut beau la chasser. Je t'attraperai bien, dit-il. Et voici comme. Aussitôt fait que dit ; le fidèle émoucheur Vous empoigne un pavé, le lance avec raideur, Casse la tête à l'homme en écrasant la mouche, Et non moins bon archer que mauvais raisonneur : Raide mort étendu sur la place il le couche. Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami ; Mieux vaudrait un sage ennemi"

    Chucri Abboud

    03 h 17, le 21 juin 2020

  • Les americains nous punissent parce que nous n'avons pas désarmé le Hezb ! Alors qu'eux-mêmes et les israéliens ont été incapables de le faire , ou qu'ils ont une autre idée, un autre plan derrière la tête ! Et ils savent pertinemment que nous en sommes incapables et que nous en souffrons ! On trouve cela moral ? Nous sommes du bétail à abattre pour eux rien de plus ! C'est ABJECT ! Ils punissent intentionnellement les innocents et s'en vantent devant la planète, pour les beaux yeux d'Israel ! C'est même du sadisme poussé à l'extrême : Ils nous ont toujours détestés ! Ils nous ont toujours utilisés comme monnaie d'échange dans leurs négotiations secrètes avec leurs ennemis ( ils négocient actuellement avec l'Iran en catimini si vous ne le savez pas encore ) et ils nous lâcheront aux arènes aussitôt qu'ils auront signé leur entente , comme ils ont lâché leurs fidèles amis les kurdes désemparés ! Sommes-nous sérieux en tenant toujours à nos tyrans ?

    Chucri Abboud

    03 h 02, le 21 juin 2020

  • CERTAINES PUISSANCES SONT PRETES A DETRUIRE LE LIBAN POUR EN FINIR AVEC LE HEZBOLLAH. CERTAINES AUTRES SONT PRETES A DETRUIRE LE LIBAN POUR GARDER LA MAINMISE DU HEZBOLLAH SUR LE PAYS. DES DEUX COTES C,EST LA DESTRUCTION. OU LE REVEIL DU PEUPLE POUR BATIR DES CANTONS A LA SUISSE ET SAUVER LE PAYS. POINT D,AUTRE ISSUE POUR LE LIBAN.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    00 h 27, le 21 juin 2020

  • Malheuresement seul le feu purifie en detruisant, LE VIRUS PERSE est trop gros et infecte maintenant l'ensemble du corps de la nation , il faut se debarasser de la milice A N'IMPORTE QUEL PRIX car ce parasite controle completement son hote (le Liban) et commence a le devorer ce qui nous predestine a une mort lent et cruelle si rien nest fait.

    Liban Libre

    00 h 19, le 21 juin 2020

  • ""Juger et punir tous les Libanais parce qu’un parti leur a imposé sa volonté par les armes est une assertion qui mériterait pour le moins d’être réévaluée. ""................... Assertion ? Ça relève de l’idéologie, et de l’argumentation. Détruire le Liban pour sauver le Hezb comme on l’a fait pour les Palestiniens ? Le ministre des Affaires étrangères est plus réaliste quand il convoque l’ambassadeur d’Allemagne début mai, pour lui signifier qu’au Liban, le Hezb divin est ""l’une de ses principales composantes""… et il ajoute pertinemment, ""représente une large proportion de la population""… C’est toujours des voix officielles pour plaider la cause des Palestiniens et de nos jours le parti de Dieu. Vous perdez de vue les ambitions de ce parti. Dans la logique de partition du pays en zones confessionnelles, il veut avoir sa bonne part, et surtout à Beyrouth, et par les armes s’il le faut, mais au point du chef politique et militaire de la communauté druze dans son canton. La partition est conforme aux plans américains et … (j’ai oublié le nom de ce pays). Si vous partez d’un point de vue laïc, ils sont Libanais. Pourquoi les stigmatiser comme chiites ? Parce qu’ils se présentent comme tels. Chacun dans son silo, et on verra la suite, et qu’on se confine très bien… le Corona est plus menaçant. Il faut toujours voir la réalité et en face. C.F.

    CHARLES FAYAD

    09 h 49, le 20 juin 2020

  • Très bonne analyse du piège qui se referme petit à petit sur le Liban, comme conséquence de la diplomatie libanaise suicidaire et ultra personnelle suivie depuis quelques années à des fins électoralistes étroites. Espérons un sursaut de la part du Ministre actuel des Affaires étrangères afin de limiter les dégâts.

    Georges Airut

    02 h 17, le 20 juin 2020