Liban

Rapatriement des Libanais : la MEA détaille la procédure d'enregistrement pour les vols du 5 avril

Deux vols en provenance de Lagos et de Riyad sont attendus dimanche à Beyrouth.

Des avions de la compagnie libanaise Middle East Airlines (MEA), sur le tarmac de l'aéroport de Beyrouth, le 19 mars 2020. Photo AFP / ANWAR AMRO

La compagnie aérienne libanaise Middle East Airlines (MEA) a détaillé vendredi la procédure d'enregistrement pour les premiers vols de rapatriement des Libanais de l'étranger, le 5 avril en partance d'Afrique et du Golfe, dans le cadre du mécanisme approuvé la veille par le gouvernement libanais après modification.

Dans un communiqué publié dans la journée, la MEA a annoncé que le vol ME425 partira de Riyad, en Arabie Saoudite, à 8h35 heure locale et doit atterrir à l'aéroport de Beyrouth (AIB) à 11h. Le vol ME572 partira, lui, de Lagos, au Nigéria, à 13h15 heure locale et doit arriver à l'AIB à 21h55.

Deux autres vols en partance d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, et d'Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, sont prévus dans le cadre de la première phase du mécanisme, mais la compagnie n'a toujours pas publié les horaires de ces vols. 

Dans la journée, le chef de la diplomatie libanaise, Nassif Hitti, a indiqué que l'organisation de ces vols dépendait des autorisations des pays où se trouvent ces Libanais, indiquant que des vols pourraient avoir lieu mardi "en cas de retard". Il a également rappelé que chaque Libanais souhaitant être rapatrié devra effectuer des tests de contrôle dans le pays dans lequel il se trouve, ajoutant qu'une équipe médicale sera présente à bord de chaque avion. "Les passagers effectueront d'autres tests à leur arrivée à Beyrouth. C'est à partir de là qu'il sera décidé s'ils devront être hospitalisés ou placés à l'isolement", a-t-il ajouté, rappelant que "la priorité revient aux personnes âgées et aux personnes ayant des problèmes de santé".



(Lire aussi : Plus de 300 Libanais attendus dimanche, « un premier test » pour le mécanisme amendé par le gouvernement)



Par ailleurs, la MEA a fixé les tarifs pour ces vols. Ainsi, pour les vols en provenance d'Abidjan et de Lagos, le prix des billets en classe économique a été fixé à 1800 dollars, et à 3900 dollars pour les billets en classe affaires. Pour le Riyad-Beyrouth, le prix a été fixé à 650 dollars pour la classe économique, et à 1300 dollars pour la classe affaires. Pour le Abou Dhabi-Beyrouth, il faut compter 750 dollars et 1500 dollars pour les billets en classe économique et affaires. Ces tarifs sont réduits de 10% pour les enfants de moins de deux ans. La MEA indique également qu'il s'agit de billets non remboursables.

La compagnie précise que le prix de ces billets, qui couvre les frais du trajet, correspondent au fait que les appareils quitteront Beyrouth sans passagers et qu'ils ne reviendront qu'avec la moitié des passagers qu'ils peuvent transporter, conformément à la décision de laisser un siège vide entre chaque passager.

Par ailleurs, il est demandé aux voyageurs qui se sont inscrits auprès des consulats du Liban à l'étranger de réserver leur place et d'imprimer leurs billets auprès des bureaux de la MEA dans les pays de départ. Pour pouvoir monter dans les avions, les passagers devront également remplir le formulaire du ministère de la Santé et l'envoyer à l'adresse suivante : preventivemedecine.lb@gmail.com

Dans ce cadre, l'ambassadrice du Liban en Italie, Mira Daher, a indiqué que 520 Libanais se trouvant en Italie souhaitaient être rapatriés.

Alors qu’un premier groupe de 1 500 personnes était supposé arriver dimanche après-demain à l’aéroport de Beyrouth, suivant un mécanisme qui prévoyait des tests au départ et à l’arrivée, le quart seulement va pouvoir prendre l’avion, certains pays, notamment européens, ayant refusé qu’une équipe médicale fasse passer des tests avant l’embarquement des passagers. Vendredi, le Premier ministre Hassane Diab a indiqué que 340 personnes devaient arriver dimanche, suivant un mécanisme qui a dû être modifié hier en Conseil des ministres en raison de ce refus.

Par ailleurs, un vol de rapatriement de Français se trouvant au Liban à destination de Paris a quitté l'aéroport de Beyrouth dimanche à 15h55. Chaque passager, à qui il a été demandé de se rendre à l'AIB trois heures avant le départ, à dû s'acquitter de 410 dollars pour payer le billet.



Lire aussi

Le retour des Libanais de l’étranger, entre surenchère politique et souci humanitairele décryptage de Scarlett HADDAD

L’affaire du rapatriement des Libanais bloqués à l’étranger fait l’objet d’une récupération politique

La MEA prête à rapatrier les expatriés

En France, plus de 600 Libanais veulent être rapatriés



La compagnie aérienne libanaise Middle East Airlines (MEA) a détaillé vendredi la procédure d'enregistrement pour les premiers vols de rapatriement des Libanais de l'étranger, le 5 avril en partance d'Afrique et du Golfe, dans le cadre du mécanisme approuvé la veille par le gouvernement libanais après modification.

Dans un communiqué publié dans la journée, la MEA a annoncé...

commentaires (4)

STRICTE QUARANTAINE DANS UN LIEU CLOS ET CONTROLE ET NON LACHAGE VERS LEURS MAISONS.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

21 h 19, le 03 avril 2020

Tous les commentaires

Commentaires (4)

  • STRICTE QUARANTAINE DANS UN LIEU CLOS ET CONTROLE ET NON LACHAGE VERS LEURS MAISONS.

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    21 h 19, le 03 avril 2020

  • Quel gouvernement de pourris qui non content d’avoir bouffé l’argent des émigrés vous leur faites payer honteusement un triple prix de billet Vous nous aviez mis à dos les gens du Golfe ensuite les bailleurs de fonds et enfin maintenant fait volatiliser le peu de crédibilité restant chez vous avec ce comportement à leur égard Leur pognon vous ne le méritez pas et ne mériterez jamais plus

    PHENICIA

    20 h 22, le 03 avril 2020

  • Un peu cher les prix des billets mais bon, bon retour pour nos rapatriés en espérant qu 'ils seront en bonne santé.

    Antoine Sabbagha

    19 h 02, le 03 avril 2020

  • Tant que c'est fait de façon rigoureuse et professionnelle , souhaitons aux " going back" un bon retour et beaucoup de chance une fois sur place. Faut pas s'imaginer qu'une fois au Liban on est immunisé contre ce virus , il faudra redoubler d'attention pour ne pas infecter les autres , ainsi que s'infecter soi même.

    FRIK-A-FRAK

    16 h 15, le 03 avril 2020