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Société

Dans la Békaa, c’est plutôt la pollution du Litani qui inquiète

Alors qu’à Beyrouth une nette amélioration de la qualité de l’air est constatée, le bilan semble plus nuancé dans la Békaa, où sont concentrées de nombreuses industries polluantes. Une source du ministère de l’Industrie souligne que les causes principales de la pollution dans cette région ne sont pas le trafic routier et la production d’énergie, comme dans la capitale. Il existe 633 usines dans la Békaa, qui sont pratiquement à l’arrêt depuis la mobilisation générale. Selon la source, la plupart d’entre elles se sont conformées aux normes requises pour le traitement de leurs eaux usées, déversées dans le fleuve Litani. « Pour ce qui est de la pollution de l’air, il faut savoir que le contrôle des émissions est intégré dans le cahier des charges devant accompagner toute création de nouvelle usine, précise cette même source. D’autre part, il n’y a pas de grosses centrales électriques dans la région, et les industries sont principalement dans le domaine de l’agroalimentaire. Les cimenteries, elles, ont installé des filtres. » Sami Alaouiyé, directeur de l’Office national du Litani, estime pour sa part que la principale pollution à laquelle il fait face est celle du fleuve par les eaux usées, bien plus que la pollution de l’air. Il se déverse non moins de 40 millions de mètres cubes dans le Litani chaque année, déplore-t-il. L’Office continuant à travailler, il indique que les ouvriers nettoient régulièrement les rives du fleuve et ajoute avoir demandé aux autorités de prendre les mesures nécessaires pour faire cesser les activités illégales entreprises par des réfugiés syriens le long du cours du Litani, et qui ne se sont pas interrompues durant cette période de confinement. On recense dans ce cadre non moins de 317 entreprises au noir.

Toutefois, Sami Alawiyé affirme avoir demandé aux autorités compétentes de geler toutes les mesures prises contre les camps informels de réfugiés syriens tant que dure la crise du coronavirus au Liban.


Alors qu’à Beyrouth une nette amélioration de la qualité de l’air est constatée, le bilan semble plus nuancé dans la Békaa, où sont concentrées de nombreuses industries polluantes. Une source du ministère de l’Industrie souligne que les causes principales de la pollution dans cette région ne sont pas le trafic routier et la production d’énergie, comme dans la capitale. Il...

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