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À La Une - Liban

Nominations : dans le sillage du Futur, les ex-PM dénoncent à leur tour une "volonté de mainmise"

Le gouvernement doit procéder à la nomination de quatre vice-gouverneurs de la BDL et des membres de la Commission des banques, dont le mandat est arrivé à expiration mercredi dernier.

De gauche à droite : les anciens Premiers ministres libanais Tammam Salam, Fouad Siniora, Nagib Mikati et Saad Hariri. Photo d'archives Ani

Un front sunnite d'opposition semble s'être formé lundi contre le plan du gouvernement de Hassane Diab concernant les nominations administratives après que les anciens Premiers ministres aient dénoncé une "volonté de mainmise", dans la foulée des critiques du courant du Futur sur ce plan. Le leader des Forces libanaises, Samir Geagea, a dénoncé de son côté les tentatives de procéder aux nominations "en dehors d'un mécanisme clair prenant en compte les critères de compétences et d'intégrité".

Le gouvernement doit procéder à la nomination de quatre vice-gouverneurs de la Banque du Liban et des membres de la Commission des banques, dont le mandat est arrivé à expiration mercredi dernier. Ces nominations ont relancé la querelle entre le Courant du Futur (de M. Hariri) et le Courant patriotique libre (CPL, fondé par le chef de l’État Michel Aoun). Le Futur accuse le CPL de vouloir monopoliser ces nominations afin de tenter de neutraliser le gouverneur de la BDL, Riad Salamé. Ces derniers jours, le courant haririen s'est attaqué à plusieurs reprises au CPL afin de dénoncer sa position dans ce dossier. 

"Alors que le Liban souffre de crises multiples, politiques, économiques, financières, administratives et sectorielles, l'épidémie de coronavirus vient approfondir encore plus l'étendue de ces crises", ont souligné les anciens présidents du Conseil Saad Hariri, Nagib Mikati, Fouad Siniora et Tammam Salam dans un communiqué. "Dans ce contexte, les Libanais constatent que leur gouvernement se dirige vers des nominations qui ont un relent de volonté de mainmise sur les positions administratives, financières et monétaires de l’État, afin d'en prendre le contrôle sans se préoccuper des règles de compétences et de mérite", ont-ils dénoncé. Et d'estimer que cette volonté du cabinet "fait l'impasse sur les revendications de réformes des jeunes qui se sont soulevés" le 17 octobre, date à laquelle les Libanais ont commencé à manifester en masse pour la chute de la classe dirigeante, accusée de corruption. "Il n'est plus possible pour le Liban de lutter contre les dangers actuels, à tous les niveaux, en continuant d'observer une politique de partage du gâteau, sans mettre sur pied un plan de sauvetage et de réformes qui remettrait le pays sur la bonne voie", ont-ils ajouté.


"Cherchez le trio"
Prenant la défense du gouvernement, le chef du Parti démocratique libanais, Talal Arslane, a répliqué en dénonçant les "politiques endémiques" de ces anciens chefs du gouvernement. "Nous avons pris connaissance d'un communiqué d'un groupe donnant des leçons de pureté et d'intégrité, oubliant que leurs politiques financières endémiques sont plus dangereuses que le coronavirus qui se répand dans le monde", a écrit M. Arslane sur son compte Twitter, dénonçant une tentative de faire échouer le cabinet Diab.

De son côté, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a exprimé des critiques quant aux nominations en gestation. "Malgré ses nouvelles têtes et son profil technique, le gouvernement ne pourra pas effectuer des nominations sur la base d'un mécanisme clair et de critères d'intégrité et de compétences. La raison : cherchez le trio qui n'est pas du tout à l'aise avec ce qui se passe, a déclaré M. Geagea. Tant que ce trio s’accaparera le pouvoir au Liban, il n'y aura aucune solution", a-t-il ajouté, sans préciser spécifiquement qui forme ce trio. "Après le déclenchement du soulèvement populaire le 17 octobre dernier qui continue dans les cœurs de la majorité écrasante des Libanais, mais pas dans les rues en raison de l'épidémie du coronavirus, j'ai été parmi les premiers à demander que l'on se débarrasse du clientélisme dans les administrations publiques et que l'on mette en place des critères d'intégrité et de compétence pour les nominations", a poursuivi le leader des FL.



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commentaires (7)

Il faut que l'armée prend le pouvoir

Eleni Caridopoulou

18 h 05, le 16 avril 2020

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Commentaires (7)

  • Il faut que l'armée prend le pouvoir

    Eleni Caridopoulou

    18 h 05, le 16 avril 2020

  • TOUS LES PREDATEURS REQUINS MILICIENS INCLUS ONT REFAIT SURFACE. ON NE PARLE PLUS SIMPLEMENT DE BORDEL MAIS DU TOP MODELE DE BORDEL...

    L,EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 48, le 30 mars 2020

  • parmi ces ex PM combien il ya de Milliardaires? pourquoi ils ne mettent pas la main à la poche et rendre l argent aux peuples

    youssef barada

    18 h 21, le 30 mars 2020

  • Ces EX-et-actuels PM de tous bords, sont-ils vraiment incapables, surtout dans les circonstances graves actuelles et pour une fois...de s'unir et de chercher ensemble une ou plusieurs solutions pour sauver notre/leur patrie le Liban ? Ne savent-ils donc que se chamailler, s'opposer ou menacer...les "autres"...tout en se faisant photographier avec le drapeau libanais...??? Irène Saïd

    Irene Said

    18 h 02, le 30 mars 2020

  • Vouloir être au four et au moulin , c'est pas possible . Vous avez décidé de regarder le train passer , donc attendez qu'il nous mène à bon port. Les nominations là, it is not of your business.

    FRIK-A-FRAK

    17 h 55, le 30 mars 2020

  • Mais qu'est-ce qu'ils sont tous dégoûtants à faire tous les malins, l'un après l'autre!

    NAUFAL SORAYA

    15 h 59, le 30 mars 2020

  • Ils dénoncent Lol , comme si la contestation / revolte du 17 octobre ne s'était pas dressée contre cet establishment qui semble se retrouver partout : les voix s'élèvent à chaque décision Ou volonte Ou essai de changer . Triste pays .

    Lecteurs OLJ

    15 h 55, le 30 mars 2020

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