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Eurobonds de mars : informations contradictoires sur la demande d'une période de grâce

Liban

"Une période de grâce de sept jours existe pour les eurobonds arrivés à maturité et cette période est de trente jours pour les coupons. Passés ces délais, le gouvernement sera en défaut de paiement", précise à L’Orient-Le Jour un expert du marché.

OLJ
27/02/2020

Des informations contradictoires selon lesquelles le gouvernement libanais s'apprêterait à demander une période de grâce pour le remboursement des eurobonds arrivant à échéance le 9 mars étaient relayées jeudi par les médias. 

Alors qu'une source gouvernementale avait indiqué dans la matinée à l'agence Reuters que le cabinet allait demander une période de grâce de sept jours pour les eurobonds de mars d’une valeur de 1,2 milliard de dollars, une autre source du Grand Sérail a démenti cette information à la chaîne locale LBCI, assurant que le Liban prendra une décision finale concernant cette échéance avant le 7 mars.

Selon la source citée par Reuters, une telle demande "permettra de laisser plus de temps aux conseillers financiers pour préparer un plan de restructuration de la dette".

"Une période de grâce de sept jours existe pour le principal (les eurobonds arrivés à maturité) et cette période est de trente jours pour les coupons. Passés ces délais, le gouvernement sera en défaut de paiement", précise à L’Orient-Le Jour un expert du marché des eurobonds.

Le gouvernement a officiellement annoncé mardi à l’issue d’un Conseil des ministres la sélection, suite à un appel d’offres, des cabinets Lazard (volet financier) et Cleary Gottlieb Steen & Hamilton LLP (volet légal) pour l’épauler dans le processus de restructuration de la dette, confirmant ainsi une information publiée la veille par L’Orient-Le Jour.

Depuis plusieurs semaines, les cercles économiques et politiques au Liban débattaient de l’opportunité, dans un contexte de crise économique et financière aiguë, de rembourser la série d’eurobonds arrivant à échéance le 9 mars. Certains milieux prônent de négocier dès à présent avec les créanciers de l’État une restructuration de la dette. Le pays croule sous une dette avoisinant les 92 milliards de dollars, soit plus de 150 % du PIB.

Le pays a demandé l'assistance technique du Fonds monétaire international (FMI) pour évaluer ses options. Une équipe du FMI a effectué une visite de 4 jours au Liban (du 20 au 24 février) au cours de laquelle elle s'est entretenue du dossier avec les responsables. Toutefois, aucune décision n'a été prise en matière d'aide financière de la part de l'institution, éventualité contre laquelle le Hezbollah a clairement marqué son opposition. Des pays occidentaux et du Golfe ont prévenu que tout soutien à Beyrouth dépendait de la mise en œuvre de réformes longtemps repoussées pour traiter les causes profondes de ses difficultés, comme la corruption et une gouvernance défaillante.


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AntoineK

La messe est dite le Hezbollah a parlé : refus de mesures indispensables. La dette est surtout interne c’est quasi-exclusivement les Libanais qui vont souffrir des conséquences. Ils n’auront bientôt même plus de quoi acheter des mouchoirs pour pleurer, et plus de banques devant lesquelles manifester puisque celles-ci auront fait faillite...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

CA VEUT DIRE RE-ECHELONNEMENT...

Antoine Sabbagha

Avec un gouvernement qui boite presque non reconnu dans les cercles mondiaux de Finance , miracle serait de voir une aide lui tomber du ciel .

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