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À La Une - Liban

Raï s'en prend à la classe politique et la met en garde contre une "révolution destructrice"

Arslane appelle à l'organisation d'une rencontre à Baabda "avec un seul point à l'ordre du jour : sauver ce qui reste du Liban".

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï (en rouge), lors d'une messe à Bkerké, le 12 janvier 2020. Photo Ani

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a de nouveau vertement critiqué dimanche la classe politique libanaise, secouée par un mouvement de contestation qui l'accuse d'incompétence et de corruption, mettant en garde contre une "révolution destructrice", dans un contexte de crise politique et économique aiguë, la plus grave depuis la fin de la guerre civile, qu'un député du mouvement Amal, un des piliers de la majorité sortante, a attribué à un "complot étranger".

Depuis près de trois mois, les manifestants libanais appellent à la chute de tous les responsables, accusés de corruption et d'incompétence, alors que le pays traverse une grave crise économique et de liquidités. Sous la pression de la rue, le gouvernement de Saad Hariri avait démissionné le 29 octobre. Le 19 décembre, à l'issue de consultations parlementaires, le président Aoun a désigné l'ex-ministre de l’Éducation Hassane Diab, appuyé par les partis du 8 Mars, au poste de Premier ministre.

"Comment peut-on comprendre que le gouvernement chargé d'expédier les affaires courantes ne prenne pas ses responsabilités et laisse le navire de la nation à la merci des courants et des tempêtes ? Comment peut-on comprendre que ceux qui ont proposé le Premier ministre désigné ne facilitent pas ses efforts soutenus en vue de former un cabinet afin de sauver la nation ? Est-ce ainsi que les politiques exercent chez nous leur digne devoir au service du bien commun ? La paralysie des affaires de l’État et du peuple est-elle devenue un levier de manœuvre politique ?", s'est interrogé Mgr Raï dans une homélie lors d'une messe à Bkerké.

"Un cabinet de gestion des affaires courantes qui renonce à ses obligations, des responsables qui entravent la formation du nouveau gouvernement, des forces, des formations politiques et des groupes parlementaires en désaccord qui empêchent tout dialogue responsables... Tous ceux-là se rendent-ils compte de l'ampleur des préjudices pour le peuple, les institutions et l'entité libanaise ?", a-t-il lancé.

"Depuis trois mois, la révolte de la jeunesse interroge la conscience des responsables. J'espère que ces derniers finiront par entendre avant que cette révolte ne se transforme en une révolution destructrice. Il faut une réconciliation générale afin de restaurer l'unité nationale entre toutes les composantes de la société libanaise afin que personne ne se sente lésé", a affirmé le prélat.



(Lire aussi : Experts ? Et comment !, l'édito de Issa GORAIEB)



"Sauver ce qui reste du Liban"
Dans la journée, des sources du courant du Futur, la formation du Premier ministre sortant Saad Hariri, ont répondu aux appels à réactiver le cabinet sortant, estimant que "le devoir national et constitutionnel consiste à former un nouveau gouvernement". "Il faut jeter la pierre à ceux qui décident du destin du prochain cabinet, pas sur la Maison du centre (la résidence de M; Hariri à Beyrouth), ajoutent ces sources au site Moustaqbal Web.

De son côté, le chef du Parti démocratique libanais, le druze Talal Arslane, a appelé le président Michel Aoun, le président du Parlement, Nabih Berry et le Premier ministre à organiser une rencontre à Baabda "avec un seul point à l'ordre du jour : sauver ce qui reste du Liban".

Samedi soir, Hani Kobeissi, député du mouvement Amal (chiite), présidé par le président du Parlement libanais Nabih Berry, s'en est pris à ceux qui "souhaitent que le vide s'installe et ne veulent pas qu'un gouvernement soit formé", alors que les tractations pour la formation d'un nouveau cabinet autour du Premier ministre désigné Hassane Diab semblent s'enliser, accusant également les établissements bancaires, la Banque du Liban et son gouverneur, Riad Salamé, de participer à un "complot étranger" contre le Liban.

Samedi, des milliers de Libanais avaient défilé à Beyrouth afin d'exprimer leur refus de la désignation de Hassane Diab et de condamner le "mépris des autorités vis-à-vis de la dignité du peuple". Malgré le fait qu'il insiste à former un cabinet de technocrates indépendants, comme cela est réclamé par la contestation, M. Diab est rejeté par les protestataires. D'autres rassemblements, notamment contre le système bancaire, ont également été organisés dans la capitale et dans d'autres régions.

Le Liban fait face à sa pire crise économique et politique depuis la guerre civile de 1975-1990. La Banque mondiale a récemment averti que la moitié de la population pourrait sombrer dans la pauvreté.



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Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a de nouveau vertement critiqué dimanche la classe politique libanaise, secouée par un mouvement de contestation qui l'accuse d'incompétence et de corruption, mettant en garde contre une "révolution destructrice", dans un contexte de crise politique et économique aiguë, la plus grave depuis la fin de la guerre civile, qu'un député du mouvement Amal, un des piliers de la majorité sortante, a attribué à un "complot étranger".Depuis près de trois mois, les manifestants libanais appellent à la chute de tous les responsables, accusés de corruption et d'incompétence, alors que le pays traverse une grave crise économique et de liquidités. Sous la pression de la rue, le gouvernement de Saad Hariri avait démissionné le 29 octobre. Le 19 décembre, à l'issue de consultations ...
commentaires (7)

Toute cette racaille dirigeante se relaie pour crier au loup avec leurs crocs de hyènes acérés et la bave ensanglantée des restes des citoyens pendants à leur gueule s' accusant les uns les autres d'empêcher la formation du gouvernement alors qu'ils sont de mèches et se soutiennent pour achever ce pays. TRAITRES, VENDUS ET PITOYABLES.

Sissi zayyat

17 h 52, le 12 janvier 2020

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Commentaires (7)

  • Toute cette racaille dirigeante se relaie pour crier au loup avec leurs crocs de hyènes acérés et la bave ensanglantée des restes des citoyens pendants à leur gueule s' accusant les uns les autres d'empêcher la formation du gouvernement alors qu'ils sont de mèches et se soutiennent pour achever ce pays. TRAITRES, VENDUS ET PITOYABLES.

    Sissi zayyat

    17 h 52, le 12 janvier 2020

  • POUR LE PATRIARCHE, QUI SONT LES RESPONSABLES QU'IL ACCUSE ? POURQUOI NE PRONONCE IL PAS DES NOMS ? PARLER À CHAQUE DIMANCHE COMME ÇA DANS LE VIDE, C'EST ENNUYEUX À MORT. S'IL VEUT PAS DIRE BERRI OU .....AU MOINS QU'IL DISE AOUN ET BASSIL, DES MARONITES COMME LUI. SINON, DE QUI PARLE IL ???????? DE QUI ENFIN ???? C'EST FATIGUANT D'ENTENDRE LA MÊME CHOSE DE SA BOUCHE, DES PAROLES FLOU QUI NOUS AMÈNE NUL PART.

    Gebran Eid

    16 h 33, le 12 janvier 2020

  • En écoutant les innombrables commentaires de nos responsables politiques et religieux de tous bords, leurs affirmations, souhaits et explications concernant ce qu'ils ont fait depuis qu'ils sont au pouvoir, notre pays devrait être un phare de démocratie et de réussites brillantes dans tous les domaines. Et chacun d'eux devrait recevoir une décoration du mérite patriotique ! Mais voilà...nous le petit peuple, on cherche partout ce merveilleux Liban exemplaire et prospère...mais on ne sait pas où il se trouve !!! Par contre, "notre actuel" Liban est couvert d'ordures partout, ses magnifiques paysages saccagés pour le profit de pontes politiques inattaquables, notre réputation diplomatique ternie par celui-là même qui prétend la servir avec son arrogance incorrigible...et nos maigres économies confisquées pour de sombres magouilles..."nationales" que personne parmi nos responsables "financiers" ne veut reconnaître ! Alors, où se trouve le Liban, patrie de nous tous ??? Irène Saïd

    Irene Said

    16 h 06, le 12 janvier 2020

  • DES DEUX COTES IL Y A DES TRAITRES ET D,UN COTE PLUS QUE DE L,AUTRE. MAIS TOUS SONT DES TRAITRES A LA NATION ET RESPONSABLES DE L,EFFONDREMENT TOTAL DU PAYS. LA CONTESTATION Y JOUE AUSSI INCONSCIEMENT UN MEME ROLE. SEULES, LES DEUX MILICES IRANIENNES EN PROFITENT ET SERVENT... AVEC L,IDIOTIE DE TOUS LES AUTRES... LES PLANS DE LEURS SEIDES FAKIHISTES. LE M,ENFOUTISME DE TOUT CE MONDE EST IMMENSE ! C,EST LE BORDEL ! C,EST LE CHAOS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 27, le 12 janvier 2020

  • Ce sont les partis du 8-Mars dont fait partie Hani Kobeissi qui ont proposé Hassane Diab pour former un gouvernement. Depuis, ils ne facilitent pas ses efforts... c'est cela le "complot étranger". Une histoire qui n'a rien à voir : Léon Trotski, l'un des principaux fondateurs de l'URSS en 1917 est mort assassiné en 1940 à Mexico par un communiste espagnol devenu membre de la NKVD stalinienne, Ramon Mercader...

    Annie

    13 h 39, le 12 janvier 2020

  • La politique c’est l’art d’extraire de l’argent des riches et des suffrages des pauvres tout en faisant croire aux uns qu’on les protège des autres .Sauf qu’il n’y a plus que des pauvres et donc il ne doit plus y avoir de politiques alors dehors messieurs du vent et du balaie Exécution immédiate SVP !!

    Adnan

    13 h 37, le 12 janvier 2020

  • Mr. Kobeissi c'est vous Amal et Hezbollah que vous mettez des bâtons dans les roues

    Eleni Caridopoulou

    12 h 08, le 12 janvier 2020

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